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 Getting away with murder [Jamie&Jon]

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Joan Eden
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MessageSujet: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Mer 14 Mai - 14:26

C’est le manque d’oxygène et un léger goût de pourriture qui réveilla Joan – ou peut être la fit réfléchir sur sa situation. Quelques fois, la saveur de notre propre bouche nous dégoûte mais elle avait beau chercher dans sa mémoire mais aucun souvenir ne venait justifier ce goût affreux entre sa langue et son palet. Il lui fallut plusieurs secondes pour déterminer la sensation exacte. C’était un tissu rugueux, cependant mouillé, avec une arrière odeur de pourriture et peut être même des écailles de poison. Etait-elle entrain de devenir une sirène ? Ce serait fort dommage puisque Aaron semblait bien aimer ses jambes.
Ce fut d’abord l’incompréhension. Joan se grillait les méninges pour essayer de deviner la provenance de ce tissu entre ses joues. Cela ne lui ressemblait pas. Elle ne mangeait jamais les draps des autres – encore moins les siens puisqu’elle en avait pas. La tête, les cuisses, les doigts et même les chats des autres. Mais jamais les draps ou les vêtements. Il fallait connaître ses propres limites. C’était une question de politesse – selon elle. Son père lui avait toujours dit que détériorer les objets des autres n’était pas respectueux et il ne fallait le faire qu’en cas d’urgence. C'est-à-dire qu’il cassait toujours les verrous des maisons – c’était certainement indispensable et urgent.

Ce fut ensuite l’inquiétude qui vint mariner Joan à la manière d’une viande trop dure qu’on désire cuire bientôt. Le poivre de ses mains – légers picotements – lui indiqua qu’elle était attachée. Ne pouvant pas non plus gigoter ses pieds, c’est tout un monde d’angoisse qui vint s’acharner sur sa pensée ; les scénarios les plus terribles défilant devant le noir de ses yeux. Pourtant Joan était certaine, ils étaient bien ouverts.
Confie comme un saucisse, empaqueté comme un elfe, Joan prit le temps de se calmer. Que risquait-elle de toute manière ? Si quelqu’un désirait la violer il y avait deux options ; il est mignon et ça marche, il est laid et elle le mange. La torture ne lui faisait pas plus peur. Depuis que Liam l’avait tabassé comme un mari ivrogne, elle prenait encore plus son pied quand les objets contendants venaient jouer du violon sur ses os. Il n’y avait, en effet, qu’une seule chose qui l’effrayait. Rester attaché pendant une éternité, jusqu’à dessécher. D’ailleurs, il faisait fichtrement chaud.

- « Elle s’est réveillé, je crois. »
- « Déjà ? »


Les voix ne lui étaient pas plus familières que la peinture d’Hitler. Mais certainement elle aurait fait la même grimace en la voyant. C’était quoi ce borde ? Depuis quand on kidnappait les bonnes femmes ?... Sa réflexion et sa révolte intérieure n’avaient pas le temps de se développer, que déjà on lui enlevait le bandeau des yeux et la lumière vint agresser sa pupille. Il léger râle brisa ses lèvres écartelés et elle s’aperçut dans le reflet du sol. C’était un sale tissu qu’ils lui avaient fourré dans la bouche…
Linton Heathcliff se tenait devant elle. Fier comme un prince, le visage blanc comme un linge dont la candeur disparaissait à la minute où il sourit ; révélant quelques dents en métal précieux si brillantes que ça donnait la nausée. La bouche fermé, Joan aurait peut être pu songer à sa beauté.
- « Je suis désolé d’en arriver là. Tu m’as obligé à utiliser la manière forte. » Soupira-t-il. Ses collègues ricanèrent. Etait-ce vraiment drôle ? Linton roula des yeux. Ca ne l’était pas. Cette expression exaspérait visait-elle à instaurer une forte de confiance entre Joan et lui ?
Ses doigts virent se faufiler vers la nuque de la pactisane et il enleva le tissu de sa bouche. Ses mains, toujours gantés depuis qu’elle le connaissait, le faisaient certainement transpirer comme un porc. Cependant jamais une goûte de sueur se perla sur son front.
- « Je te garderai jusqu’à ce que tu acceptes ! »
- « Naturellement, j’accepte ! »
Déclara Joan, évidemment.
Linton arqua un sourcil, se surprenant lui-même d’avoir cru une fraction de seconde à cette déclaration. Il s’accroupir ensuite, laissant sa main gantée de promener dans ses cheveux blonds et bouclés à l’odeur de shampoing qui ne pique pas les yeux et évite les nœuds. Tout en lui était tellement décalé. Son visage frêle allait mal avec ses dents en or et sa voix sans un soupçon de virilité semblait si autoritaire lorsqu’il l’accompagnait d’un regard très noir, alors que ses yeux étaient bleus. Vivement qu’il me frôle par mégarde, pour que je le fasse disparaître et apaiser les yeux de tout le monde.
- « Je te payerais… non, je t’offres tout ce que tu veux ; dans les limites du raisonnable bien sûr. » Il la défia du regard avant de reprendre sur un ton bienveillant d’ami de longue date. « Crois moi, il vaut mieux que je sois ton allié que ton ennemi. »
- « J’ai pas d’allié, encore moins d’ennemi. J’ai que des pots de colle et des emmerdeurs. »
Ah ! Elle était fière de sa phrase la Joan, et ses mains s’agitaient entre ses liens en arrachant des petits bouts de peau. Ils l’avaient ligoté sacrément bien. Il fallait reconnaître leurs mérites sur ce seul point.

Linton, comme s’il n’avait pas entendu l’insulte implicite, se releva et commença une marche inquiète, à la manière d’une danse de séduction d’autruche.
- « Il s’appelle Jamie. C’est tout ce que je sais. Envoyé par la BSS… »
- « Un nom de yaourt ? »
- « … »
- « Non ? »
- « Pour récolter des informations sur mes actions. » Continua Linton, comme s’il était offusquait qu’on ose l’interrompre.
- « Je m’en fou. »
- « Il faut que tu t’en débarrasse… »
- « Rien à branler »
- « …avant qu’il devienne vraiment un grave problème. Il fait semblant d’être bête mais… »
- « Comme toi ? »
- «…mais est extrêmement intelligent. »
- « Pas comme toi alors… »

Linton soupira, glissant avec insistance ses mains derrière sa nuque, regardant d’un air presque incrédule la pactisane attaché. Cette attitude était incompréhensible. N’avait-elle pas peur de mourir ?
Mais au moins de l’hypnotiser, Joan ne rendra service à personne. Sauf à Liam, évidemment.
- « Une question t’intrigue certainement. » Constata Linton.
- « Non… pas vraiment. »
- « Tu te demandes pourquoi je ne le fait pas moi-même ? »
- « Beh maintenant que tu le dis, en effet c’est bizarre. »
L’homme soupira encore, s’imaginant certainement l’empire qu’il fonderait qu’il pouvait tuer les gens rien qu’en les touchant.
- « J’ai déjà perdu mes meilleurs hommes.. .»
- « Et les femmes ? »
- « Jamie semble ne pas se méfier mais en vérité il est extrêmement prudent. Il faut que tu le séduises et que tu gagnes sa confiance. Je ne connais pas ses pouvoirs… il est certainement très habile pour les dissimuler et tuer tous ceux qui l’ont vu. Toi il te suffit d’un contact physique… »
Brusquement, Linton attrapa les rebords de la chaise et recommença son manège de regard tueur et effrayant. Joan fut assaillit par un doute : mettait-il du maquillage ?
- « Que veux tu en échange ? » Aboya l’homme comme s’il s’échauffait avant d’aller chanter à l’opéra.
- « Il y a bien quelque chose… » Grommela Joan alors que les iris de Linton s’illuminaient d’un espoir qu’il craignait déçu. « Embrasse moi. »

Ce fut comme si l’homme n’avait pas comprit qu’elle se foutait de lui. Un rouge étrange monta à ses joues comme s’il avait les mœurs d’un jeune homme du XIXème plutôt que celui d’un démon (ou pactisan) du XXième. Puis lentement il reprit ses esprits ridiculement troublés et rapprocha son visage coléreux de celui de Joan.
- « Je n’ai pas encore envie de mourir. Toi non plus je suppose. »

Ah ! Quel air menaçant !
Ensuite, tout s’enchaîna très vite. Joan, après de longues minutes de besogne douloureuse et de chair arraché, glissa son poignet sanglant hors des liens et vint coller sa paume dégoulinante de liquide écarlate sur la joue de Linton. Enfin, elle vu la frayeur dans ses yeux, savourant quelques instants de cette humiliation, son front si fier jadis devant luisant de sueur anxieuse. L’homme bougea ses lèvres comme un poisson, aucun son n’en sortit. Un coup de feu retentit. Quelques voix, quelques cris. Joan à terre.
- « Espèce d’incapable pourquoi tu as tiré ? » Aboya Linton tout émoustillé par la tournure des choses. « Que va-t-on faire d’un cadavre ? »
Ah ! C’est vrai, on dirait bien que c’est la tête qui a été visé. Ca mettra du temps à guérir.

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Jonathan Connor
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Jeu 15 Mai - 20:20

Le cerveau humain fonctionne tout comme une pyramide de trois programmes informatiques empilés, chacun avec sa tâche précise, unique, ne prenant les données de ce qui les concernent directement. Ou du moins c’était la théorie que Connor avait élaborée lors de ses nombreux voyages interminables en voiture, autant du temps de son bon vieux camion que maintenant qu’il se promène en sa rutilante Mustang Mach1 1972* noire et chromée. Un homme ne pouvait se passer d’un outil tel que ce bolide à moteur imposant, autant qu’un bûcheron ne pouvait se passer de la plus titanesque scie à chaîne, mais une fois qu’il avait en sa possession un tel joujou et que l’heure n’était pas à l’amusement mais à l’efficacité, un homme doit à tout prix garder son esprit occupé.

Donc première couche programmée : la survie, toutes ces composantes de base inconsciente qui permettent de rester en vie, de la régulation des besoins primaires aux réactions et réflexes devant un danger imminent. Un aspect essentiel, cerveau reptilien selon les livres. Une information entre ici, aussitôt une réaction en découle aussi vite qu’une calculatrice ferait 1+1. Deuxième couche : ce qui distingue l’humain des animaux, le programme social, l’apprentissage des règles et de l’éthique, les évidences qui proviennent de nulle part tel « grimper debout sur une table alors qu’il y a un repas chic en cours n’est pas du tout civilisé et doit être évité. ». Embarras, peur des conséquences, ou alors cette petite voix de la conscience qui nous murmure quelques conseils désagréables mais malheureusement sages. Dernière couche, et celle-là Connor était fier de l’avoir cernée, le programme narcissique : la fierté justement, l’orgueil, la personnalité, le goût d’un peu de neuf dans sa vie… C’était à ce niveau du cerveau qu’une personne pouvait décider d’aller contre les règles sociales et même contre sa santé pour poser un geste, comme un jeune flamboyant qui accélérerait devant un feu rouge ou celui qui s’automutilerait. Sinon comment expliquer le fait que les gens s’opposent aux deux premières couches de base que d’en inventer une autre qu’il baptisa Narcissique…?

Ces petites théories philosophes défilèrent en un éclair dans les pensées du mercenaire alors qu’une option s’offrait à lui, une seule qui malgré l’excentrisme serait la plus efficace de toute. Un éclair : il s’était fait inviter sous un faux nom pour une soirée privée dans une maison de jeux clandestin organisée par le patron de quelque organisation criminelles colossales à en devenir. Était-ce les audition pour : qui sera le groupe le plus riche et cruel? Un éclair : habit chic un peu éclectique, son long manteau noir, ses armes dissimulées, une place à une table quelconque. Jonathan avait donc évolué dans cet atmosphère plus enfumée que les tranchées de la première guerre mondiale, jouant de toute sa subtilité, écoutant les discussions, recherchant la moindre information sur l’affaire qui l’avait amené à Chicago, le contrat qui en valait la peine monétairement. Son portefeuille lui parlait à l’oreille, lui s’infiltrait dans les discussions, tout aurait put fonctionner à merveille comme il l’avait fait plusieurs fois auparavant. Un éclair : tout avait mal tourné au moment ou un unique laquais de malfrat l’avait reconnu, et d’après l’échange qu’il eut avec son patron, sous les yeux bleus de Connor mais hors de porté de son ouie, le patron n’appréciait pas le fait qu’un de ses invités soit un mercenaire qui se faisait passer pour un contrebandier, encore moins si la dernière fausse identité de ce mercenaire était celle d’un Marshall de l’État… Un éclair et on le croyait flic, un éclair et la rumeur se répandis si bien que les gardes du corps de ces mafieux eurent bientôt leurs armes en main…

Couche numéro 1, celle Survie : une douzaine d’armes prêtes à être braquée sur lui, sans compter celle dissimulée des autres criminels présents sur place. Connor scanna l’endroit de son regard d’aigle et repéra ce qu’il lui fallait : une table de jeu monumentale en chêne massif, recouverte d’un tapis rouge vin et de quelques cartes éparses, entourée d’homme très importants à en juger par leur complet habillé. Programme numéro 2, celui Social : déranger les bons messieurs très riches et graves n’est pas sage. Au diable la sagesse, du moins celle-là : maintenant c’était une question de survie, encore, et il doutait que s’expliquer règlerait la situation…

Place au théâtral, un jeu d’acteur qui lui sauva souvent la peau : d’un pas pressé et énergique, le grand chasseur se dirigea vers la table en profitant du fait que ce n’était qu’une poignée de la clientèle qui voulait sa peau et que les inconscients constituaient un certain barrage entre lui et ceux qui lui en voulaient. Puis une tape délicate sur l’épaule du monsieur le plus âgé et le plus richement habillé : aussitôt que ce dernier se retourna avec un air inquisiteur logé entre ses rides, Jonathan sortit son plus puissant revolver, un magnifique Desert Eagle** chromé, le pointa directement entre les deux yeux médusé du vieux et le saisit au collet de sa poigne de fer de son autre main. Sans verser une goutte de sueur, il hissa sa prise sur la lourde table, sous le regard décontenancé et effrayé de la clientèle et de leurs escortes féminines, avant d’y grimper lui aussi avec agilité. Programme numéro 2 : grimper sur une table et menacer de mort un vieux monsieur n’est pas très sage…

Il fit en sorte que le riche bonhomme ne puisse s’échapper de son emprise, le plaquant contre lui-même et plaquant la pointe de son arme sur la tempe de l’otage, et tourna lentement sur lui-même, prenant soin d’exhiber clairement sa proie. Jonathan était sérieux, Jonathan était professionnel, mais il arborait ce sourire grinçant et inquiétant d’homme psychopathe ayant perdu les pédales, tenant la foule hypnotisée par ses talents d’acteur… De toute façon, rien n’était pus dangereux qu’un fou à lié, armé, avec un otage et qui ne semblait pas craindre un affrontement ou la mort… Programme numéro 3 : s’opposer à toute logique pour sa gloire… mais aussi pour se sortir de cette situation… donc il est possible d’atteindre deux programmes à la fois, Connor devra y réfléchir lorsque ce sera le bon moment.


« Et bien, je vois que tout le monde ici a revêtu leur costume le plus chic et ces dames ont même leurs diamants! Comme je suis grossier d’ainsi déranger votre petite fête, à interrompre votre partie comme ça, sans prévenir… »

Le mercenaire commença à parler d’une voix forte d’orateur, mais avec ce soupçon de démence dans son ton qui laissait les spectateurs avec quelques sueurs froides. Un haut et large garde du corps vêtu en noir fit un pas de côté, amorçant un mouvement vers son arme en espérant réussir un très audacieux coup. Connor ne rata pas cette rumeur du coin de l’œil et aussitôt arma son revolver en un déclic sonore brisant le silence figé de la pièce :

« Non non non, ce ne serait pas très sage, King Kong… Je vous rappelle qu’il y a quelqu’un à porté de balle, et je crois bien que ce quelqu’un est très important pour vous, que vous tous irez même jusqu’à lui servir de carpette si cela pourrait attirer son attention et ses billets verts sur vous… » Jonathan continua, rendant son ton de névrosé prédateur encore plus inquiétant, tapotant la tempe du vieux riche du canon du Desert Eagle.

« Si c’est de l’argent que vous voulez, on peut s’accorder sur un prix… » L’otage commença d’une voix chevrotante trahissant la colère et le mépris pour le fou qui tenait sa vie entre ses mains gantées de noir.

« Wooohoooo, hahahahaha! » Connor l’interrompit immédiatement d’une exclamation d’amusement et d’un ricanement de forcené acté à merveille. « Génial, sérieusement génial : j’ai enlevé un humoriste, voyez-vous cela! Quelle chance! Wow! Hahaha!”

«Alors pourquoi faites-vous cela, je ne vous connais même pas… » Le vieux continua, encore plus irrité de la tournure des évènements. Dans la salle, on entendait des murmures inquiets et effrayés.

« Ici c’est moi qui fais les demandes et c’est moi qui pose les questions… »

Connor lui souffla agressivement à l’oreille entre ses dents serrées, devenant soudainement si menaçant et sérieux que c’en était déstabilisant. Et avant que l’autre se remette de ce choc, Connor enchaîna rapidement, reprenant son ton de psychopathe en cavale s’amusant avec ses victimes, faisant quelques pas sur la table en entraînant son otage pour se placer au centre du meuble et dominer en hauteur les joueurs présents:

« Et maintenant la question à un million de dollar, et ça vaut aussi bien pour vous tous dans la salle : possédez-vous des entrepôts dans le port, je répète : possédez-vous des entrepôts dans le port? »

« Quoi?! Mais qu’est-ce que vous racontez?! » Le vieux patron s’exclama entre la poigne et le canon du mercenaire.

« Mauvaise réponse! »

Connor fit, avant de dégager son arme de la tempe du monsieur et tirer quelques coups sur le luminaire juste au dessus d’eux, faisant voler des éclats de verres et des étincelles comme une averse. Il fut le seul immuable devant cette explosion et ces coups de feu, les clients et même les gardes du corps se jetant au sol, fuyant ou s’accroupissant au son des cris des dames effrayées. Le vieil homme leva les bras pour se protéger la tête alors que l’éclairage faiblissait et la panique régnait encore, mais Connor réajusta sa poigne sur le col de l’otage pour l’empêcher de remuer, avant de continuer son interrogatoire :

«Il ne vous reste qu’une deuxième chance, et je vous signale que si jamais je venais à manquer de balle avec cet arme-ci, et bien j’en ai plusieurs autres en réserve… Alors je répète ma question : possédez-vous des entrepôts au port de Chicago? »

« Oui, oui, mais… lâchez-moi, vous m’étranglez! » L’otage paniqua.

« On verra cela plus tard, maintenant répondez-moi : vous subissez des attaques inhabituelles, des trous dans les murs sans marque d’explosion? » Le Rhodes Islandais continua avec un ton tout aussi bas et agressif.

« Oui, par deux fois la semaine dernière… ça… ça empire et on n’arrive pas à mettre la main sur le coupable… »

« Aucune circonstance particulière? Les vols se font à un intervalle précis? » Jonathan fit en fronçant les sourcils.

« J’en ai aucune idée!... Arg vous m’étranglez! »

Sur cette dernière supplication de l’otage, Jonathan sut qu’il n’aurait plus rien à tirer de son témoin, et savait que le reste des gens présents ne seraient pas coopératif. Toutes les couches hypothétiques de son cerveau s’accordèrent sur le fait qu’il devait maintenant disparaître avant de laisser le temps aux gardes et à ceux armés de se ressaisir. Poussant le vieux patron devant lui, il sauta de la table ou il était perché, profitant de la confusion et la panique semée pour se diriger vers la sortie, menaçant de son arme ceux qui passaient devant lui ou ceux donnant l’impression qu’ils voulaient riposter. Bien vite il atteignit les lourdes portes rouges, mais à ce moment les malfrats armés le repérèrent : ils ouvrirent le feu et Connor eut tout juste le temps de pousser les portes, pousser son otage dehors et se pousser de là.

Une fois dehors, il prit par surprise un doorman qui se tenait à moins d’un mètre de lui, un lecteur de musique et ses oreillettes aux oreilles, et l’assomma d’un coup précis. Sans perdre un instant, toujours en gardant son otage près, il se saisit d’un barreau de la clôture décorative et se servit de sa force meilleure que la moyenne pour l’arracher de sa soudure. Ensuite, il s’en servit pour le glisser entre les deux poignées de la porte pour barricader avec cette barre de fer puis la tordit pour s’assurer qu’un choc ne la ferait pas glisser.


« Il ne faut pas que le système de prévention d’incendie fasse un inspection aujourd’hui : juste ce petit détail vous coûterait un amende très salée… »

Jonathan fit en plaisanterie à l’intention de son otage qui l’avait observé d’un air ébahi. Puis sans crier gare, le mercenaire plongea sa main dans la veste du vieil homme et en ressortit un téléphone cellulaire ainsi qu’un arme de poing. Prévoyant ce chasseur… Il exhiba sa réquisition au vieux patron avec un sourire en coin railleur ayant perdu toute cette agressivité et cette démence, avant de lâcher :

« Seulement une assurance… »

Ensuite, il disparu dans la nuit, au son du moteur de son rutilant bolide, au son de lourd cognement contre la porte barricadé, et en direction du port de Chicago. Un bolide qui fut très rapidement dissimulé une fois sur les lieux, laissant son conducteur en sortir avec prudence et laisser ses yeux s’habituer à l’obscurité de l’endroit. À quoi cela lui servait-il de se rendre aux entrepôts dans l’immédiat? Premièrement il avait une très appréciable distraction de l’autre côté de la ville pour lui faire un écran de fumée, puis maintenant qu’il en savait plus, mieux valait se lancer en enquête le plus rapidement possible.
Ce « rapidement » impliquait pénétrer un grand bâtiment supposé appartenir à cet autre homme qu’il avait agressé et effrayé il y a quelques minutes de cela, entrer par une fenêtre brisée comme le ferait un voleur, avant de s’enfoncer dans la puanteur de l’humidité et le noir de l’obscurité. Pourtant, cette atmosphère épaisse et lourde ne réussis pas à étouffer le son trop distinct et familier d’une balle tirée dans le silence, le tout porté comme sur des vagues et accompagné par quelques éclats de voix… Quelque chose d’important se produisait… Programme numéro 1 : danger à l’horizon, programme du cerveau numéro 3 : doit à tout prit en trouver la source, au cas ou son enquête et son contrat seraient bientôt achevés avec une victoire facile.

Jonathan se faufila entre les ombres et de lourdes caisses avec l’agilité d’un fauve, mais les nerfs à vif et les sens aiguisé de même type d’animal lorsqu’il est traqué, se dirigeant comme attiré vers les voix inintelligibles et les quelques lueurs timides d’un lumière improvisée et quelconque. La chaleur ici semblait s’incruster et s’entrelacer avec le poids de l’air et de son odeur juste assez agaçante, laissant Jonathan espérer ne pas avoir à courir un marathon : après tout, il n’avait jamais froid, mais cela ne voulait pas dire qu’il était immunisé contre l’effet amortissant et zombiifiant de l’humidité digne d’un bain de vapeur…
Il était maintenant en vue d’un petit groupe, mais pas assez près pour pouvoir déterminer ce qui se produisait. Cette fois-ci, Connor prit la peine d’écouter sa conscience et arrêta sa furtive avancée : se faire remarquer serait aussi catastrophique que sa tournée à la maison de jeux…
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Jamie Maddend
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Sam 17 Mai - 18:11

Woowwwww, avez-vous déjà remarqué à quel point un hangar pouvait être immense, gigantesque, imprenable ? Oui ? Et bien c’était encore plus évident lorsque vous étiez en train de l’escalader. Un regard vers le sol, et hop, il semblait vous appeler avec le désespoir d’une jeune vierge suppliant pour être déflorée. De quoi convaincre n’importe quel mec digne de ce nom de revenir flirter avec le bitume, quitte à se rétamer face contre terre, mais Jamie n’était pas aussi faible, oh que non, d’autant plus lorsqu’il remarquait les rides naissantes qui marquaient le visage de la prude, ou devrait-on dire de la vieille pour coller parfaitement à la vérité. Se hissant un peu plus, ses doigts se crispèrent sur la paroi changeante, qui se plaisait à lui glisser entre les doigts, vilain poisson… il empestait ce hangar. Pouaaahhh ! Il faudrait qu’il songe à dire à ses missions de sentir meilleur la prochaine fois. Peut-être même leur souffler l’occasion de lui offrir une bière, brune, les blondes avaient un goût de… enfin vous savez, vous allez au toilette et ça ressemble à de la bière avec de la petite mousse.

Lorsqu’il parvint finalement à la lucarne, il la fit céder à l’aide de son petit couteau, jambes écartées pour s’assurer un semblant de stabilité dans sa position hasardeuse. Avant qu’il ne se laisse glisser à l’intérieur, tombant sur ce qui ressemblait à une drôle de grille, son visage jouant au damier brutalement, mais ça ne pouvait que le rendre plus séduisant, comme le Joker.

- « Il s’appelle Jamie. C’est tout ce que je sais. Envoyé par la BSS… »
- « Un nom de yaourt ? »

« Hey on parle de moi ! » s’exclama-t-il tout en se redressant vaguement, rampant pour aller jeter un coup d’œil à ce qui se trouvait en dessous. Une fille qui ressemblait à une saucisse à cette hauteur, parlait à un type qu’il identifia comme étant Linton Heathcliff, un abruti selon lui, mais il intéressait ses patrons alors il fallait leur faire plaisir pour avoir le petit cadeau à la fin du mois.

- « Il faut que tu t’en débarrasse… »

Hein ? Il voulait quoi lui ? Jamie n’était certainement pas un déchet dans lequel on tapait pour le mettre aux ordures comme une vieille télévision usagée, et puis, là c’était juste parce qu’il avait tendance à se conduire comme du poil à gratter, une fois qu’il s’était infiltré, il était tout simplement impossible de s’en débarrasser totalement. Les sangsues avaient encore de quoi apprendre à son contact, là, il ne pouvait y avoir le moindre doute. Il fallait oublier le mec chieur à cette seconde, pour se rendre compte que niveau boulot il savait ce qu’il faisait. Et tandis qu’il sortait son portable de sa poche, remarquant qu’il allait plutôt bien après tous les coups qu’il se prenait continuellement le pauvre, il composa un numéro de téléphone tout en ne quittant pas la scène des yeux, un sourire moqueur narguant ses lèvres alors qu’il entendait la plaisanterie de la fille. Ouais, il allait la sauver et elle l’embrasserait pour ça.

« J’ai du tout frais ! » murmura-t-il au micro de son portable, avant de braquer la petite caméra qu’il contenait sur la scène, zoomant quelque peu pour bien retransmettre ce qu'il se passait, ainsi que les caisses qui l’entouraient, et dans lesquelles il irait bien jeter un coup d’œil ensuite.

Mais à mesure qu’il écoutait ce que l'autre disait à la fille en bas, il commençait à se dire qu’il était vraiment bon dans son genre pour avoir réussi à lui faire gober qu’il avait des pouvoirs, tout en ne comprenant pas ce qui avait pu le lui faire croire. Peut-être que le bonhomme des neiges qu’il avait fait l'hiver passé était allé lui raconter des cracks ? Oui, ça ne pouvait être que lui, ou alors le fait que ses hommes ne revenaient jamais. Mais avec toutes les fois où on essayait de le tuer, il ne savait pas quand cela avait pu se passer. Il y avait bien eu ce démon l’autre jour, mais c’était Andrew qui lui avait réglé son compte, et l’autre pactisan, paix à son âme, avait fini écrasé dans une beine à ordure. Mais il n’avait pas à s’en prendre à un type plus chanceux que la moyenne et qui par inadvertance avait actionné le bouton qui servait à écraser les déchets, alors qu’il tentait d’en sortir également, et de ne pas finir en ord'œuvre aux chiens qui montaient la garde autour de la machine et qui lui avaient finalement arraché un bout de son pantalon et de son caleçon alors qu’il sortait de la déchèterie.

Et puis depuis quand un baiser ça tuait ? Il était vraiment bête celui-là, s’il ne connaissait rien aux filles, ce n’était certainement pas aujourd’hui que Jamie lui apprendrait à se comporter avec les demoiselles. Par pur instinct, le téléphone s’orienta vers la scène à la seconde précise où Joan se faisait tirer dessus et tombait à terre. La chance était encore de son côté, il tenait un excellent moyen de chantage pour la BSS, sans parler de tout ce qu’il leur avait déjà dit sur leur compte, ils étaient fichus.

« Désolé Linton, on t’aimait bien, mais t’es dépassé. » marmona-t-il en se rendant compte qu’il ne pourrait plus secourir la fille, tout en appuyant sur la touche raccroché et de remettre son portable dans la poche de son pantalon. « Ben merde alors. »

C’était bête, il ne pourrait même pas se la faire. Mais brusquement, quelque chose attira son attention, une ombre qu’il reconnut presque aussitôt… Jonathan ! Que le monde pouvait être petit, déjà Linton, maintenant lui… Hein ? Mais bien sûr qu’il savait que pour le premier il l’avait fait exprès, mais il ne fallait pas briser ses petites réflexions si sérieuses. Donc, il tenta de lui faire vaguement signe pour ne pas attirer l’attention des autres bestioles à six pattes, mais c’était comme si le chasseur avait des œillères à la place des yeux.
Décidant finalement de se relever, il se mit à gesticuler pour tenter de capter la direction de ses yeux, tout en y ajoutant quelques paroles presque inintelligibles du point où il se trouvait. Ses bras brassèrent l’air à la recherche d’une mouche invisible, alors que la frêle structure métallique tanguait dangereusement sous son poids.

« Jon ! Jon ! Youhou ! Youhouhou ! »

Et comme dans un film muet, tout sembla se ralentir. La petite vis qui maintenait le tout glissa, brisant la stabilité du château de cartes qui commença à s’écrouler sous lui. Et alors qu’il pensait sa dernière heure arriver, sa chemise fut retenue par un mystérieux protecteur qui ressemblait beaucoup à une chaîne métallique dont le crochet venait de lui sauver la vie à deux ou trois mètres du sol. Il avait à présent l’air d’un bœuf prêt à être découpé en petit morceaux, et ce n’était pas faux. Car déjà les survivants de l’attaque surprise dont il était responsable levaient les yeux dans sa direction, Linton le premier fixait intensément le diable responsable de la mort de quelques-uns de ses hommes. Et quand la surprise voulait que ce soit toujours le même, la pilule était, ma foi, difficile à avaler, plus encore à cette seconde qu’il venait de perdre son arme par la faute de l’un des abrutis qui était sous les décombres. Quelques secondes de plus, et il aurait pût la convaincre de travailler pour lui et de s’en débarrasser.

« Ahhhh, salut les gars ! Il fait beau aujourd’hui hein ? Je vais vous en raconter une bonne : C’était le vieux John, il venait d’acheter une banane pour sa bien aimée, et quand il voulut la lui offrir, elle lui a dit de se l’enfoncer dans le cul. Pas mal hein ? Ouais… avouez, c’est la première fois que vous en entendez une aussi bonne. » les autres levaient déjà leurs armes dans sa direction quand le tissu fit entendre un léger craquement. « Oh oh. » eut-il juste le temps de dire avant de tomber juste à l’instant où la salve fut lancée, et surtout évitée de justesse.

Aie ! Le sol était plutôt dur, surtout quand les genoux étaient les premiers à prendre juste après les pieds, mais une simple vérification de routine lui assura qu’il n’avait rien perdu en court de route et que les d’moiselles n’avaient rien à craindre.

« Bande de malaaades ! » s'écria-t-il, mais il n’était certainement pas le moment de discuter, car ils braquaient déjà à nouveau leurs armes dans sa direction.

Un, deux, trois… même pas, qu’il avait déjà pris la fuite, évitant les balles en sautant par instant, en courant comme aurait pu le faire un crabe : un coup à droite, un coup à gauche, c’est la danse des canards, qui en sortant de la marre, se secoue le bas des reins et font coin coin. La maison des jeux n'était pas loin, grande dame instable qui paraissait être l'évidence même en compagnie de Jamie.

« Jon ! Jon ! C’est le moment d’intervenir ! Ils veulent me trouer comme une passoire ! Aaaaaaahhh ! » cria-t-il en sortant son propre pistolet, et tirant derrière lui à tout hasard sans même regarder où les balles allaient. Il en toucha un… par miracle. Il entendit juste l’un d’eux s’écrier :
« Il a des yeux derrière la tête ! Des yeux ! » Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu.

Ça existait plus bête qu'eux ? Mais en attendant… cours Jamie ! Cours !

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Joan Eden
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Sam 17 Mai - 20:45

Nettement moins agréable que les coups de Liam, Joan demeura interdite comme une morte. Non, en faite, elle était morte mais la sensation affreuse de sa régénération lente et douloureuse qui devrait prendre des heures et des heures de torture s’annonçait déjà dans son crâne. Personne ne lui avait jamais transpercé cette partie de son corps ; c’était pour ainsi dire sa troisième mort. Et sa deuxième depuis qu’elle avait eut le malheur de venir à Chicago. Il fallait vite que quelqu’un vienne frôler sa peau, ainsi elle pourra l’absorber et être sur ses pieds en quelques secondes bien qu’ayant toujours un petit trou dans la tête. Ce qui était le plus désagréable c’est que la pactisane était toujours bel et bien consciente. Quelle vie de chien, si jamais elle meurt et que son éventuel mari l’enterre désirant une fin de vie honorable pour sa bien aimée, elle serait bien dans la merde.

Des coups de feu.

Elle pouvait entendre bien qu’elle distinguait mal ce qui était dit. Puis quelqu’un tomba à côté d’elle, apparemment blessé et ayant la gentillesse de faire couler son sang vers le cadavre de Joan. Sa main était désormais baignée dans le sang écarlate et elle ne se gêna pas pour imiter la sangsue et goûter à l’ambroisie divine avec un arrière goût de tabac.

« Il a des yeux derrière la tête ! Des yeux ! »

Ce fut d’alors la panique qui emplit son être. L’envie psychopathe de crier lui pénétra les tripes mais toujours immobile et impuissante, elle ne pouvait qu’entendre les coups de feu voler de toute part. La douleur dans son crâne, comme une sensation de glace qu’on avale trop rapidement et qui vous glace le cerveau, l’empêchait de réfléchir correctement. Ou était-ce plutôt parce qu’elle avait l'encéphale en miettes qu’aucune pensée cohérente ne montrait le bout de son nez ; Quoi qu’il en soit, Joan était sure et certaine que c’est d’elle qu’il s’agissait et qu’elle était entrain de régénérer avec des yeux derrière la tête. Terriblement pressé de retrouver sa mobilité, le premier geste qu’elle fit ce fut d’attraper la main du blessé, comme une nourrice bienveillante qui contemple le soldat mourant…mourant.

« Aaaargh. J’ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal…AAAAH »
Un excellent bruitage de pirate, ce ne fut cependant pas des applaudissements qui jaillirent car Joan n’avait pas vraiment la tête de Jack Sparow. Le blessé trembla, contemplant l’endroit où jadis il avait un bras et où se dessinait avec précision inquiétante un squelette de bras et avant-bras décharné dont la couleur légèrement brunâtre laissait supposer une chaleur vaniteuse. De son épaule vrombissait un tas de chaire ensanglanté mais il ne criait pas ; les fines files de liquide perlaient sur les restes de son bras. Les petits repas de Joan ne faisaient pas mal, du moins c’est la conclusion qu’elle en tira. L’homme avait les yeux braqués sur son épaule sanglante, gémissant périodiquement comme un coucou cassé, parfois laissant entendre un petit gémissement de mulet. La scène s’immobilisa, quelques coups retentirent encore, on entendit un vague « Putain » certainement lâché par Linton. Lorsque le blessé – ou l’infirme – ou le futur mort – tenta de se lever un fracas d’os retombant et un bel cri d’angoisse et incompréhension sortit de la gorge du repas de la pactisane.
- « Ennis calme-toi, Ennis… ! » Beggeyait Linton, plus affolé par la Joan mouvante que par le bras déchiqueté de cet Ennis.
Mais ces paroles ne couvrirent pas le hurlement impossible de l’homme qui recula tel un ver affolé par le soleil brûlant et la terre sèche sans l’espoir de pénétrer un jour ses abris sous-terrains. Et par-dessus tout, son malheur est agrandi car l’énorme poule Joan rampait vers lui en émettant des bruits d’orgasme primate, parfois modéré par des silences douloureux. Elle allait le bouffer comme un sale ver de terre, comme toute poule qui se respecte. Devant sa tête, le petit trou formé par la balle tremblait comme un philosophe, faisant grimacer son visage sous des formes terribles et hideuses ; on aurait presque dit qu’elle était un serpent entrain de muer ou un escargot entrain de se réfugier dans sa coquille.
- « Viens là… » Gémit-elle avec impatience, alors que la douleur lui cuisait la raison. Sa tête était comme emportée par un poteau sur la route, ayant imprudemment sorti sa tête par la fenêtre de la voiture.

L’homme recula encore plus, hurlant de terreur. Un coup de feu retentit.

Joan était de nouveau à terre, sa cuisse tremblant sous l’effet de la balle qui venait violenter ses chairs. Elle se tourna vers Heathcliff, qui tenait l’arme pointée vers elle, les genoux incertains. Elle avait l’air d’une de ces horreurs, ces fantômes veufs dans les légendes japonaises, venues prendre revanche sur leur mari infidèle – à savoir Linton. Le regard énervé qu’elle lui adressa lui suffit à le décider d’appuyer encore une fois sur la gâchette, mais rien que des clics vides en sortaient.
Plus de munitions.
- « Bordel, Bordel…. Bordel… J…J…Jo….é..écoutes…je ne…je sais… je »
Tout en cherchant une nouvelle recharge, Linton bégayait un charabia incompréhensible, pendant que certains avaient déjà remercié le hagard et quitté la scène théâtrale dont le sol était complètement imbibé de sang.
- « J’ai mal. J’ai si mal Linton… je vais sucer un à un tes doigts manucurés, je vais te transformer en fillette, te creuser un vagin, te refaire un nez Jackson et enfin te vendre à un zoo et venir… »
Elle reprit son gloussement douloureux, se retourna vers sa victime décharnée et glissa sa main sur la cheville de celui ci.
- « Il… il … a disparu… » Névrosa Linton en chargeant enfin son pistolet et pointant son arme vers le troisième vivant visible de cette pièce. Ennis n'était plus qu'un tas d'os dont le crâne semblait sourire cordialement.
- « C’est de ta faute Jamie. Si tu n’étais pas là, j’aurais jamais contacté ce monstre… c’est… c’est de ta faute. »
Il agitait son arme comme un demeuré, se rendant compte que ses compagnons avaient quitté les lieux et qu’il était tout seul entre une bête ensanglanté et un espion redoutable.

Comme un zombie ou une goule de vampire, Joan se dressa sur ses pieds, titubant comme une vieille, le visage déformé par la douleur, l’énergie manquant pour absorber le sang sur son corps. Elle avança un pied, voyant la pièce tournoyer devant ses yeux, sentant la balle de son cerveau sortir enfin, comme un verre dégoûté par une pomme trop pourrie, et tomber par terre avec un fracas rebondissant. Son regard virevolta, affolé par les visions qui l’entouraient, les cerveau remué au sens premier du terme, ne comprenant plus où elle se trouvait et croisant le regard d’une ombre par ci, d’un monstre par là et fixant avec hébétement le dénommé Jamie, se disant qu’il était drôlement appétissant et si elle le bouffait, elle se sentirait certainement mieux. Redoutable espion avec des chaussures pareilles… mon œil. Avançant son pied comme une alcoolique tentant de persuader les policiers de sa sobriété, Joan s’effondra à nouveau, trop éprise pour sa douleur, trop émue par cette sensation inhumaine dans ses tripes et ses méninges, sa robe d’été ensanglanté la collant comme une deuxième peau, à la manière d’une dépouille après être passé sous les dents de quelques chiens affamés.
- « Elle est morte ? » Demanda Linton à Jamie – comme un ami de longue date - qui avait trouvé son assurance, pointant son revolver vers Joan prêt à enchaîner quelques autres coups de feu.

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Jonathan Connor
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Dim 18 Mai - 7:20

((HJ: ok, ça ne parait peut-être pas, mais j'ai fait moins long cette fois Arg ploc ))

Il était encore dans son cocon d’obscurité collé à la paroi d’une pile de lourdes caisses métalliques, épousant jusqu’à la forme des trou de rouille de son large dos… se ressaisissant ensuite et s’écartant légèrement des caisses aussitôt qu’il se souvint être en train d’arborer son plus beau vêtement. Finalement il aurait dut prendre le temps de laisser son long manteau dans son bolide et changer pour quelque chose de plus approprié, mais il était un peu trop tard, et de toute façon, les particules de discussion qui lui parvenaient de plus en plus clairement ne pouvaient faire autrement qu’attirer son attention. Au moins, il avait encore ses armes, leur poids rassurant se faisant sentir à sa ceinture, contre sa jambe, dans les poches intérieur de son vêtement… de quoi détruire un détecteur de métal d’aéroport même à un kilomètre de distance.

Il se souvint du coup de feu claquant, du danger qu’il devait éviter même s’il était aussi intuable qu’un chat invisible –ce qui serait vraiment difficile à tuer-, mais à la fois, les mots qui lui parvenaient parlaient de mort et de dissimuler un corps, des thèmes qu’il ne pouvait se permettre d’ignorer tout simplement. Profitant de l’ombre autour de son être pour lancer un autre coup d’œil sur le côté de son endroit à couvert de service, ce deuxième scan de la scène lui révéla la présence de quelques hommes, armés, ainsi que d’un corps au sol. Un étang rouge, comme une cape royale s’étendant au sol, se mêlait au sombre d’une chevelure presque exclusivement : la tête saignait, blessure à la tête, et puisqu’il avait entendu une balle tirée et les mots du champ lexical des cadavres, il déduisait sans même y songer que la femme ci-présent venait de se faire assassiner.
S’assombrissant comme s’il voulait se fondre au décor, Jonathan ne put s’empêcher de songer qu’il était venu trop tard, peu importe s’il n’avait aucune idée si cette femme était inoffensive ou non. Discerner les bienfaiteurs des nuisibles, ce n’était pas aussi facile que dans les plus anciens Western ou les méchants revêtaient le noir tandis que les héros se drapaient de blanc immaculé, même ce qui semble être un bambin pouvait se révéler être un démon de nos jours…

Un grincement venant d’un peu plus haut…. Un grincement?! Jonathan leva immédiatement son regard perçant encadré de son froncement de sourcil méfiant vers la source hypothétique du bruit, la détectant presque aussitôt : une structure métallique fixée et pendante du toit, s’agitant comme mue par un vent du Midwest avant la tornade. Mais il ne put rater la silhouette qui chevauchait la structure comme Ben Hur victorieux en son char de guerrier : une créature abjecte qui collait et s’accrochait, s’attirant la haine du monde entier mais contre toutes les probabilités au point d’en faire défaillir un statisticien, la chose parvenait à survivre. Si Connor était aussi difficile à éliminer qu’un chat invisible, et bien l’homme jouant aux trapézistes arriérés l’était tout autant, sauf qu’intangible en plus. Pensée ridicule, mais pourtant vraie, et ce don plus sa personnalité infecte donnait envie au mercenaire de grincer les dents, mais encore il se les auraient sablé jusqu’à la racine en voyant l’autre gesticuler s’il n’avait pas des années de pratique pour garder son sang-froid. Jamie « sonofabitch » Maddend, Jamie « asshole » Maddend, Jamie « peste Noire » Maddend… « Tuez-le, quelqu’un, par pitié! » Maddend… les surnoms que les gens du métier et ceux des tavernes lui donnaient étaient d’une rancœur aussi intarissables que cet homme lorsqu’il se décidait à agacer.

Agacer était très faible comme mot : plutôt « bombarder d’idées suicidaires les malheureux qui ne prennent pas la peine de lui casser la gueule ». Connor lui-même avait faillit lui briser la clavicule à leur dernière rencontre ou cet andouille n’avait pas cessé de l’appeler Joséphine ou Cobaye. Ce dernier surnom, peut-être que Maddend n’en savait rien, mais Connor ne l’appréciait pas du tout avec ce qu’il avait vécu, seulement à y penser il sentait ses poings exsangues tant il les serrait. Comment l’avait-il connu? Par une grave erreur : celle d’avoir besoin d’information de la part d’une vague connaissance de Jamie, leur rencontre s’étant fait avec tout autant de hasard.Et en percevant le murmure frénétique qui l’appelait, le Rhodes Islandais se détourna légèrement, pinça l’arrête du nez, serra les dents et ferma fortement les paupières… comme si cela suffisait à calmer l’envie d’empoigner son Tommy Gun et de décharger toutes les balles sur le chat perché en lui hurlant à quel point il était un « Hella Godfuckin’ wankin’ damned asshole shiter » qui devait mourir déchiqueté par une moissonneuse-batteuse alors qu’une demi-douzaine de fermier lui déversait la chevrotine de leur fusils de chasse dans le corps tant et aussi longtemps que la machine n’avait pas terminé sa besogne.


*Ignore-le, ne donne aucun signe de vie… peut-être que le bastard se fera descendre tout seul cette fois… *

Connor se répéta mentalement, tournant complètement le dos à Maddend et voulant à tout prix garder son flegme, mais devant se mordre la lèvre inférieur jusqu’au sang pour contenir un tremblement de rage. Pourtant, rien ne l’aurait préparé au désastre qui s’ensuivit, pire que celui qu’il avait causé de l’autre côté de la ville dans la soirée même : le plus grand fracas qu’un entrepôt souillon et supposé être vide connu de l’histoire des entrepôts souillons et supposés être vides, le rideau de fer de la structure suspendue s’écroulant au sol. Le habituellement placide Cosaque en aurait presque fait une crise cardiaque et lorsqu’il réalisa ce qu’il s’était produit, bientôt baignant dans le nuage de poussière soulevée, il ne put répresser une exclamation mêlant la surprise, l’incrédulité profonde et la rage en songeant au responsable de ce coup catastrophique, posant ses deux mains derrière sa nuque en un geste d’impuissance et d’hébétude devant tout cela. Le responsable était suspendu, mais n’ayant pas put lui faire la grâce d’être réellement pendu et agonisant, tandis que des pas se faisaient entendre juste à côté de la cachette de Connor. Une autre morsure de lèvre violente pour s’empêcher de rugir sa colère et le mercenaire glissa le long des caisses et se faufila d’une agilité surprenante un peu plus à couvert et à l’abri du regard des autres assassins.

Il resta bien sagement aussi immobile que les gargouilles des cathédrales gothiques, accroupi derrière d’autres lourdes caisses, écoutant avec attention les rumeurs, les inepties de Jamie, puis les coups de feu. Ces inepties ne cessaient pas, signe que les hommes louches n’avaient toujours pas réussi à descendre « Mad » Maddend… bon, Connor fronça les sourcils avec agacement, peut-être que ce n’était qu’une question de temps avant que des hommes de main anonymes parviennent à tuer le chat invisible et intangible…? En même temps, il revoyait l’image de la femme couchée dans son sang, se demandant si au fond il pourrait laisser quelqu’un, même un débile profond, se faire tuer sans lever le petit doigt pour venir en aide… Mercenaire bien sûr, mais aussi chasseur, un homme qui se jurait de défendre ces petits principes moraux et éthiques…

Mais bien sûr, Jonathan n’était pas un homme chanceux, même dans cet instant d’hésitation : des cris perçants et fortement irritants au point de rappeler le frottement du papier sablé contre un globe oculaire, se mirent à l’appeler, trahissant sa paisible couverture mais appelant à l’aide.


« Arrr Screw this!!! »

Connor lâcha avec force et la mâchoire serrée : au diable cela, au diable ce dérangé mental de Jamie, au diable son désir de le voir crever, au diable sa conscience qui le forçait à prendre position du côté des moins scélérat de la soirée… Il se saisit de cette réplique améliorée d’arme de gangster des années 20 d’une main et la calla contre son flanc au niveau de ses fausses côtes, se saisit de son Desert Eagle pour plus de précision de l’autre main, et avec professionnalisme et un sang-froid à congeler la pièce, il se dressa de toute sa hauteur, sortant de sa cachette. Sans plus attendre, il ouvrit le feu sur ces hommes de main anonyme alors que Maddend s’était enfin décidé de lui aussi tirer, en criblant plusieurs du minimum de balles possible pour les tuer : Jonathan visait et ne gaspillait pas ses précieuse munition. Bien sûr il les prit par surprise, ne recevant presque aucun coup en échange, mais évidement restant intouchable.

Quand le dernier qui ne s’enfuit pas eut touché le sol comme un pape l’embrassait en descendant de l’avion, Connor réalisa que Jamie avait réussi à échapper à l’échange de tirs, le repérant bientôt ou une scène curieuse s’était produite plus tôt. Le chasseur s’approcha avec curiosité et méfiance du nouveau groupe formé passé le coin des boîtes empilées, baissant ses canons mais ne les rangea pas au cas ou les ennemis seraient toujours aussi hargneux ou au cas ou Maddend continuait à lui affubler des surnoms.
Tout aussi étrange maintenant : l’homme pâle de tout à l’heure, le dément Jamie, le cadavre de la femme plus celui d’autres anonymes… un squelette parfaitement nettoyé au sol?! Et la femme n’était-elle pas un peu plus loin et en une autre position plus tôt, baignant dans une flaque de sang? Et le blond menaçait la morte de son arme?

Justement lorsque le chasseur surpris mais méfiant sortit de l’ombre en pointant ses fusils sur l’étranger, l’inconnu oscilla nerveusement son arme vers le nouveau venu, mais comme s’il constatait une erreur grave, la reporta vers la morte. Pourquoi vouloir tuer une morte? L’esprit un peu dérangé par cela, réalisant qu’il y avait du surnaturel là-dessous, ainsi que derrière la présence du squelette, Connor prit pourtant la parole, s’adressant à ce Jamie :


« Damnit, Maddend sale crétin, je peux savoir ce qui se passe ici et qui sont tes petits amis?! »
Il fit sévèrement en fronçant fortement ses sourcils, son ton démontrant à la fois sa colère sourde mais aussi sa grande froideur, sa désapprobation et son professionnalisme l’empêchant d’éclater de rage sur place.

« Et elle…? Cela ne me concerne sûrement pas, mais je n’aime pas qu’on me passe des cadavres sous les yeux sans que je sache pourquoi ils sont en cet état… » Il ajouta avec encore plus de véhémence et de froideur, un ton de glace qui s’accordait parfaitement au vif glacial de ses yeux perçants braqués sur les deux hommes.

Pourtant, un mouvement au sol le fit cette fois braquer une de ses deux armes vers la source : la morte remuait encore, comme si son corps était secoué de spasme post-mortem, seulement des spasmes si précis qu’elle semblait tendre la main avec lenteur vers le chasseur, tentant de le saisir à la cheville, frôlant déjà le bas de son long manteau militaire pseudo-soviétique. Surpris mais ne baissant pas la garde surtout face à ce phénomène digne de la Nuit des Morts-vivants, Jonathan donna un léger coup avec son pied botté, se dégageant de l’emprise et reculant juste assez pour être hors de porté. Inévitablement, il lança un regard noir sur les deux autres hommes, clairement patientant pour une explication.
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Dim 18 Mai - 19:27

Ah ? La bataille était terminée ? Déjà ? Hé hé, et même pas une égratignure ! Enfin c’est ce qu’il constata grâce à la dextérité de ses doigts qui glissèrent rapidement sur son anatomie. La plupart avaient d’ailleurs déguerpi devant super Jojon, mercenaire et chasseur à temps plein, tandis qu’il ne restait d’autres dans la place qu’un humain taré, une dinde repoussante, et un super avorton chieur au possible, avec la chance d’un cocu, ce qu’il devait être… à moins que cela ne soit lui qui en fasse cocu, c’était fort possible aussi, mais pas important pour un sou. Heyyy, mais vous saviez que la dinde c’était en réalité la morte ? Oui oui, celle qu’il voulait se taper un peu plus tôt, et qui même avec une balle en pleine tête était capable de gesticuler, et de manger par simple contact. Ah ben normal que l’autre ne voulait pas de baiser si c’était pour finir en squelette, d’ailleurs cela en avait même dégoûté l’espion qui la trouvait plutôt vieille à cette seconde. Et il était certain que ce serait comme embrasser une momie, pas une grenouille, car il l’avait déjà fait et ce n’était pas si désagréable que ça en réalité, mais cela ne faisait apparaître aucune princesse, c’était bête. Et baiser un batracien… euh… très peu pour lui, il laissait ça aux secoués du bocal.

« Quel con. » marmona-t-il en remarquant que Linton appuyait frénétiquement sur la gâchette sans que rien ne se passe, tandis que Jamie se grattait le sommet de la tête vaguement intrigué par ce qu’il se passait.

Il faudrait qu’il raconte tout ça à Andrew, ça lui plairait sûrement, mais seul bémol, il manquait les pop-corn. Depuis quand les spectacles ne fournissaient plus les munitions pour bombarder les acteurs s’ils étaient nuls ? Bah… tant pis, il se contenterait de la clope qu’il porta à ses lèvres en l’écoutant décrire les modifications que l’autre allait subir. Ca pourrait être marrant à voir ça, pensa-t-il en allumant l’extrémité du futur mégot, laissant la délicieuse fumée l’envelopper paisiblement, donnant un drôle d’effet à la scène à ses yeux ; c’était comme dans un film d’horreur, le brouillard englobant les protagonistes pour qu’ils se fassent bouffer un à un par le monstre. Et à l’instant où il allait s’extasier sur les effets spéciaux, l’autre taré pointa son arme à nouveau chargée dans sa direction.

« Ah ouais ? C’est vraiment bien fait n’empêche… ils sont où les autres gars ? Ils se cachent ? Tadam le spectacle est fini vous pouvez sortir ! » termina-t-il en augmentant le son de sa voix, qui retomba dans un calme plat. « Mais t’es vraiment con, je t’ai jamais demandé de me buter moi. »

Sans blague… Comme s’il allait aller voir quelqu’un et lui demander bien gentiment s’il ne pouvait pas faire un petit quelque chose au cimetière. Il fallait remettre les choses à leur place, et là, Joan c’était ses merdes à lui et non les siennes. Mais justement la bouse se remettait en marche, s’approchant de lui alors qu’il commençait à reculer comme sous une danse macabre. Sa jambe percutant une caisse, il se retrouva le cul sur le bois à fixer la dinde. Mais cela ferait un film d’horreur absolument génial, dès qu’il s’en serait sorti, car cela ne faisait aucun doute, il irait faire breveter l’idée histoire que personne ne lui vole le concept des dindes tueuses.

« Heyyyyy, mais garde-la en laisse, elle veut m’bouffer ! » s’exclama-t-il alors qu’elle retombait sur le sol, donnant l’effet d’une confiture gluante. Assis sur sa chaise de fortune, l’espion fixait attentivement la masse inerte qu’il n’était pas prêt d’approcher de si tôt, alors que l’autre jouait au bon copain.
- « Elle est morte ? »
« T’as qu’à aller voir, moi je la touche pas. » et en même temps ça règlerait une fois pour toute le compte de Linton, et peut-être que le monstre à trente six pattes -ben c’est qu’elle lui faisait peur- allait le laisser tranquille.

Mais hors de question qu’il finisse comme ça, avalé tout rond par une malade qu’il voulait sauver. Ainsi, jouant au fakir il tenta de s’élever par la pensée, mais manque de chance, ses pouvoirs surnaturels que l’on pensait à lui attribuer si facilement étaient en panne. Il avait sans doute oublié de mettre de l’essence, et ça lui retombait inévitablement dessus. A cette seconde, Jonathan fit irruption non loin d’eux, si prêt du cadavre… voilà, qu’il serve de bouffe comme ça elle les laisserait tranquille.

« Oh v’la Ben’Hur en armure ! » et s’il voulu ajouter quelque chose, Joan l’en empêcha en voulant jouer les troubles fêtes, tandis que Jon se débarrassait de la sangsue d’un geste sec. « Ah ben elle est pas morte. »

Moment de silence intense. Non mais franchement, vous y croyez ? Non ? Et vous avez amplement raison, car Jamie qui avait décidé de ne plus regarder la morte, rencontra le regard noir de son camarade de bataille. Mais c’est qu’il allait finir par les mitrailler s’’il ne lui répondait pas dans la seconde, alors jouant à l’homme de la situation, ce qu’il n’était absolument pas, il ouvrit son bec et laissa ses explications foireuses s’extirper de ses lèvres.

« Je vais t’expliquer, tu vois lui et sa clique voulait se débarrasser de moi, car j’ai appris des trucs pas sympas et pas reluisants du tout sur eux. Embarrassant quand on se croit super intelligent, mais il l’est pas et elle l’a confirmé, même si c’est pas une référence. Remarque, c’est pas vraiment difficile de s’en rendre compte, et tu vois, il a décidé de faire appelle à la morte qui ne l’est pas vraiment puisqu’elle bouge et mange les gens en les baisant parfois. Ca doit être sympa de crever au pieu en fait… » pensa-t-il à voix haute, avant de continuer. « Mais ce con a oublié un truc, les monstres ça obéit mal, et voilà qu’elle a décidé de le baiser lui, et qu’il essaie de la tuer. Et manque de peau, elle est plus résistante qu’un éléphant, et… Ahhhhh !! » cria-t-il en tombant derrière sa caisse, sa tête heurtant rudement les sciures de bois qui recouvraient le bitume juste derrière lui, séquelle des boites brisées par son propre spectacle, son pied percutant le postérieur de Linton qui se retrouva propulsé vers l’avant.

Le serpent avait vaguement ondulé sur le sol et s’était quelque peu rapproché du groupe de deux. Forcément, c’est plus appétissant qu’un seul qui donne des coups, d’autant plus quand l’un des deux étaient une erreur de la nature ambulante, et venait d’offrir son meilleur ami temporaire en pâture à la folle. Celui-ci se retrouva face contre terre, son visage déformé par la terreur orienté face à lui, son arme ayant glissé à quelques centimètres à côté de lui, tandis que quelques flammes s’élevaient aux côtés de Jamie qui les regarda une brève seconde hébété, elles et sa clope qui se désagrégeaient sous la danse vaporeuse du feu.

« Merde, merde, merde ! » répétait-il tout en essayant d’éteindre le feu avec son pied en tapant dessus, mais les flammes eurent sans aucun doute le coup de foudre pour lui, car sans demander leur reste, elles sautèrent sur son pantalon, qu’il commença à frapper du bout des doigts en désespoir de cause, tandis que l’incendie grossissait à vu d’œil, trouvant le bois et les sciures plutôt appétissants.
Quelques secondes et il avait réussi à les faire fuir son falzar, mais impossible de stopper l’évolution de l’autre ; sans doute y avait-t-il des choses guères catholiques dans ces boîtes, des produits dangereux qui n’auraient jamais dû s’y trouver et qui aiguisaient le tout. Allez Ben’Hur, à toi de jouer, même si c’était relativement impossible d’arrêter le tout sans pompe à incendie, sans pompiers dignes des Feux de l’amour et qui donneraient le baiser de la mort à la momie. Dans sa tête, Jamie se disait qu’il devrait ficher le camp, disparaître d’ici avant de finir en barbecue, mais abandonner la fille qui n’était pas morte lui donnait des remords… c’est qu’il pourrait peut-être se la faire quand elle irait mieux. Mais la porter, hors de question si c’était pour se faire gober comme un œuf, peut-être que Joséphine pourrait le faire, qui pouvait savoir, ou bien il suffisait de l’assommer, les autres avaient bien dût le faire pour la ramener jusqu’ici après tout.

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Joan Eden
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Lun 19 Mai - 14:05

Elle aimait ce sol si confortable et l’agréable liquide collant et ferreux moulant avec précision presque tout le côté gauche de son corps. Le dialogue continuait et Joan maudissait toute cette scène pitoyable. Jamais elle n’aurait dû être ici, encore moins trouée comme une vieille chaussette et mouillée comme un poussin tout juste éclot… image bien trop candide pour sa situation. Ainsi, décida-t-elle d’attendre, sentant non loin d’elle le corps imposant du Robocop armé comme Terminator et priant pour que Jamie se taise… était-il si intelligent et redoutable alors que sa voix était digne d’un psychopathe alcoolique inimitable même par le meilleur des acteurs ? L’image douce de Liam vint l’apaiser ; elle se défoulerait sur lui, lorsque son corps lui obéirait pleinement. En effet, sa cuisse s’abandonnait à une danse nerveuse et des torticolis bizarres qui remontaient jusque dans le ventre. La sensation désagréable de brûlure la rendait impatiente.
« Mais ce con a oublié un truc, les monstres ça obéit mal »
Elle se serait bien jetée sur lui, l’épluchant comme une crevette de sa carapace infecte et lui arrachant cette langue, exhaussant le voeu de crever au pieu qu’il a suggéré jadis, mais à peine s’était-elle redressé que son crâne recommença à jouer de l’accordéon avec son cerveau. Pour qui se prenait-il, le Saint Jimmy ? Joan sentait son envie de le bouffer… un pactisan, hein ? Cachant bien ses pouvoirs, elle ne lui aurait même pas donné le temps de les montrer si elle était en pleine forme.
Puis l’odeur et le crépitement d’un foyer chaleureux arriva jusqu’à elle, ne comprenant pas tout d’abord et figée dans son état d’inconstante impuissance, Joan ouvrit enfin les yeux voyant l’heureuse peinture des réunions amicales ; Linton blanc comme un linge, encore plus que d’habitude et agitant son arme comme un sabre de guerrier, un peu plus loin le dénommé Jamie contemplait le résultat de ce qui semblait être son œuvre. Le feu grandissait de seconde en secondes, quelques explosions tonnèrent et Linton se jeta à terre avec un petit cri de rat effrayé alors que l’autre pactisant (croyait-elle) rigolait comme une hyène en contemplant ce qui serait peut être leur futur tombeau. Joan se souvint de la foi où elle avait brûlé preque entièrement, à New York semble-il, servant de protection à Travis Eden alors qu’un bâtiment prit feu. Elle avait mit des semaines à guerrier car les restes de centres lui démangeaient les plaies et elle s’y aventurait souvent avec ses doigts. Souvenir fort déplaisant qui le fit qu’accroître son énervement et l’irritation sournoise que lui procurait son impuissance.
Ce ne fut qu’à ce moment là qu’elle remarqua enfin le visage du guerrier à l’armement de plusieurs tonnes. Il semblait encore plus accablé par la situation et le feu créait sur ses joues transpirées une sorte de miroir déformant que Joan trouva fort joli et qu’elle fixa pendant plusieurs secondes ; oubliant même l’amalgame de dangers qui rodaient autour.
- « Tu as encore l’audace de faire semblant ? J’ai très bien saisit que tu as déclanché ce feu intentionnellement ! » Hurla Linton en se relevant et courant vers la sortie.
Du coin de l’œil, Joan contemplait la scène, c’est à peine si elle pouvait maintenir ses paupières ouvertes, sentant que petit à petit, ses chairs s’assemblaient et qu’elle pourrait peut être se sauver avant de cramer comme un marshmallow mal aimé. Curieusement, Linton revint sur ses pas, son visage avait reprit de l’assurance, défiant du regard tantôt Jamie, tantôt l’homme armé…hum, l’homme armé, Joan le trouvait terriblement luissent et splendide. Il avait une certaine classe qui lui rappelait vaguement Aaron entrain de nettoyer ses revolvers – nudité en moins.
- « Je l’emporte, et ne vous avisez pas d’interférer. Vous ne savez pas de quoi je suis capable ! »
Le toit commença à s’effondrer, les flammes avaient gagné un bon morceau du hagard et il était temps de s’en aller, sérieusement. A ce moment là, Joan sentit les foutues bras de Linton la saisir par en dessous les bras, laissant ses paumes s’aplatir sur ses seins et glisser, non sans facilité déconcertant, une main entre ses cuisses. Un nécrophile ? Il la souleva avec brutalité la lança sur son épaule, à la manière d’un son de patates, reculant avec appréhension. Finalement il n’y avait rien de pervers là dedans…
- « Je vous préviens, n’approchez pas, elle est à moi ! »
Putain on se croirait dans les Feux de l’Amour. Les feux, c’est bien dit. L’amour pas certain.
Linton se mit à courir. Son corps maigrichon portait sans aucun mal celui de la jeune femme. Comme Pinocchio qui s’était fait soudainement fait introduire le souffle de vie, Joan brailla d’abord avant d’administrer un coup de pied dans les tripes de Linton qui refit son cri de rat contrarié. Retrouvant l’usage de ses jambes et impatiente de tous les faire crever, ces satanés pactisans, démons, vomissures des enfers, Joan courut rapidement vers l’ouverture de la porte du hagard, bien que tenté de tuer son kidnappeur. Mais chaque chose dans son temps.
Elle ferma d’un coup sec la sortie (espérant que celle-ci soit la seule), alors que le feu gagnait de plus en plus de place, défiant du regard les deux hommes et l’ordure originelle qu’était ce Jamie, se permettant d’avoir des réflexions sur la monstruosité des autres.
- « Bon rôti et joyeux voyage en enfer, mes compagnons ! » Hurla-t-elle comme pour s’assurer qu’elle était bien vivante. « Si quelqu’un approche de moi ou de cette sortie, je lui bouffe un bras comme du pathé. T’as pas apprit de tes erreurs Heathcliff ? Il faut que tu me pelotes une deuxième fois pour comprendre à quel point les monstres sont indomptables comme l’a si bien dit cet espion qui a plutôt l’air d’un plancton unijambiste ? » Elle gémit un peu, cria alors que la balle de sa cuisse retomba par terre avec du pus et de la chair rosâtre. « Toi ! » Hurla-t-elle à l’intention de l’homme armé. « Tu peux te casser, t’as l’air trop utile pour mourir… » Déclara Joan n’osant pas remplacer « utile » par « canon » ou « choupi ».
Son regard se reporta sur Linton, qui pointait son arme vers elle. Ah ! Elle n’avait pas réfléchi à l’éventualité de se faire tirer dessus.

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Jonathan Connor
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Mer 21 Mai - 2:25

((HJ: ouais, j,ai encore fait moins de mots!))

Celui qu’il gardait rivé entre ses deux yeux de glace, celui qui dégageait ces fines volutes odorantes de cigarette comme si l’endroit n’était pas déjà assez nocif pour l’odorat, se lança rapidement dans un résumé de la situation. Et quel résumé : avait-on appris à cet homme comment réaliser un texte ou un discours structuré, chronologiquement et logiquement? Jonathan ne pouvait s’empêcher de songer au style d’expression naïf des enfants de 7 à 11 ans avec tous ces commentaires imbriqués à l’histoire au point ou son regard perdit quelque peu de sa noirceur alors que la perplexité menaçait de prendre le dessus et d’afficher clairement ses couleurs. Somme toute, il compris cependant toute l’histoire, restant pourtant un peu incrédule devant son excentricité : Maddend était-il en train de se moquer éperdument de lui? Il n’avait aucun moyen d’être sûr, mais ne voulait pas paraître aveugle s’il se concentrait à ne rien croire, ni trop crédule s’il acceptait les explications… Il se décida donc à jouer aux indéchiffrables, jusqu’à ce que ce Jamie s’effondre vers l’arrière comme un grisé par l’alcool à faire le test d’équilibre des patrouilles policières venant de l’intercepter. Le blond, sûrement celui espionné, se trouva lui aussi affalé au sol, mais aucune chute ne fut aussi exaspérante que celle de Maddend, tant que Connor renversa la tête légèrement vers l’arrière en poussant un court soupir de frustration.

Il croisa sommairement ses bras, sommairement puisque avec des armes aux mains, c’était un peu plus délicat, retournant son regard d’aigle sur la scène : la femme rampait, l’homme blond était effrayé et dans la ligne de mire de la femme, Jamie se relevait avec le reflet doré des flammes sur lui… Des flammes. Comme si les choses n’étaient pas déjà assez démentes ainsi, il fallait qu’un deuxième… non cinquième si on compte la présence de Jamie, vienne s’abattre sur le mercenaire! Il n’était tout de même pas l’éducateur du jardin d’enfant ci-présent! Déjà le pire de tous s’engageait dans une chaude lutte contre quelques flammèches entreprenantes qui menaçait déjà ses jambes, et là-dessus, Connor était entièrement du côté du feu, l’encourageant mentalement même. Malgré ses sympathies par la pensée, il ne put s’empêcher de commenter avec une touche sardonique aux petits cris répétitifs de l’étrange, pensant déjà à la suite :


« Merde merde merde, et oui tu as raison de le dire… alors maintenant que vos histoires deviennent aussi entrelacées, vous avez prévu vous rencontrer au petit restau de fruits de mer du coin?... parce que moi j’en profiterais pour vous laisser à vos petits jeux, vous vous débrouillez assez bien… »

Il n’avait plus rien à faire ici après tout : il avait étancher sa soif de savoir ce qu’il se tramait ici, et les acteurs du petit drame, de cette scénette pire qu’un burlesque, n’avait qu’à régler leurs problèmes entre eux, s’il ne s’entretuaient pas tous. Quoi que s’il s’entretuaient, cela n’allait pas changer grand-chose après tout : une mouche à merde des plus collantes, une sorte de criminel voulant en engager un autre pour tuer le premier, une pactisane qui avait un pouvoir assez inquiétant et un emploi qui l’était tout autant… Jonathan ne se dérangerait pas à tous les plomber lui-même, mais il ne pleurerait pas leur disparition si elle advenait, comme s’il pleurait de toute façon. Il lança un dernier coup d’œil à ce beau petit monde, encore exaspéré et perplexe devant le ridicule qui s’opérait, incapable de se mettre en colère contre ceux-ci, ne pouvant que se refrogner : le blond debout, Jamie hébété, la morte examinant les alentours… et ce damné feu qui prenait de l’expansion, attaquant vivement les caisses de bois et les détritus tout autour. La chaleur augmentait qui plus est, déjà qu’il avait toujours détesté les températures élevées, mêmes lorsqu’il avait passé sa jeunesse dans le sud du pays après que sa famille aille déménagée du Rhodes Island… quoi que alors il n’avait pas ses aptitudes améliorées… Peu importe : même après les avoir reçut il avait détesté la chaleur mais avait pourtant parcouru le nord du Mexique entre autre… Tout cela pour dire qu’il aurait voulut que pour une fois son métabolisme ne soit pas si fort et qu’il ne porte pas de long manteau et des gants alors que l’endroit en entier prenait feu.

Une explosion tout près suffit à sortir très brutalement Connor de ses pensées sur ne nouvelle vision : en effet, le feu était rapide, ce serait le temps d’évacuer en se disant au diable les pompiers. Il scanna les alentours à la recherche inconsciente d’innocent à sauver, mais n’aperçut que les morts et leur petit groupe, le criminel pâle s’enfuyant déjà en hurlant sa haine envers Jamie le mercenaire s’apprêtait à imiter l’autre, autant au niveau exprimer sa haine que celui qui consistait à sortir de l’entrepôt, mais fut stoppé dans ses intentions lorsque le blondinet revint sur ses pas.


« Ne nous annonce pas que la sortie de ce côté est bloquée… »

Connor lâcha à l’intention du coureur de fond d’un ton traînant et mordant reflétant son ennuie et sa contrariété. Mais bientôt, avec les acrobaties à deux du blondinet et de la morte sanglante, et tachante de son hémoglobine, signifiant clairement qu’il était revenu pour kidnapper une seconde fois, comme si l’histoire n’était pas déjà assez pathétique. Comme de fait, il les avertit de menaces en l’air avant de reprendre sa course littéralement folle d’une façon qui faillit faire ricaner Jonathan avec mépris, le sourire en coin railleur l’emportant lorsque la morte se mit à se débattre : le blond affichait un air risible.

Cependant, un quatuor de poutres enflammées se décrochant du toit maintenant en feu eurent tôt fait de distraire Connor alors qu’elles faillirent s’abattre sur lui, la plus sans-gêne du groupe le percutant à l’épaule alors que le bond vers l’arrière qu’il fit ne suffit pas à l’écarter du danger. Il échappa son arme, il ploya instinctivement du genou sous l’impact en se dégageant sur le côté et plaqua une main à son épaule l’instant ou il fut libéré, sifflant et grimaçant sous la douleur. S’en suivit une cascade de juron des plus corsés alors qu’il retira sa main agrippée puisque son seul contact empirait la sensation, l’idée venue évidemment que le choc fut assez pour luxer l’articulation l’espace d’une seconde, laissant les ligaments –dont la solidité surhumaine avait pu empêcher le membre d’arracher- étirés et franchement endoloris. C’allait guérir, mais pour l’instant cela suffisait pour redonner mauvaise humeur à l’homme, surtout maintenant qu’il ne sentait que des picotements dans ce bras qu’il n’osait plus remuer sauf frissonner sans qu’il puisse le contrôler.

Et voilà que pendant ce moment éprouvant, la morte avait repris toutes ses forces, assez pour se libérer, courir à la porte et héler le reste de la joyeuse troupe avec ses propos de psychopathe. Jonathan leva son regard vers elle, sa main toujours hésitante et flottant au dessus de son épaule meurtrie sans lui toucher, se fermant en un poing et s’ouvrant avec souci, constatant que tout le sang qui la maculait ne lui donnait pas du tout u allure saine d’esprit. Connor s’assombrit encore, serrant les dents… non en fait elles étaient déjà serrées, ne quittant pas des yeux celle qui voulait partager son tombeau. Et voilà que la morte lui faisait une fleur et lui proposait la grâce d’être le seul trop précieux pour demeurer, le saisissant certainement au point ou il en dressa un sourcil avec perplexité.

Encore un revirement : celui qu’elle appelait Heathcliff se servit de son cerveau qu’à demi et pointa son arme sur le chiffon ensanglanté marchant et bloquant la porte. Pourtant le Rhodes Islandais n’allait pas le laisser faire une fois de plus, peu importe ce qu’elle lui avait fait et ce qu’elle menaçait de faire à tous, sauf à lui-même… Bien que c’était peut-être plus cette histoire de le laisser s’en aller qui l’intriguait trop pour laisser la pactisane se faire détruire à nouveau : qui dit que ce ne fut pas la balle au cerveau qui la rendit aussi démente? Le connaissait-elle? Chose certaine, Jonathan baissa son bras hésitant au dessus du deuxième pour se redonner de la prestance et de la fierté et marcha d’un pas énergique jusqu’à rejoindre le blondinet –bien que chaque pas lui lâchait une décharge électrique dans son épaule ruinée de chat dont même la condition d'invisible l'avait trahit.


« Hors de question que tu la troues une fois de plus, Heathcliff : tu as déjà asseyé, ça ne fonctionne pas, c’est puéril de recommencer… »

Le mercenaire fit d’un ton autoritaire et quelque peu empreint de cette langueur flegmatique, atteignant enfin le blondin et lui posant sa main valide sur l’épaule et le tirant légèrement vers l’arrière pour l’empêcher de tenir la femme en joue. Heathcliff sursauta sous le contact comme un lapin effrayé et se tortilla sous la poigne de fer pour faire face à l’autre homme tout en crachant d’un ton enragé et paniqué :

« Toi le gorille lâches-moi! Tu peux bien vouloir l’épargner la chienne : elle n’a rien contre toi d’abord! »

Connor était déjà cent fois trop frustré, refrogné, enragé, trop les nerfs à vif depuis qu’il s’était fait avoir comme un débutant par une poutre, trop agacé par cette scène qui ne menait à absolument rien : il perdit son sang-froid :. « Gorille?! Fermes ta gueule de Dandy bâtard, sale trou de cul! » Gronda t’il avec rage tout en donnant une (petite pour lui, mais forte pour l’humain régulier) poussée sur le blondinet pour le balancer vers l’arrière

« Trou de cul toi-même! »

L’autre fit après s’être ressaisit, donnant à son tour une poussée sur l’homme en noir faisant au moins une tête de plus que lui… mais il eut la chance ou la grande malchance de frapper sans le vouloir directement sur le membre blessé de l’armoire à glace. Jonathan dut reculer en frissonnant d’un pas sous la douleur, et non pas sous l’impact puisque l’autre poussait comme une fillette, et se mordre les lèvres à nouveau pour ne pas s’exclamer… avant de laisser sa colère l’envahir et avant de répliquer :

« Goddamned fuckin’ attardé! »

Le tout avec un bon uppercut directement dans l’estomac du blondinet…
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Sam 24 Mai - 1:56

« Hum… »

Fallait bien l’avouer, il n’avait strictement rien compris à ce qu’elle lui avait dit, si ce n’était qu’il risquait de perdre un bras s’il essayait de sortir. Sans parler des deux autres qui pensaient de toute évidence que se battre était la seule chose à faire pour s’en sortir vivant. Mouais… il doutait fort que se taper dessus était la meilleure solution, mais si ça les amusait, autant qu’ils continuent. Et quitte à donner un coup de main à l’un, Jamie était presque tenté de frapper Joséphine, histoire que l’asperge blonde puisse plomber la morte et qu’ainsi ils puissent quitter les lieux. Car bon, si Jonjon avait le droit de partir, pas eux. Et puis en quel honneur il avait le droit de partir lui ? A croire qu’elle avait besoin de lunettes la fille, le moins chiant et le plus captivant dans l’histoire, c’était lui, pas l’ange gardien ou le brin de blé calciné.

Bah… il ferma simplement les yeux en se grattant le sommet du crâne pour trouver une solution et quitter le hangar en feu, sans se préoccuper du nouveau couple de l’année. Alors, s’il levait son index vers le ciel, il sentirait forcément le vent, donc une issue… alors menant son doigt à sa bouche, il le suça juste avant de le lever fièrement comme une nouvelle arme vers le plafond, son regard s’y orientant dans un seul et même geste. Et ce qu’il vit… pourquoi avait-il cassé les escaliers ? La sortie… la seule autre sortie lui faisait de l’œil à l’étage, sa petite lucarne le regardait, charmeuse.

« Je me disais bien qu’une arbalète comme Sydney Fox ça me serait forcément utile… je vais me plaindre. » marmonna-t-il alors, tandis qu’il regardait obstinément le plafond, pendant que le pirate délavé s’attaquait au corsaire, cherchant à le laisser la tuer, la renvoyer au pays de Morphée le temps qu’ils sortent.

Raaaah, Jon ne pensait décidément à rien, il ne fallait pas chercher à la détruire, juste la faire se taire et l’empêcher de bouffer quelqu’un d’autre, enfin surtout pas lui. Ce fut à cet instant que le responsable de leur présence dans ce merdier se décida à interpeller Jamie, histoire de se tirer d’affaire, alors qu’il s’était rendu compte qu’il ne viendrait pas facilement à bout de l’armoire à glace.

« Aide-moi et je te ferai sortir d’ici ! »
« Moi je touche pas à mes potes, même pour tout le fric que tu pourrais me proposer, macaque. »

Il y avait ça, et surtout, il connaissait suffisamment Joséphine pour ne rien tenter contre lui à moins de vouloir terminer à l’hôpital. Et puis depuis quand les gangsters faisaient appel à lui ? C’était nouveau ? Wou-hou ! Sa côte augmentait, tout autant que sa réputation de grand espion international à travers le monde entier ! En attendant, fallait bien trouver un moyen de ne pas finir en poulet rôti, aussi il cherchait la petite télécommande qui lui aurait évité de tomber par terre tout à l’heure s’il l’avait eu avant. Ahhhh ! Elle était là-bas ! Où ça ? Ben dans les flammes pardi. Il lui suffisait de se faufiler comme ça sur le rebord, d’éviter les flammes en jouant à un monstre mutant, mi-sangsue, mi-crabe, capable de résister à des températures extrêmes, et surtout à finir par marcher sur quelque chose qui craquait laborieusement sous ses pieds. Allez ! Il fallait à tout pris rejoindre le petit boîtier, sinon Imhotep allait déclancher la fin du monde : Tayot !!

« 1 000 $ ! » hurla l’autre, sans le faire réagir.

Ca y est, il saisissait enfin la petite télécommande, qu’il faisait sauter entre ses doigts tellement celle-ci était chaude. Oui bon maintenant, le truc, c’était bien sûr de savoir comment ça marchait. Alors, s’il poussait le bouton noir… ça le faisait aller vers la droite, s’il appuyait sur le bouton rouge, ça… tombait très vite sur le sol, et cassait des caisses. Il manqua de tomber sous la secousse qui heurta son promontoire, alors qu’il sautait directement sur le sol comme un ouistiti, lâchant le petit boîtier qui termina sa course dans les flammes, commençant littéralement à fondre. Bon et bien, il n’y avait plus qu’un moyen… escalader la chaîne. Il prit son élan et sauta sur celle-ci, tanguant de gauche à droite sans pouvoir l’arrêter, ses pieds s’enroulant frénétiquement autour, tandis que l’une de ses mains se plaquait sur ses lèvres pour l’empêcher de rendre son repas du soir.

Lorsque le tout s’arrêta de bouger et qu’il commençait à sentir ses fesses rougir comme sous l’effet d’une couche sale, il jeta un coup d’œil à Joan qui se tenait toujours à la porte, et les deux énergumènes se battant toujours, Heathcliff ayant visiblement l’envie de se débarrasser de la fille, et l’autre ne le voulant pas. Il se décida à se hisser du mieux qu’il pouvait, rampant le long de sa corde de secours à la manière d’une limace. Hé, hé, le jour où quelqu’un aurait la peau de Jamie Maddend n’était pas encore arrivé ! Malheureusement, une balle le frôla de peu, et observant une nouvelle fois le sol, il remarqua que le psychopathe de service avait décidé de le prendre pour cible, comme s’il voulait se venger qu’il ait une chance de s’en sortir et pas lui. Sous la surprise, la chaîne s’était remise à tanguer, et il était hors de question qu’il la lâche, mais il tomba droit sur l’emmerdeur numéro un qui venait d’essayer de le flinguer, avant qu’il ne vomisse sur lui. Ce qu’il était beau dans cette belle couleur orange, ça lui allait comme un gant.

« Mais tu fais chier, j’allais partiiir ! » s’énerva Jamie en se relevant, et titubant dans la direction de Joan.
« Mais c’est… répugnant ! »
« Ouais hein ? » commenta-t-il en s’emparant de son arme qui était restée à sa ceinture pour menacer la casse-pieds notoire. « Allez, soit sympa, laisse-moi passer, j'ai pas envie d'avoir à te tirer dessus, t'es plutôt pas mal dans ton genre. Je te promets, je t’aurais pas laissé crever ici à ta place. » Oui... pas mal si on aimait les zombies, mais elle avait été mieux avant de se faire trouer par un imbécile, ça c'était certain.

Et si Jonjon décidait de l’en empêcher, il se voyait bien taper du pieds de contrariété alors qu’il voulait juste qu’elle le laisse sortir d’ici, sinon il était bon pour tenter de rejouer au chimpanzé, avec, espérons-le, plus de chance.

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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Lun 26 Mai - 14:49

« Allez, soit sympa, laisse-moi passer, j'ai pas envie d'avoir à te tirer dessus, t'es plutôt pas mal dans ton genre. Je te promets, je t’aurais pas laissé crever ici à ta place. »

Joan scruta les lèvres de cet espion d’exception. Puis inspecta le fond de ses amygdales lorsqu’il parla de le laisser partir, ouvrant son gosier comme celui d’un oisillon, prêt à engloutir un serpent. Puis elle balaya du regard Heathcliff, qui gémissait encore, s’exclamait comme une star qui dénonce l’inégale répartition des richesses dans le monde, déclarant l’émotion à la gorge qu’il fallait faire des dons par téléphone au 09-77…. Linton, Linton, tellement fier et sûr jadis, il se retrouvait avec les entrailles de son espion sur la belle étoffe qui composait son ensemble de vêtements. Oh ! Comment elle était d’accord avec lui ! C’était on ne peut plus écoeurant. Un doute vint assaillir la pactisante. Jusqu’ici elle n’y avait jamais songé. Lorsqu’elle engloutissait des gens c’était leur vomi et leurs déchets qu’elle suçait également, comme un vampire désespéré, plongeant ses canines dans le coup rugueux d’un vieillard alcoolique et séropositif. Joan avait conscience de l’impropreté de son pouvoir, mais jamais jusqu’à maintenant elle ne s’était imaginé en détail, la chair et surtout les salissures immondes qui pénétraient son corps comme une rivière tranquille, comme le Gange (si propre) qui se jette dans le Golfe du Bengale. Magnifique, Magnifique ! A décortiquer ce pactisant- ce tarzan des malheurs- en détails, jadis si appétissant qui emplissant Joan d’une faim inquiétante, venait de se transformer en Royan Canin périmé, pour elle.

Dans la confusion la plus absolue, alors que le hagard continuait sereinement de brûler et de faire hurler le bois et exploser les vitres, quelques coups de feu maladroits s’entendant au loin, Joan resta interdite, fixant avec horreur le premier de son espèce qui n’avait pas suscité chez elle une envie de meurtre, ni même une quelconque convoitise. Son cœur s’emballa, les crises répétées dues à ses besoins de tuer n’avaient l’air plus que d’un vague souvenir. Une nouvelle erre ? Sa démence était finie ? Plus de névrose ? Car c’était impossible pour elle de penser que c’était ces yeux globuleux et verts comme une marre de grenouille, et cette voix si antipathique qu’elle vous donne la nausée (même à son propriétaire apparemment) qui étaient l’auteur de ce calme olympien qui régnait dans l’esprit de Joan. Inconcevable. Elle n’y songea même pas.

- « Les hommes maudissent les démons, mais regardez vous, les pactisant ne valent pas mieux ! »|/color] Hurla Linton, ayant enlevé ses vêtements couverts de vomis. La scène risible devenait inquiétante. [color=burlywood] « J’aurais aimé être un démon et pas un satané monstre. On est tous des monstres Jamie, tu ne vaux pas mieux que nous ! »
Il s’avança d’un pas certain, le ridicule de son être s’effondrant soudainement, son regard apeuré disparut en un instant, tournant au jaune orangé alors que ses bras blancs prenaient une teinte violacée. Joan resta interdite ; on aurait dit contre son gré. La voilà de nouveau éprise par un pactisant. C’était donc ça qu’il était, le Heathcliff. Rien d’autre qu’un chien de monstre, tellement appétissant à ses yeux.
- « Je n’aurais jamais pensé en arriver là. » Aboya-t-il se retournant légèrement vers Jonathan pour lui accorder un regard sombre et serein. C’était toute une autre personne. « Ne t’en mêle pas, tu n’auras qu’à faire ce que Joan t’as dit. »
Un mouvement brusque colla la pactisane contre la porte, son regard apeuré toujours fixé sur Jamie qui semblait plus sceptique désormais.
- « Je…je ne peux plus bouger… » Murmura Joan, alors qu’un filet de sang serpenta de sa bouche.

C’est quelque mètres qui séparaient Joan et Linton, une lumière bleuté les ayant entouré, tout ce passa en l’espace de quelques secondes, l’image de l’homme s’effaça, comme un vieux film grésillant et dans un boucan semblable à celui du décollage d’Ariane, un évènement fusionnel se produit. Oui, on aurait pu appeler ceci une fusion, ou alors un n’importe quoi inattendu ; le fait est que Linton fut comme aspiré par le corps de Joan, sans aucun contact, ce n’était donc pas le pouvoir de la femme qui était un jeu.

Elle tomba à genoux, un râle grave et peu féminin s’échappant de ses lèvres. Quelques bruits étranges puis un rire nerveux et elle se releva, aisée et le regard jaunâtre comme une panthère.

- « J’aurais aimé attendre un moment plus confortable pour étonner Joan, mais je crois que je n’avais pas le choix. Bien le bonjour. Soyez certains que je me vengerais. »

La voix était celle de Linton. On ne pouvait pas se tromper et rapidement, le corps de Joan sortir de l’endroit en feu et ses jambes commençaient à courir.

Capable de voyager d’un corps à l’autre, animal ou humain, Linton, son le caractère facilement irritable et rapidement inquiéter et paniqué, prenait toute son aisance lorsqu’il empruntait le corps de quelqu’un d’autre, allant jusqu’à adopter des traits de caractère et les habitudes les plus marquées de ses hôtes, les gardant des fois plusieurs semaines après l’avoir quitté. Joan semblait être la personne parfaite. Bien qu’il aurait aimé qu’elle soit un homme pour avoir l’air plus imposant dans les projets qu’il avait, Linton se fit à l’idée de devenir une femme. Son pouvoir était en parfaite harmonie avec le sien et il avait beau chercher, il ne trouvait aucun autre pactisant avec les mêmes capacités. Il avait eut d’abord dans l’idée de s’en faire une alliée pour l’étudier et savoir les limites de son pouvoir, mais la situation n’avait pas tourné plus mal. C’était même parfait. La période d’essayage du produit – à savoir Joan – avait commencé.

Son libre arbitre et sa conscience ayant été mit en veille, Linton pouvait faire ce que bon lui semblait. Le monde semblait lui appartenir. Si jamais son pouvoir est trop compliqué, il s’en débarrassera par suicide…
- « Mais je me régénère du con ! » Claqua une voix dans sa tête.
Linton s’arrêta de courir, fit lentement un tour sur lui-même en espérant trouver une femme avec le même ton que Joan. Le hangar en feu au loin accouchait des deux autres hommes. Il se vengerait, mais pas maintenant. Cependant il avait comme une envie irrésistible d’aller les voir… spécialement Jamie. Il jeta la faute sur son comportement affreux, ne se doutant pas un moment qu’il allait avoir une crise d’envie de pactisant bientôt. Le corps lui appartenait, le pouvoir n’était qu’à lui, de même pour cette envie décidément plus physique que psychique, de manger du pactisant.

Linton recula derrière une grande baine à ordure, entendant déjà les pompiers sur les territoires du port. Les deux hommes allaient sûrement s’en aller, et il allait les suivre et… les manger ?
- « C’est quoi ces pensées… doux Jésus ? »…susurra-t-il alors que sa bouche commença instantanément à saliver.
- « C’est une crise, ducon. Tu es dans la merde. »
- « Mais non, je… »
- « Tu es en moi, ça fait 20 ans que je mange de l’humain. Alors je t’assure, tu es dans la merde. »
- « Qui…qui est tu ? » Il glissa une main vers le visage de Joan, ne comprenant pas.
- « Il n’y a rien à comprendre, Linton. Sors d’ici. »

Un court instant suivit et puis un autre silence inquiétant, les yeux toujours rivés sur Jamie et Jonathan au loin.
- « Je ne… je …ah ! Ah !!!! »
- « Quoi quoi quoi ? »
- « Laisse moi sortir ! »
- « Hein ? »
- « Je ne peux pas sortir de toi, et pourquoi tu parles dans ma tête… pourquoi…pourquoi ? T’es supposée être… être inconsciente…L…LAISSE MOI SORTIIIIIR »

Le cri s’envola au loin, mais personne n’entendit rien. Le feu craquetait férocement, et les camions des pompiers préparaient leur entré en scène.
- « Ecoutes Linton, c’est pas moi qui a déliré, réessaye, sors d’ici. »
- « J’ai…j’ai besoin…je …veux… » [
- « Quoi ? »
- « Manger…Jamie »
- « Non…non, je t’interdis de bouffer ce gros dégelasse ! »

Mais les jambes de Joan se mirent à courir en direction des deux autres hommes qui s’éloignaient, sa tête grouillant de pensées et Linton murmurant comme un psychopathe ‘manger, manger Jamie, manger, manger’. Bon sang, si elle se serait rendu compte plus tôt qu’elle faisait autant pitié pendant ses crises… Mais un point de vu externe sur sa personne ne fait jamais de mal, il fallait juste espérer que Linton n’est pas un sado-masochiste ou un amateur de brocolis. Elle avait horreur de ça.

Voir sa vie à travers ses yeux, sentir ses pieds claquer sur le bitume et le chaleur du feu chauffer votre corps en fusion était fichtrement étrange. Joan ne pouvait rien faire, pas même raisonner Linton qui n’avait pas l’air de bien gérer la crise, courant comme un fou vers Jonathan et Jamie.

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Jonathan Connor
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Mar 27 Mai - 12:15

Jonathan aurait put frapper plus durement, s’inspirer de la méthode de poussée abdominales chez une victime consciente et faire en sorte que le coup remonte vers le haut avec une pente de courbure plus prononcée : au lieu de débloquer les voies respiratoires, il aurait facilement put écraser l’estomac et le foie de Heathcliff au point où son diaphragme se serait percé sous l’impact et l’hémorragie… Un jeu d’enfant pour un pactisan comme lui, mais malgré sa rage il ne le fit pas : il était un homme de fer, fier, stoïque, mais pas une brute bestiale qui tuait à la moindre colère… L’humain souffrait et mettait un temps à s’étouffer, plié en deux, avant de reprendre son souffle avec peine, donnant un spectacle qui valait plus la peine que sa propre mort.

Connor avait déjà atténué son courroux, et eut même la grâce de laisser le blondin à sa souffrance un instant, profitant de la distraction pour retourner dignement récupérer l’arme qu’il avait échappée stupidement lorsqu’il fut blessé, avant de revenir où il était initialement et d’agir comme s’il ne voyait pas l’autre grogner de douleur. Le mercenaire rangea même ses fameux armes, les deux, de gestes experts de celui qui avait plus de la moitié de sa vie d’expérience en chasse et en interventions pseudo-SWATT contre de dangereux démons et pactisant, prouvant à tous qu’il savait quand même rester maître de sa personne.

Et sa bonté le perdra : le pâle andouille profita de la courte distraction pour s’élancer contre le Rhodes Islandais, ne perdant pas une seconde et enroulant rapidement ses doigts d’efféminé autour du cou du chasseur-mercenaire. Il ne fallut que deux tiers de seconde avant que les réflexe de Connor entrent en jeu, l’homme relevant prestement son coude au visage de l’attaquant, s’en dégageant aussi simplement. Évidemment, l’autre tituba et recula en s’agrippant la mâchoire comme si sa vie en dépendait.


« Me prouver que tu es idiot, ça aussi tu la déjà fait alors restons en ici, ça vaut mieux pour toi… » Jonathan avertit soudainement l’autre d’un ton autoritaire, sa posture encore inconsciemment en mode défensif. Oui, il proposait à cet ordure de Heathcliff une solution facile qui lui éviterait bien d’autres souffrances.

Mais alors, au lieu de prendre un air désolé et cesser les hostilités, le blondinet recula quelque peu jusqu’à ce qu’il rencontre une de ces nombreuses boîtes recouvertes de débris en flammes et, avec un petit cri lorsque la chaleur du feu menaça sa main, il se saisit d’une planche de bois quelconque et la lança en direction du mercenaire en noir avant de s’élancer à nouveau sans attendre que le projectile atteigne quoi que ce soit. Connor dut faire un bond vers l’arrière pour éviter ce qui risquerait de le brûler, réalisant le mouvement avec agilité et étant déjà prêt à se défendre contre le blond qui fonçait à nouveau vers lui : cette fois, Jon était sur ses gardes. En effet, tout cela en un éclair, il évita habilement un coup de poing lancé sans soin et répliqua d’un direct court et sec de sa gauche au visage de l’autre, d’un autre, puis se prépara à balancer son poids pour envoyer un coup de force appuyée avec sa droite… et juste l’amorce du mouvement ne fut qu’un choc douloureux : il avait oublié, les ligaments sûrement, pas encore assez guéri pour convenablement remuer le bras, et cela même si on oublie l’affliction que déranger le tissus blessé causait. Jonathan ne put réprimer un frisson malgré son seuil de tolérance à la douleur très élevé, reportant sa main capable sur son épaule ruinée, retenant son souffle et serrant sa mâchoire. Et comme si ce n’était pas suffisant, le taré d’Heathcliff se remit de ses coups et remarqua l’air crispé de son adversaire ainsi que sa tendance à s’agripper le bras droit… Ils échangèrent un regard : le blond débordant d’une nouvelle joie sadique d’avoir ainsi découvert un point faible, Connor dont seul ses yeux azuré trahissait son horreur d’être ainsi découvert.

S’en suivit un affrontement où Jonathan avait presque des difficultés : il n’avait aucune envie de tuer l’autre, connaissant sa force surhumain et malgré le fait que ce blondasse méritait sûrement la mort, mais à la fois il devait parer et attaquer d’un seul bras –et de coup de genoux et quelques prises de catch ou d’autodéfense- tandis que l’autre prenait un malin plaisir à toujours chercher à percuter le membre blessé. Connor n’était pas en difficulté, mais les nombreux phénomènes physiques, moraux en plus de la chaleur étouffante firent en sorte que Jonathan ne put briser sa concentration et ne put terminer le combat en quelques coups bien stratégiques maintenant qu’il la jouait plutôt défensive. Somme toute, Heathcliff réalisa que malgré tout il perdait lamentablement, qu’il s’essoufflait à frapper dans le vide en poursuivant une épaule endolorie et qu’il commençait à souffrir un peu plus des blocages et du contact des immuables muscles et os de son adversaire. Maintenant, pathétiquement, il appelait à l’aide, chose qui faillit se mériter un ricanement perplexe et méprisant de la part du mercenaire. Le combat repris et Jonathan se mit à profiter de sa supériorité de plus en plus, prenant les choses à la légère maintenant que son membre meurtrie était bien moins souvent menacé et maintenant que son adversaire était désespéré : il l’humiliait en évitant les coups avec assurance et aisance malgré sa sature, insolent et provocateur, l’effort de forcené que le blond fournissait finissant par seulement le déséquilibrer ridiculement devant le mercenaire. Démonstration d’ego? Combat de coqs futile? Tant pis, c’était une douce vengeance pour Jon, ainsi que son coup de pouce à sa réputation de machine de sang-froid.

Était-ce la cloche de la fin du round? Sûrement pas : c’était un autre méfait de la catastrophe ambulante de Jamie, Connor en fut sûr au moment où le fracas épouvantable le fit se crisper et accompagna la chute de quelque chose de très lourd au sol. Un regard de glace par-dessus son épaule, vers le plafond : oui, en effet Maddend suspendu comme un vers au bout de son hameçon, un vrai macaque trisomique qui ne jouirait qu’à faire la grimace et des pirouettes tout en passant sa frustration face à sa propre absurdité en détruisant des biens dans un entrepôt déjà rapidement décadent… Peut-être était-ce sa seule façon de se sentir apprécié et en contrôle de quoi que ce soit? Connor se prit à douter de la virilité de Maddend. Une dose de haine pour l’andouille névrosé chronique, une dose d’alarmement quand un bruit distinctif rappelant au mercenaire que sa tâche de donner une leçon à un autre crétin notoire n’était pas encore terminée et que ce dernier était toujours dangereux. Oh, deuxième surprise : le blondinet venait de recharger son arme et le déchargea d’une balle en direction du babouin voltigeur.

Puis, avant que Connor puisse arracher l’arme des mains du blond, mais après qu’il eut le réflexe sage de se reculer afin de ne pas recevoir un inepte sur la tête, tout se déroula trop vite et d’une façon trop absurde et médusante, si bien que l’américain se trouva à écarquiller ses yeux bleus devant un homme tombé du ciel et un autre dégoûté et taché de vomissure. Puis, majeure exaspération qui laissa le mercenaire vexé : Jamie décida de jouer aux cow-boy et de prendre la relève en ce qui à trait à vouloir tuer la morte-vivante. Connor soupira avec frustration : s’il devait assommer Mad Maddend pour le détourner de ce but, tant pis il le ferait…. Pourquoi était-ce si dur d’empêcher une bande de clown de s’entretuer?!

Pourquoi? Parce que ces clowns avaient peut-être un air aussi louche, mais un d’eux était beaucoup plus dangereux que Ronald McDonald : Heathcliff. Il s’égosillait, se transformait, s’égosillait encore et changea entièrement, se permettant même de conseiller le Cosaque comme s’il était son dentiste de bonnes intentions. Toujours la même ritournelle : une surprise de taille prit l’homme d’action par surprise et la première chose qu’il réalisa fut le fait que la femme imbibée de sang se retrouvait maintenant à quatre pattes au sol, se relevant avec cet air de hyène sadique, Heathcliff ayant tout bonnement disparu dans un flash… avant de faire sentir sa présence par sa voix désagréable sortie tout droit de sa protégée la zombifiée, puis de les gracier de ses paroles endormantes à mourir en s’enfuyant à toute jambe. Un court vide, Maddend et Connor planté et enraciné alors qu’ils réalisaient ce qu’il venait tout juste de se produire, jusqu’à ces deux secondes plus tard où le pactisan brisa le blanc de son ton à la fois étonné et offensé :

« Qu’est-ce qu’il vient de nous faire, le coup de l’Exorcisme?! »

Encore quelques secondes paralysées avant que Connor empoigne à nouveau son bras blessé pour le stabiliser et amorce un jogging pour évacuer les lieux en vitesse, mais aussi poursuivre ce phénomène inouï. Enfin un peu de fraîcheur après l’air brûlant, mais ce n’était pas ce que le mercenaire avait en tête : il stoppa net sa course une fois dehors, scanna les alentours portuaires de ses yeux d’aigle mais d’un air presque afféré, les sourcils toujours froncés avec perplexité. Il y avait le grincement de la structure, les sirènes qui s’approchaient, l’odeur du port, mais aucune trace de la personne qui avait passé cette porte avant lui. Dans son dos, Maddend sortit à son tour, semblant vouloir prendre une direction qui le mènerait loin d’ici. Sans réfléchir au rôle de l’autre maintenant, trouvant la situation alarmante alors que l’autre probablement pas, Connor fut incrédule de voir l'homme commencer à s’éloigner, le rejoignant rapidement en quelques pas énergiques faisant résonner des bottes au sol, s’exclamant aussitôt avec colère, perplexité et réprimande à la fois:

« Tu comptes laisser Emily Rose et le fou furieux qui la possède se promener librement dans la nature?! Ce Heathcliff a déjà tenté de t‘assassiner et là tu le laisses s’enfuir à bord d’un bolide cent fois plus dangereux et morbide?! »

Connor dépassa l’acrobate déchu à l’estomac vidé, plantant sa forte stature devant lui pour le forcer à stopper, interférer entre lui et la voie facile vers la liberté. De la façon dont il sécurisait son bras droit, il paraissait presque croiser les bras d’un air déterminé, avant de s’exprimer avec sérieux catégorique et une touche de mécontentement presque hostile :

« On ne se cachera pas le fait que tu es un écoeurant et que tu dois t’en foutre d’une façon ou d’une autre, mais il est hors de question que je m’occupe d’une cannibale à la voix de Drag Queen tout seul. Il va falloire que tu te rendes utile pour une fois, et je peux très bien t'y obliger»

À ce moment, advint coup de théâtre qui rendrait Molière jaloux : le toit en entier ainsi qu’une partie supérieur d’un mur de l’entrepôt s’effondra bruyamment, lançant des étincelles du brasier et secouant la terre, les flammes illuminant la bâtisse en entier maintenant. Et alors que le Rhodes Islandais se retourna pour trouver la nouvelle source du vacarme en plissant les yeux devant une lumière si forte, il aperçut une figure frêle approcher en vitesse… la machine à dévorer la chaire! Elle fonçait droit sur eux!

« SheiBe! »

S’exclama Jon, lâchant son épaule pour plonger sa main dans son paletot, sortir son Desert Eagle sauvé de justesse tout à l’heure et le pointer sur l’ex-morte. Un coup tiré de sa mauvaise main –car il n’était pas vraiment ambidextre malgré ses entraînements- toucha la femme possédée directement au genoux en une tentative de freiner sa course meurtrière de Miss Pacman anthropophage. Peut-être qu'une fois stoppée, ils rouveraient un moyen de se débarasser du blondin même dans son nouveau costume...
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Jamie Maddend
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Mer 28 Mai - 14:57

Lorsque Linton repris la parole, Jamie lui jeta un regard plutôt piteux d’un cause toujours tu m’intéresses, puisqu’il ne se sentait pas vraiment concerné par tout ça. Non mais c’était vrai après tout, JAMAIS il n’avait dit qu’il avait des pouvoirs, qu’il était comme Andrew ou il ne savait trop quelle autre merde comme Jonjon. Mais là… il n’y comprenait plus rien, l’enfoiré qui avait voulu le buter avait des pouvoirs plutôt… bizarre, d’autant plus lorsqu’une lumière bleue les enveloppa, le vaurien qu’il était s’approchant finalement d’un pas. Rien n’aurait pu prédire ces nouvelles paroles, ni même sa réaction d’obsédé primaire qui ressortait. Il voulait qu’elle soit encore entière pour pouvoir la sauter plus tard, enfin essayer du moins, mais voilà que l’autre ne voulait pas la laisser accepter sa super proposition digne d’un super héro.

- « Je…je ne peux plus bouger… »
« La touche pas pauvre con… » mais sa voix mourut dans sa gorge comme un lapin égorgé lorsqu’il constata la disparition de l’homme d’affaire, et qu’il plissait les yeux pour tenter de le retrouver quelque part, si cela se trouvait c’était une ruse pour venir le poignarder comme Freddy ! Ahhhhh, il allait hanter ses rêves et tenter de le tuer toutes les nuits, c’était horrible !!!

Mais non, la réaction de la fille signifia clairement qu’il était en elle, ayant pris le contrôle de son corps, ses yeux de félin rappelant des bonbons qui rendaient malades, capables de le faire vomir à nouveau, il laissa sa mâchoire tomber, laissant voir sa langue et ses amygdales sous le choc de la situation. Merde ! Depuis quand c’était possible ça ? Wouhou ! Il avait eu chaud à ses fesses, si l’autre avait réellement été convaincu de sa force imprenable, il se serait introduit en lui, et… il l’aurait violé ! A l’image du loup dans Texavery, Jamie eut ses yeux qui s’agrandirent comme des soucoupes, avant de secouer sa tête pour se réveiller, lorsque Joséphine prit à nouveau la parole.

« Ben c’était plutôt bien réussi je dois dire. » marmona-t-il en réponse tout en se grattant le sommet de son crâne avec la crosse de son arme à feu.

Bref, il fallait cesser de parler, et d’être stupéfait, ou il allait finir par brûler vif comme un rosbif. Aussi il se mit à courir pour sortir rapidement des lieux, et s’éloigner encore de quelques pas, non sans avoir emporter un objet se trouvant dans une caisse, ses patrons seront comptant s’il ramenait l’un d’eux, une preuve de plus contre le dégénéré. Dommage qu’il ait totalement oublié de filmer la scène… ah là là, ça aurait valu un sacré paquet de pognon aux informations du soir ça, et Linton aurait été poursuivit pour le reste de sa putain de vie. Observant du coin de l’oeil Joséphine qui s’arrêtait à la recherche de la morte et de son cavalier, Jamie bifurqua dans la direction opposée, se disant qu’il serait sans doute plus en sécurité s’il rejoignait son meilleur ami, et vite.

Quand il aurait raconté tout ça à l’organisation, ils n’en reviendraient pas… Linton serait forcément éliminé, pas de doute là-dessus, ou alors, et ça serait bien plus drôle, il finirait dans un labo à servir de cobaye. Non mais vous croyez sincèrement qu’il ne savait pas pour qui il travaillait ? Qu’il était aussi con qu’il en avait l’air ? Ben non, figurez-vous qu’il savait depuis le premier jour pour qui ils bossaient et à vrai dire il n’en avait strictement rien à foutre, ils payaient trop bien pour qu’il dise quoi que ça, et en plus qu’ils crèvent, qu’ils vivent, ben c’était leur problème, pas les siens.

« Il peut même aller baiser le pape que ça me ferait ni chaud ni froid. » répondit-il avant d’être stoppé dans son avancée par Joséphine qui se voulait subitement moralisateur. Wouaw… la sainte vierge avait de quoi avoir peur s’il commençait à prêcher pour le camp adverse, parce qu’il était sacrément convainquant pour l’avoir déjà vu à l’action.

Affichant une grimace qui le laissait ressembler à une girafe en colère, Jamie commençait sincèrement à douter de la santé mental de celui qu’il adorait ennuyer quand il le voyait. Rah ! Pas possible ! Il était aussi con que les autres ! Il s’imaginait qu’il avait de supers pouvoirs capables de les tirer de la merde noire dans laquelle l’autre dégénéré les avait mis en prenant possession de la morte. Mais ! Grande nouvelle inimaginable, il n’était qu’un minable trop chanceux, et que sa bonne étoile tirait toujours d’affaire.

« Tu vois Joséphine, oh grand manitou des Robocops, je voudrais vraiment t’aider, mais si t’avais pas encore compris, je suis pas pactisan putain ! »

Sauvé par le gong, le toit s’effondra brusquement juste à ses côtés, alors qu’il apercevait finalement la folle possédée qui revenait en courant vers eux et qui n’arrêtait pas de le regarder…. Lui !!! Ahhhhhhhh, il allait se faire bouffer s’il l’écoutait. Quoi faire, que faire ? Jouer une pièce de théâtre ! Quelle idée absolument géniale, peut-être que Linton allait abandonner l’idée de le bouffer. Ainsi, prenant l’air de Robocop, il commença :

« Ah non mais tu sais, elle veut juste te manger c’est pas grave. »
« Vraiment ? » marmona Jamie.
« Mais oui, si tu m’écoutes tu finiras en héro. » reprit-il d’une voix plus grave, affichant un visage de tueur.
« Ah ouais ? »
« Mais oui ! » continua-t-il en Robocop avant de l’imiter en train de tirer sur Joan, avant d’interrompre son geste. C’était le moment parfait pour prendre ses jambes à son coup.
« Bon ben puisque t’es occupé, je vais te laisser. »

Malheureusement, Jonjon l’attrapa par le col de sa chemise qui craqua sous son geste. Il voulait le désaper maintenant, pas possible, c’était tous des obsédés aujourd’hui, il n’y avait pas d’autres explications. C’était la marmotte qui allait être jalouse de ses mésaventures, c’était encore mieux que le papier alu cette nuit. Car Jamie ne cessa pas de tenter d’avancer, faisant durant quelques secondes du surplace, comme s’il marchait sur un tapis roulant qui allait finir par s’envoler tant ses pieds glissaient en fumant sur le bitume qui se refusait à l’aider à s’échapper.

« Lâche-moi tartempion ou la blonde va nous manger tous les deux ! » et il valait mieux Jon que lui.

Mais le tissu en décida finalement autrement et céda en le propulsant vers l’avant, le laissant se retrouver sans haut, son torse dévoilé au monde entier et lui affalé sur le sol comme un con. Déjà il se relevait sans demander son reste et se remettant à courir en hurlant comme un abruti alors que les pompiers arrivaient finalement sur les lieux, observant sans bouger la scène qui se déroulait devant eux, alors que le bâtiment était déjà perdu de toute manière.

« Aaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh ! Lui il est meilleur, moi je suis racis, je pus, je suis de la viande avarié ! Suffit de demander à ma mère ! » continuait-il à crier tout en courant comme un dératé dans le sens opposé aux deux autres, sans même remarquer qu’elle était à terre.

Il devait sans doute manquer les popcorns.

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Joan Eden
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Ven 4 Juil - 1:53

après un millénaire, quelqu'un a réveillé la momie pour qu'elle poste

Dans son élan guerrier et courageux, Linton sentit la balle traverser son genou. Ce ne fut qu’une douleur partielle cependant, voilée par le cri indomptable de son désir de manger. Courant comme un lévrier il prit appuie sur sa jambe valide, s’envolant dans les airs – à quelques centimètres du sol – et on pouvait presque voir la scène au ralentit. Lentement, comme une mongole-fière en plein orage, il vint appuyer avec certitude sa jambe sanglante. Son regard déterminé semblait crier au monde entier que rien, absolument rien ne pourra l’arrêter. Lui, il pouvait assassiner d’un seul de ses regards, et d’un seul souffle il couchait à terre les plus grands rois des plus grands états, les plus menaçants des démons et les plus terrifiants des dragons ! Le monde était à lui à ce moment. Sans crainte, il colla son pied transpercé par une balle de Desert Eagle.

Le bruit fut sec et court. Comme celui d’une bonne bouteille de vin qu’on place au congélateur et qu’on oublie, pour ensuite tenter de la réchauffer et entendre le verre éclater sous le changement thermique brutal. Brutal – c’était le mot juste. Le regard confiant – les iris jaunes – le sourire de psychopathe s’évanouit comme un songe, laissant Joan redisposer de son corps haché par Johnny le boucher et enduit de la sauce tristesse. Elle sentit son genou se déboîter, son tibia fracturé transpercer la chair et la peau de son mollet, puis son corps entier se briser sur le pavé. Autour d’elle il n’y avait rien qu’un hagard en feu, au loin, et deux figures humaines à quelques mètres. Elle aurait voulu se retenir à quelque chose pour ne pas se retrouver avec l’os complètement ressortit, mais ce n’était qu’un putain de port à la con où il n’y avait pas de poteaux. Les sirènes au loin jouaient la marche de la mort – Ah ! Ce qu’elle aurait voulu crever à ce moment là. Jamais elle n’avait demandé un pouvoir si nul, maudit et tant autres adjectifs haineux. Elle devrait être morte depuis longtemps mais voilà qu’elle traîne encore sa carcasse immonde, le ventre à l’air, les jambes écartés en 4 et le corps complètement rouge qu’elle ressemblait à un alien ayant attrapé la varicelle. Putain, putain, putain.

Elle serra les dents pour ne pas crier, maudissant Linton qui devait gigoter quelque part dans son subconscient et attrapa son tibia amoché pour le redresser. Mais il n’y avait rien à faire ; on ne s’habitue jamais à ce genre de douleur et ses membres tremblants comme ceux d’une jeune fille innocente arrivaient à peine à stopper l’hémorragie et sa tête enflé par les veines de colère, ressortant comme des serpents enragés, n’arrivait pas à raisonner correctement. Ils allaient le payer ces chiens d’hommes.

Profonde inspiration, pensée douce pour Liam, moquerie pour Ethan, un petit souvenir pour son père…
- « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, bordel de merde de chameau bouddhiste !! Aaaah !! » Le mouvement sec pour remettre en place son pied lui rappela à quel point les grenouilles souffraient, lorsqu’on leur coupait les cuisses, ensuite jetés dans la poubelle, elles agonisaient pendant des heures avant de mourir définitivement car c’était des amphibiens ! Hé oui, les indiens sont cruels.

Au rythme des sirènes des pompiers, elle s’allongea par terre. Personne ne la remarquera si elle s’aplatissait bien contre le sol. Elle attendra le moment juste pour découper la tête à tous ces fous, étant trop en souffrance et s’étant prit au moins 5 balles dans le corps. Si son crâne avait régénéré plutôt vite, ça n’allait pas être de même pour ce maudit genou. Elle avait du mal à absorber son propre sang et l’idée que Linton pouvait reprendre le contrôle de son corps la mettait hors d’elle. Lui, ce sera plus délicat de s’en débarrasser.

Bien, si on récapitulait un peu ses futures victimes : Jamie, un peu étrange et très maladroit qui n’avait véritablement rien de dangereux et qui avait cette tête de gamin qu’elle tabassait des fois lorsqu’elle s’ennuyait (mais peut être ce n’était qu’une apparence) et John, aka Joséphine, qui serait définitivement plus dur à étrangler…

Joan plongea dans un sommeil étrange. Elle n’était ni réveillée, ni complètement endormie. Et comme au loin, une voix qui criait de l’autre côté de la piscine olympique, elle entendrait Linton jurer, plus un sanglot ou deux.
Le rêve commença alors, pendant que quelques goûtes d’eau arrivèrent sur son front. Merci leurs pompiers et leurs pompes à eau… des canalisations…

[Flash Back]

Une adolescente aux cheveux noirs comme la plume du corbeau et aux nombreux piercings balançait ses jambes au rythme de la musique qui résonnait de ses écouteurs. Un peu plus loin, deux hommes discutaient, enrobés d’une délicate fumée de cigarette qui s’élevait vers le plafond jaune. Dans les mains de Joan, âgé depuis peu de 14 ans, un cylindre blanc entouré d’un léger fil doré brûlait comme l’enfer. La clope était pratiquement consumée et elle allait en rallumer une autre car elle l’avait remarqué, ce regard jaloux de l’adolescente aux cheveux sombres. Son père un peu plus loin, discutant avec Travis – la mine soucieuse – semblait quelqu’un de strict. Certainement exaspéré par le comportement de sa fille, il avait d’abord admiré le physique parfait de la jeune Joan. Aucun piercing, pas l’ombre d’un maquillage. Comment le pouvait-elle ? Son corps régénérait sans cesse et son seul rouge à lèvre était couleur sang. Le père avait ensuite accordé un regard de mépris lorsqu’elle avait allumé sa première cigarette et les yeux de l’adolescente percée s’étaient enflammées de jalousie.
Travis la laissait faire ce qu’elle voulait, du moment qu’elle exécutait son travail, nettoyait les lieux et ne disait rien d’étrange, ne parlait pas de ses crimes, ne demandait pas de l’affection délicate. Une main rapidement passée dans ses cheveux en guise de remerciements était suffisant pour un chat sauvage comme elle.
- « On restera ici pendant quelque temps. Environs un mois. Tu iras à l’école et tu te feras passé pour la cousine de Layla. »
Elle s’appelait donc comme ça, le pot de peinture haineux qui convoitait sa clope ?
- « Et aussi je te demanderai de ne plus fumer. Et de sympathiser avec tes camarades de classe. C’est là bas que se trouve le danger. C’est un démon qui se fait passer pour un enfant à l’école du coin. C’est la première piste… »

L’enquête fut plus longue que prévu. Ils restèrent dans le village trois mois. Le temps d’arracher un à un les piercings de la brunette et de lui brûler les cils pleins de mascara. Le père ne pouvait rien dire, il s’était tapé Joan dès la première semaine malgré son allure stricte d’homme respectueux. Mais ce n’était pas le principal problème durant ce travail.
- « Travis, je sais qui c’est, le démon. » Avait-glissé un soin Joan à son bienfaiteur.
- « Qu’est-ce que tu attends pour le tuer ? »
- « Laisse moi m’amuser, un peu… »
Travis baissa le regard et déglutit avec anxiété. Il savait très bien ce que cette phrase signifiait.
- « Un peu… » Souffla-t-il d’une voix maladive.
- « Un peu… » Glissa Joan avec un léger rire moquer logée dans ses syllabes.

Le démon avait 12 ans. En apparence comme en réalité. C’était un gamin gentil, malgré quelques tendances sanglantes à découper les écureuils. Tout le monde dans le village le soupçonnait, lui et sa mère, mais personne n’osait les approcher. Ainsi avait-ils fait appel à Travis et son animal sauvage. S’amuser…pour Joan, c’était gagner la confiance des gens, leur donner espoir, les encourager et laisser le temps faire d’elle leur icône et leur précieux confident. Le gamin aux yeux vers forcées, comme la mousse des arbres, avait mordu à l’hameçon. Et pendant que Travis fumait des cigarettes, que l’adolescente brune pleurait sur ses piercings arrachés et son père se rongeait les méninges de peur que sa relation avec Joan ne soit exposée aux rumeurs du village, la pactisane remonta jusqu’aux parents de gamin, apprit les adresses des pactisans de ce lieu et nettoya toute trace de surnaturel. Ce n’était pas un mauvais môme, mais il s’est avéré féroce lorsqu’il apprit la trahison de sa ‘meilleure amie’. C’était donc ça, le secret de toutes les créatures, la faiblesse du moindre monstre. Leur offrir l’espoir de la justice, ou l’espoir de la domination du monde, une possibilité de pouvoir sans limite, leur faire croire à un monde lumineux et un avenir glorieux, avant de leur jeter la réalité à la figure. C’était une bien longe besogne que de gagner la confiance des gens, et en une seconde tout pouvait s’écrouler. Mais rien ne valait le regard affolé et désappointé du mioche aux bords des larmes. C’était l’image que la jeune Joan appréciait le plus. Bien qu’elle n’était pas du genre à élaborer des stratagèmes et des plans mesquins… il lui arrivait des fois, de s’amuser.
- « Trahir… est-ce si jouissif pour que t’y mette tant d’énergie ? » Avait osé demander Travis lorsqu’ils préparaient leur départ après avoir reçu des remerciements de la part du maire plus fin et plus courbé que des griffes d’aigle.
- « Je te montrerai un jour. »
[Fin du Flash Back]

Elle avait laissé le môme en vie. Ca fera un bon démon haineux et désillusionné. Et c’est pendant un court instant qu’elle l’assimila à Jamie et son regard vert comme une marre de grenouille. Il avait la même manie de raconter des blagues débiles alors que des corps ensanglantés rodaient autour de lui. Quant à l’autre baraqué de John, il avait l’allure de ce père de famille inquiet de son image. Ah ! Il serait temps d’achever son jeu, bien qu’elle était terriblement bien à dormir là, un goût terreux dans sa bouche.

[donc maintenant c'est à vous de décider si vous continuez le RP ou si vous abandonnez Joan dans le port, lol]

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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Sam 5 Juil - 5:04

Pactisan? Connor n’aurait jamais crut cela de cet andouille gâtée et qu’il soit superman ou un humain bien régulier, cela n’aurait pas changé quoi que ce soit au fait qu’il avait décidé de recruté en un éclair tous ceux concernés pour tenter de mettre fin à cet épisode peu commun à la Place Melrose, même s’il n’avait pas l’ombre d’un plan d’action en tête pour une fois… Même pas un misérable plan foireux en réserve, malheureusement. Mais bien sûr le toit, la tueuse possédée et tout le reste virent certainement occuper plus vivement ses pensées, laissant les premières ripostes de Jamie se perdre plus loin dans son esprit. Et lorsqu’il vit la possédée s’écrouler au sol dans un bruissement sinistre –le mieux qu’il pouvait entendre de la chaire détruite de la gambette de la femme- il failli laisser paraître sur son visage endurcit une grimace d’empathie et de culpabilité face au phénomène. Hey, ça ne risquait pas d’être une partie de plaisir pour elle, qu’elle soit pleinement consciente ou que le blondinet fluet aille prit toute la place aux commandes de la cannibale : on parlait quand même de muscles, de endons e de nerfs qui se déchiraient joyeusement! Le Rhodes Islandais devait réfléchir : devait-il enter d’aider l’étrangère? La question ne se posait plus pour lui, même s’il savait qu’elle aspirait au panneau du milieu dans le magasine Playboy édition Femmes Fatales, Psychotiques, Névrosées et Ennemie Public Numéro 1. Comment? Hell, s’il le savait, alors il était le Docteur Strangelove du paranormal récurent et gore! Et cela tombait justement qu’il avait tenté une maîtrise en psychologie et anthropologie à domicile –qu’il avait abandonné d’ailleurs pour faire deux ou trois misérables années dans l’armée à devenir une machine à tuer surentraînée, ironiquement- et non pas en « Étude des pouvoirs inhumains, contre les lois de la physique mais accessibles aux Heathcliff de ce monde »… Bref : il était dans l’impasse.

Il s’emportait, mentalement, comme quand il se sentait impuissant face à de tels dangers, manquant de peu à laisser ses pensées divaguer au sujet de quelques professeurs méprisables qu’il connu, mais finit pas se sentir agaçé par quelque chose, un quelque chose de franchement irritant : un espèce de monologue ridicule auquel se livrait celui qui jurait être non-pactisan, un pseudo dédoublement de personnalité qui donnait l’impression que l’autre jouait à Barbie et à Ken tout seul avec lui-même.


« Viens Ken, Sandy et Jewel nous attendent pour aller faire les boutiques! »
« Les boutiques de dessous féminins? Vous allez faire un défilé pour moi, Barbie? »
« Ken, tu n’es qu’un pervers! Tu mérites de dormir sur le sofa ce soir pour avoir formulé des propos aussi antiféministes!»
« Ouais, et bien si c’est comme ça la fausse-blonde, et bien je ne te prêterai plus ma Corvette décapotable rose bonbon ! »
« C’est la bagnole la moins virile que j’ai vu de ma vie, j’en ai pas de besoin gros ***! »
« Alors fait de l’air espèce de *******! »
« Vas te **** ****** par des ****** de *****!! »
Barbie balança son chihuahua sur Ken.

[…]


Quand il porta attention aux dialogues –autres que ceux imaginaires qui lui avaient traversé l’esprit- le mercenaire ne put que froncer les sourcils, transpirant l’exaspération plutôt que d’être vexé par une démonstration si égoïste et immature de son détesté camarade. Il l’aurait bien fait taire d’une taloche derrière le crâne en un remake poignant des Trois Stooges, mais l’autre s’était mis en tête de filer à l’anglaise, une chose que Jonathan ne laisserai pas faire : il saisit l’ordure improvisée coureur de fond par le col et stoppa son élan aussi sèchement. Sa prise se débattait comme un esturgeon au bout de l’hameçon, mais contrairement à ce poisson monstrueux, il n’arrivait pas à ébranler le mercenaire pactisan de ses contorsions et ses protestations outrées.

« Du calme Speedy Gonzalez, elle fait la carpette pour l’instant alors tu risques encore plus si MOI je décide d’avoir ta peau une fois pour toute… »

Jonathan sur un ton insolent et cinglant qui traînait et sifflait comme une menace en soi. Il dut faire preuve d’un grand contrôle de soi pour ne pas enfoncer le canon de son revolver entre les deux omoplates du Mad Jamie pour faire cesser ses simagrées ridicules.

« C’est peut-être d’avoir jouer le rôle de commandant d’escouade pendant quelque temps qui m’a pourrit la cervelle, mais je crois que je serais prêt à te sacrifier et à te faire bouffer par l’ennemi si cela me permettrais de sauver les damoiselles en détresse… » Ajouta t’il en un grondement dangereux malgré l'ironie.

Le fil à pêche lâcha, ou plutôt la chemise du détestable Jamie elle-même : en un son qui en disait long, la rupture entraînant le maigrichon en un vol plané disgracieux au sol alors que Connor fit quelques pas en arrière pour reprendre son équilibre. Le Cosaque resta sur sa surprise pour un très court moment, le bout de tissus encore en main et sa prise affalée au sol, torse nu -et, Jon aurait pu le parier, ce Maddend était pratiquement imberbe comme l’adolescent efflanqué et insignifiant typique-. Le regard acier mais incrédule du mercenaire scanna tour à tour Jamie, la morte qui semblait hurler son agonie avec à nouveau sa voix normale, Jamie à nouveau qui semblait se relever en un bond et se sauver en courant, la morte qui se recouchai sagement… que…? Maddend qui se sauve?!


« Damn!»

Jonathan jura à voix haute pour lui-même alors que l’autre mâle s’enfuyait en hurlant comme une fillette hystérique, l’accent du Sud qu’il avait acquis pendant sa jeunesse –malgré sa naissance au Nord- et étouffé par la suite refaisant surface sous l’effet de ce mélange de choc, d’incrédulité déstabilisante et de cette frustration cuisante à en détruire une armée. Il était à nouveau impuissant face à la débilité du soi-disant tueur, les épaules –y compris celle toujours douloureuse- s’affaissant tellement cela lui était invraisemblable. Que faire maintenant? Connor n’allait tout de même pas poursuivre le fuyard aux allures de junkie en délire fuyant ses hallucinations cauchemardesques! Et il n’allait pas demander de l’aide à ces innocents pompiers qui semblaient observer de loin la scène fantasmagorique! Mais laisser la Linda Blair de cette décennie au sol et sous l’emprise d’un haïssable voleur de corps aliéné n’était pas non plus une option pour le côté boy-scout enfouit de Jonathan. Non, il devait y avoir un moyen… Une nouvelle vague de rage sortit l’homme en noir de sa stupeur si soudainement que son sang-froid légendaire ne fut qu’un lointain souvenir, alors qu’il se mit à crier à l’intention du fuyard, une veine palpitant dans son cou, sa voix portant naturellement et son accent maintenant clairement Sudiste et digne d’un Texan enragé :

«Ma-ddend espèce de MORON DÉBILE!!! C’est loin d’être terminé alors au pied et ramène ta face de crétin des Alpes ici si tu n’veux pas que je réduise ta colonne vertébrale en poussière avec tes propres bras comme massues!!... »

Il laissa mourir la vague de menaces sadique qui aurait pu s’en suivre à l’aide d’un rugissement étranglé de courroux brûlant, alors qu’il donna un violent coup de pied rageur dans la poussière au sol. Connor dut même tourner le dos à ce Mad Maddend pour se retenir de lui décharger une de ses armes cachée dessus, ses poings gantés se fermant et se décrispant presque fiévreusement alors qu’il frôlait l’overdose de testostérone d’agressivité. Irradiant et rayonnant la colère comme une bonne barre d’uranium, Jonathan continua de pester intérieurement, retournant auprès de la morte possédée, ou du moins du plus près qu’il était sécuritaire d’envisager, pour y faire les cents pas tout en la guettant, sa main valide sur son arme, comme un fauve encerclant sa proie sans qu’il n’aille toutefois l’intention de la dévorer. Ce serait plutôt le contraire si elle était éveillée…

« Maddend, sale nigaud, c’est maintenant qu’il faut en profiter!... Maintenant qu’elle -ou il ou peu importe- est K.O qu’il faut trouver un moyen de l’empêcher de nous jouer La Nuit Des Morts-Vivants ou Thriller de Michael Jackson! »

Le mercenaire rugit à nouveau en direction de ce Maddend, pas du tout prêt à accepter le fait que l’autre puisse s’échapper et le laisser tomber comme cela en charge de deux de ses amis psychopathes en un corps, sa colère le rendant presque hystérique… et au diable les pompiers une fois de plus : ce n’était plus qu’entre une machine de furie et un fuyard… et le petit et sanglant tas immobile au sol bien sûr, mais ce n’était pas pareil.

((HJ: Aïe l'interruption pas croyable, je crois que je viens de me brûler ce qui me restait de matière grise ptdr ayez pitié de moi svp ptdr ))
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Ven 18 Juil - 23:09

[Après un siècle aussi x) ]



Il continuait à courir dans l’espoir de mettre le plus de distance entre elle et lui, sans même prêter attention aux menaces de Joséphine. A tout prendre il préférait encore subir de matelas gonflable pour bras de massue, plutôt que d’approcher la folle qui voulait le manger. Et ses bras se balançant de chaque côté de son corps, il tentait de condenser l’air de manière à aller bien plus vite. Et ça marchait ! Enfin presque… Il entendit à nouveau son grand ami le mercenaire lui dire qu’elle était à terre… à terre ? Pour de vrai ? Il se hasarda à lancer un regard derrière lui, prêt à voir le monstre surgir comme dans les films d’horreur. Car c’était toujours comme ça, on se retournait, et Pam ! la bestiole finissait par vous bouffer. Mais il n’y avait rien, juste le noir opaque de la nuit, avec des flammes, des gyrophares et des mecs en tenue beige et jaune qui tentaient d’arrêter le feu, certains jetant des regards étranges dans sa direction.

D’un geste décontracté, il leur fit son plus beau sourire charmeur, ainsi qu’un petit salut de la main gauche, d’un air de dire que tout allait bien et que jamais il n’avait eu peur voyons. Il ne fallait pas imaginer ce qui n’existait pas, une fille ? Lui ? Craindre quelqu’un qui n’avait rien entre les jambes ? Jamais de la vie voyons. Et lorsque les autres semblèrent se détourner de lui, il accéléra le pas, se mettant à nouveau à courir, mais dans l’autre sens cette fois-ci, pour aller rejoindre son acolyte de tous les coups.

« Tu croyais que j’allais te laisser là ? Tout seul ? Jamais voyons. » ajouta-t-il en soutenant le regard meurtrier qu’il lui adressa, avant que du bout du pied il ne la pousse sensiblement. « Tu crois qu’elle est morte ? » et approchant son visage en reniflant bruyamment : « En tout cas elle sent la morue pas fraîche. »

Maintenant la question était de savoir ce qu’ils allaient pouvoir faire d’elle. Et il ne pensait pas qu’elle ait pu crever –comme la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf… elle enfla tellement, ben qu’elle creva comme une pauvre nouille. –, elle devait faire semblant, prête à tenter de les manger tous les deux comme de la viande crue. Un piège ! Il fallait partir alors ! Mais… les chiens ne font pas des chats, et même si cela n’avait strictement aucun rapport, il ne pouvait pas l’abandonner, après tout peut-être que s’ils arrivaient à la soigner elle voudrait bien coucher avec lui. Ohhhh la carotte pendait au bout de son nez, et puis merde, même s’il ne voulait pas l’avouer, il ne voulait tout simplement pas la laisser aux mains de cet abruti de Linton qui aurait pu le violer lui. Hannn, il la violait en ce moment même ! L’enfoiré ! Mais loin d’abandonner, super Jamie regarda autour de lui à la recherche de sa chemise qu’il remarqua tout de suite.

« J’arrive ! » s’esclama-t-il comme s’il avait brusquement réponse à tout.

Il se précipita jusqu’à l’endroit où elle gisait en partie déchirée, tandis qu’un léger frisson gravissait son torse sans qu’il n’y prête la moindre attention. Après tout, c’était un homme, un vrai, et le froid ne lui faisait pas peur, le tissu ne devait plus lui servir à lui, enfin si en un sens, mais c’était compliqué. Il s’en empara, le regarda sous toutes les coutures, tout en jetant de petits regards frénétiques en direction de Jo’, comme s’il avait l’intention de lui faire une jupe. Il devait être séduisant en kilt après tout, non ?

Rapidement il revint vers le couple en remarquant que les bananes flambées commençaient à s’approcher dangereusement d’eux pour savoir sans doute ce qu’ils fabriquaient. Plus gauche qu’autre chose, il tentait d’enrubanner la fille dans sa chemise, pour l’empêcher de faire le moindre geste avec son bras, et qu’elle ose venir le toucher. Ah ah, car il avait fini par comprendre pourquoi Linton avait des gants pour la toucher, c’était pour l’empêcher de le manger ! Donc, si elle ne le touchait pas directement, il devrait pouvoir… Ahhhhhhh, mais ils arrivaient trop vite.

« Hannn mais aide-moi, sinon elle va me bouffer ! Faut plus qu'elle puisse bouger un pouce ! » s’exclama-t-il une nouvelle fois, sa langue à moitié sortie entre ses lèvres sous un air appliqué qui lui donnait l’air encore plus idiot, avant qu’il ne finisse par la hisser sur son dos tel un sac de patate, titubant comme un con sous quelque chose de trop lourd pour lui.

Avec une certaine difficulté, il trouva un semblant d’équilibre en écartant lamentablement les jambes. Là ! Il avait réussi, maintenant il fallait se tirer avant qu’un des bonbons vienne vers eux pour les interroger et découvrir qu’il avait une moitié de cadavre sur le dos. Mais c’est vrai qu’ils avaient l’air malin, lui surtout, de loin, il devait vraiment faire penser à un homme de main bourré qui devait se débarrasser d’un corps… suivant les indications de son patron. Ohhh oui ! Il reporterait la faute sur Jon si ça tournait mal, lui ne savait rien du tout, il le jurerait monsieur l’agent, ça c’était certain. Et il arriverait sans doute à les convaincre tellement il ne ressemblait plus à rien en top model à moitié nu, montrant son torse pour tenter de faire comme les pompier dans les calendriers de fin d’année.

« Vous avez besoin d’aide ? » demanda une voix juste derrière lui, le faisant sursauter.
« Non non, la scène est bouclée, on peut se tirer. Vous voyez pas toutes les caméras un peu partout ? » demanda-t-il en se retournant pour afficher un sourire qui se voulait convainquant et presque trop charmeur.
« Des… vous avez mis le feu exprès ? »
« Nouuuuuusssss ? » s’exclama-t-il en dirigeant son index sur son torse un peu trop fort, et en ouvrant de grands yeux incrédules. « Jaaamais ! On était là, et puis tout à coup il y a eu les flammes, et puis un boum é-nor-me ! Vous auriez dû voir ça ! Ah mais je suis bête, vous le verrez ! Ca figurera dans le film du coup. Surtout, n’oubliez pas d’aller voir La nuit des morts vivants 6, les effets spéciaux sont d’un réalisme ! »
« Et ça ? » demanda le secouriste en désignant le corps de Joan qui pendait sur son dos.
« Ca ? » répéta bêtement Jamie en avalant difficilement sa salive. « Ca… c’est un mannequin ! Un nouveau du genre, ça court, pis au bout d’un moment ça tombe… ah là là, Duracell c’est vraiment de la daube. Regardez ! » termina-t-il comme pour donner plus de crédit aux énormités qu’il racontait, extirpant finalement l’un des bras de la morte de sa momification, le soulevant pour le laisser retomber juste après sur le tissu de sa chemise. « Tout mou ce truc, ça fait même pas mal ! Mais là… on doit vraiment rentrer, le producteur va être fu-rieux si on lui ramène pas son joujou à temps. »

Rapidement, il se détourna de l’homme, se rapprochant de Jonathan en piétinant le plus vite qu’il pouvait, tandis que l’autre continuait à les fixer en se demandant s’il devait les croire ou non. Et lui, il ne cessait d’avancer, tout en réalisant soudain qu’elle avait l’opportunité parfaite, si elle se réveillait, de le bouffer ! Nonnnnnn ! Il ne voulaiiiiiiiitttttt ppaaasssss moooouuuurrrrriiiirrrr !

« Steuplaît, steuplaît, me mange pas, me mange pas. J’ai pas de pouvoirs pour me défendre moi. » marmonnait-il dans sa barbe en répétant sans cesse les mêmes mots destinés à apaiser le démon. Et lorsqu’il parvint finalement devant son compère qu’il avait auparavant voulu abandonner, ses yeux s’humidifièrent sous une supplique parfaitement jouée, tel le chat potté de Shrek. « S’il te plaît, tu veux pas la porter, c’est lourd… » signifiant parfaitement : j’ai pas de chemise, s’il te plaît, elle va me manger sinon.

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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Jeu 24 Juil - 0:14


- « Laissez moi sortiiiiir… »
- « Ta gueule, ta gueule. Où est-ce qu’on est ? »

Linton pleurait dans un coin du bateau en bois, alors que Joan ramait dans le pays merveilleux. Du ciel gris et menaçant pendaient des fils fins d’or au bout des quels des formes étranges brillaient, comme la dépouille d’un mouche écrasée dans un livre.
- « Ce sont mes neurones. » Murmura Joan émerveillée.
La rivière de sa conscience, verte comme la mélancolie et une marre de grenouille, les menait doucement vers des destinations inconnues. C’était une large rivière, propre comme le Gange et tous les corps en décompositions, tous les débris légers dansant à la surface joyeusement. Joan épiait du regard chaque visage qui soit au moins à moitié conservée. Elle reconnut ce gars qui lui avait pincé les seins et qu’elle a mangé il y a quelques jours, puis le chat siamois qui rodait autour de Liam…
- « C’est quoi cette putain de conscience… » Sanglota Linton avant de crier son horreur devant la vision qui se formait alors que Joan tournait à gauche.
Soutenue par la buée et la puanteur des cadavres, un trône qui aurait été jalousé des plus heureux monarques portait un squelette noir et vert. La mâchoire s’ouvrait et se renfermait avec un bruit répétitif et raisonnant. Il semblait que le monde entier avec le ciel et les étoiles gélatineuses (alias les neurones) n’était qu’une grotte préhistorique.


«Vous avez mis le feu exprès ? » Demanda le squelette.
« Nouuuuuusssss ? » s’exclama- une voix venue de nulle part. « Jaaamais ! On était là, et puis tout à coup il y a eu les flammes, et puis un boum é-nor-me ! Vous auriez dû voir ça ! Ah mais je suis bête, vous le verrez ! Ca figurera dans le film du coup. Surtout, n’oubliez pas d’aller voir La nuit des morts vivants 6, les effets spéciaux sont d’un réalisme ! »
« Et ça ? » Hurla le squelette en pointant son doigt terrible vers Linton.
« Ca ? » Fit la voix venue de nulle part et Joan en même temps « Ca… c’est un mannequin ! Un nouveau du genre, ça court, pis au bout d’un moment ça tombe… ah là là, Duracell c’est vraiment de la daube. Regardez ! » Firent-ils ensuite synchroniquement, comme un écho rapide.
Joan poussa Linton dans la rivière, il hurla qu’il ne savait pas nager et bougeait tel un verre au soleil à la surface de l’eau ‘limpide’ et verte.

Le squelette commença à rire.


Joan regagna conscience, son corps semblait lui appartenir entièrement et ce n’était pas la joie. Son pied semblait toujours en miette et ses nerfs toujours tendus comme des strings. De plus elle ne savait pas où elle se trouvait et qui était l’étrange lapin géant qui l’avait mit sur son dos.
« Steuplaît, steuplaît, me mange pas, me mange pas. J’ai pas de pouvoirs pour me défendre moi. »
- « J’aime la viande de lapin… » Grommela-t-elle en glissant ses mains pour bien serre – à jamais – la blanquette.
Son doigt se confronta à une chose étrange. Une sorte de bouton en caoutchouc, ou peut être… un téton ? Elle serra entre son index et son pouce, tortilla sur un tour de 180° puis se rendit à l’évidence : ce n’était pas un lapin. C’était le géant vert !
- « Je n’aime pas les asperges vertes… » Grommela-t-elle encore alors que son coup tombait en arrière comme celle d’une marionette. « Ausecouuuurs, le géant vert veut m’empoisonner avec…ses vitamines… » Hurla-t-elle autant que la force insoupçonnée de son corps le lui permettait. Toujours agrippée au torse du géant comme une menthe religieuse, elle savait parfaitement que si elle tombait en arrière, sa cuisse allait heurter le sol, et son genou allait se plier encore plus dans une forme peu naturelle. Curieusement, cette jambe complètement éclaboussé qui tenait certainement à quelques fins fils de chair et de tendons, était la seule chose sur laquelle elle pouvait raisonner clairement. Cela ne mettrait certainement pas plus d’une heure à guérir, mais la douleur était incomparable. Ceux qui disent que la douleur rend plus fort sont que des sales philosophes dont les fesses graisseuses n’ont quitté les sièges que pour se dégazer plus facilement.

Non, non, deux secondes, ce n’est pas le géant vert… C’est le petit démon qu’elle avait laissé vivre ! Il était revenu pour se venger parce qu’elle avait mangé toute sa famille et s’était foutu de sa gueule – cruellement.
- « Tu m’auras pas Jessen ! » Fit-elle en le mordant dans le coup et tournant son téton à 279°. (3pi/2) S’appelait-il vraiment Jessen ?
Et là bas au loin, en orange… le maire de la ville et derrière lui, la grande silhouette. AH ! La gothique ! Celle dont elle avait arraché tous les piercings. Merde alors elle avait prit du poids et en plus elle avait des guns… oh mon dieu ! Ils s’étaient associés pour lui casser les pieds, les jambes et la porter sur son dos. « Raaaaaah » ]Hurla-t-elle comme Rahan – la BD absurde sur un blond dans une jungle, celle que toutes les 6èmes lisaient parce que dans le 2nd tome il se tapait une fille (ça sent le vécu) – en tournant le téton de Jessen à 360° (2pi).

Mon dieu qu’est ce qu’elle avait grossi ! Joan voyait à peine dans le noir mais elle pouvait apercevoir ses grosses épaules de guerrier, son regard meurtrier d‘emo certifiée. Ah ! Et elle s’était coupée les cheveux, on aurait presque pu croire que c’était un homme. La pactisan se sentit presque désolée de la tournure que prirent les choses.
- « La gothique ! La gothique ! Je suis désolé de t’avoir mutilé ! Vraiment, j’aurais jamais pensé que tu deviendrais aussi grosse et que tu aurais échangé tes disques d’emo contre des armes à feu ! Ce n’est pas bien la gothique, tu dois aller à l’école ! »

Mais… l’homme en orange. Ce n’était pas le maire de la ville ! Quelque chose d’étrange se passait, Joan n’arrivait pas à comprendre qui tapait qui et pourquoi le soleil était tombé par terre et brûlait vers le haut, si près d’eux et tout autour des petits bonhommes oranges dansaient au rythme d’une musique affreuse. Des extrateresstres…Oui ! Cela ne pouvait être que cela, des extraterrestres qui avaient descendu le soleil sur Terre !!! Allait-elle se faire violer par un calamar géant aux milles pattes gluantes comme dans les légendes japonaises (comme dans le chapitre 183 de Bleach) ?

… CooL.

Non, ce n’était pas le moment d’être pervertie par des fantasmes louches. Ce sont des extraterrestres et ils sont imprévisibles !!! Il faut se sauver.
- « Ho, ho, ho, géééant vert. Sauve moi et je mangerai tes asperges toute ma vie! » Expliqua la folle au cinglé, en le serrant un peu plus fort.

Tout s’expliquait maintenant.
La gothique était un extraterrestre. Mais alors pourquoi ne portait-elle pas d’orange.
Que tu es bête Joan, les emo, ça ne porte que du noir.



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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Jeu 24 Juil - 6:13

Il s’arrêtait… Il s’arrêtait! Alors dans ce cas il allait vraiment lui donner un coup de main!? Ok, Jonathan se sentait pathétique de vouloir de l’aide de la part de cet andouille irrécupérable, mais d’un autre côté, ce n’était en premier lieux aucunement son problème, et puis il avait tous les droits de réquisitionner les autres pour un sale travaille s’il le voulait… Il était en colère et avait donc tous les droits… Et le fait qu’il se justifiait lui-même n’avait rien à voir avec le fait qu’il n’était pas convaincu… Bon finalement il avait peine à se convaincre parce que son con de Jiminy Cricket faisait équipe avec son appréhension pour les situations où il n’arrivait pas à contrôler les choses afin de le démoraliser. Bon d’accord, il devait redevenir calme, Jonathan l’enragé-par-Jamie devait redevenir Le Cosaque, celui aussi désinvolte que Clint Eastwood ou qu’une anglaise au lit… Mais l’autre était de retour et ne l’aidait pas nécessairement : un rictus forcé aux lèvres, tous les muscles crispés à se les déchirer seulement pour s’empêcher d’attaquer Maddend, un regard tellement noir qu’on se croirait en face de deux trou noir, Connor répliqua de ce ton doucereux mais empoisonné, caustique, sardonique et vibrant de la rage qu’il contenait :

«Toi, m’abandonner? Qui aurait put te croire aussi fucker?... »

Le regard tranchant du mercenaire aurait put transpercer Mad Maddend alors que ce dernier jetait un coup d’œil sur la supposée morte, le regard du prédateur ayant des vues sur la nuque trop facile à briser de l’autre, s’imaginant déjà le son et l’effet entre ses doigts. Et sa voix grave épousait de plus en plus le ton d’un psychotique lorsqu’il répondit entre ses dents serrées :

« Mais voyons, si elle est morte, je peux t’assurer que toi aussi tu le seras bientôt… »

Pourtant il se résolut à laisser transparaître un peu de son mécontentement profond à l’aide d’un « Hey! » lorsque le frénétique non-pactisan repartait au pas de course, la main de Connor trouvant instinctivement le manche d’un de ses fusils un court instant. Mais quand l’autre s’arrêta, exhiba un bout de tissus comme un designer de mode en chaleur et revint avec ce vêtement en lui donnant la gloire d’une médaille remportée, le Rhodes Islandais ne put s’empêcher de se passer ses mains gantées dans la figure avec frustration et, bien sûr, exaspération. Il resta en recul, les mains dans les poches -comme un ange gardien qui pourtant n’osait pas se salir les pattes-, son épaule endolorie n’étant plus la cause de sa réticence à aider depuis qu’elle avait presque guérit, alors que Maddend s’affairait. Connor avait le sourire en coin de carnassier, n’ayant pour seule réplique –et seulement une fois que son nouveau serviteur avait la femme sur les épaules- ces quelques mots hypocrites :

«Pourtant, crois-moi, tu as l’air de bien t’en sortir… bien qu’à ta place, et vu on manque de force dans les bras, j’aurais opté pour mettre le corps en travers de tes deux épaules, le fireman’s carry comme on appelle… »

Mais quand on parle du loup, ou dans ce cas des pompiers, un des leurs apparaît toujours dans notre dos, si bien que Jonathan, trop prit par sa haine de Jamie, faillit sursauter lorsqu’un secouriste prit part à la discussion de groupe. Cela allait de mal en pis, surtout s’ils devaient se faire appréhender avec une femme ensanglantée : en cas de feu, la police finissait toujours par se pointer… et ce n’était pas nécessairement des agents corruptibles non plus. Alors que Jonathan allait se rapprocher des autres, risquer le tout pour le tout et se lancer en une explication quelconque –il avait déjà en tête de prétendre amener une amie plus près de la rue pour y attendre l’ambulance- il fut stoppé les lèvres entrouvertes par la réaction de Jamie l’idiot lui-même. Quelle histoire ce fut, quelle imagination féconde et quelles intonations peu convaincantes possédait le minable saccageur! Le mercenaire était tellement incrédule devant cette petite représentation de la scène de l’innocence qu’il resta la bouche entrouverte à dévisager Jamie, horrifié de ce dans quoi l’autre les fourrait tous les deux, étant emporté contre son gré dans ce tissus de mensonges s’emmêlant et s’effilochant à une vitesse inouïe. Comment allaient-ils s’en sortir maintenant? Ils n’auraient comme choix que de maîtriser ce pompier sans que ses camarades les voient faire, puis disparaître dans la nuit avec un presque cadavre dans les bras alors que les forces de l’ordre étaient en chemin!… Même les impies connaissent l’enfer, et dans le cas de Connor, c’était Mad Dog Maddend qui l’y précipitait sans le savoir…

Puis une fois que l’autre babouin gaffeur eut finit de jouer avec le bras flasque de la présumé mannequin et presque poupée gonflable, il se dirigea aussi rapidement que son fardeau le pouvait en direction du mercenaire. Quant à Jon, il aurait pratiquement prié pour que Maddend se dirige ailleurs, le plus loin possible de lui, que ce vaisseau habité par une malédiction, traînant un paquet de problèmes et suivit par des vautours aillent plutôt s’écraser contre un récif plus loin… D’accord Connor voulait sauver quelqu’un ce soir, son but étant toujours d’une vie par jour, mais dans le cas présent, les plans foireux n’étaient pas les siens, les bévues monumentales ne faisaient pas partit du moyens de tout régler…

La haute et solide stature de l’américain demeurait figée sur place, une statue de glace qui reprit vie seulement lorsque le porteur de tueuse l’atteint et le supplie : alors, Jonathan se sentit littéralement blêmir et se crisper sous cette vague déferlante de courroux qui fit finalement son retour en lui. Ignorant les prières faibles de l’abruti de Jamie, Connor se tourna face à où devait être la rue, se saisissant avec raideur et force de l’épaule qu’il pouvait atteindre de l’humain, sa poigne d’acier telle les serres d’un aigle l’entraînant avec lui et avec empressement vers l’avant, le pressant sans douceur en espérant distancer le secouriste soupçonneux derrière eux. Et entre ses dents serrées, en un murmure assassin et sifflant comme celui d’un mamba noir, Jon proféra :


« Je ne veux pas savoir d’où tu as pu même dénicher l’ombre de telles débilitées, mais ça… »

Pourtant il ne termina pas sa phrase qu’un son grinçant, faible et pâteux l’interrompit, qu’un bras poisseux de sang passa juste devant sa main serrant l’épaule de Maddend… Elle avait reprit conscience… elle ou lui, telle était la question… ou plutôt : essayerait-elle de les tuer tout de suite ou était-elle trop faible encore? Chose certaine, elle semblait délirer sous l’effet d’un de ses traumatismes multiples… Connor avait raison : de mal en pis! Et l’andouille aussi voyait bien que leur proie remuait toujours puisque après tout c’était sur lui qu’elle laissait ses doigts courir et s’agripper, mais Jonathan ne se retint pas de se dégager de Jamie, d’ouvrir grand ses yeux pour ne perdre aucun tressaillements autres que ceux du mi-nu et scruter avec alerte la menace renouvelée.

Puis tout s’enclencha et se déchaîna contre eux et leurs trop généreux cœurs : la morte se mit à s’égosiller comme un oisillon tombé du nid, à hurler au meurtre et a se débattre avec plus d’hystérie et de folie qu’il n’en avait jamais vu. Jonathan tenta de lui saisir un poignet et de lui poser une main sur la gueule pour la faire taire, mais la main de la morte –cette même main qui avait décharner à mort plusieurs hommes plus tôt- lui battit l’air au visage si près que l’homme se souvint soudainement que si elle touchait sa cible, elle aurait droit à la seule partie de son corps exposée… Donc le mercenaire en noir eut quelques sueurs froides et un mouvement de recul agile mais nerveux, et cela juste à temps pour lui permettre d’entendre s’exclamer le pompier plus loin derrière eux et au ravers des râles de la femme :


« Hé, la fille est vraie!! Et merde, ils sont en train de l’enlever ces malades!! »

« Damn fuckin’ shit! »

Pesta avec finesse, rage et horreur le mercenaire alors qu’il reprit courage et s’avança à nouveau porter main forte au pauvre Maddend tripoté par une cannibale trop lourde pour lui. Il tenta de la transférer dans ses propres bras comme un preux chevalier, mais le pas des hommes s’était accéléré et la sauvageonne avait une prise d’acier sur son porteur… Connor jura une fois de plus avant de considérer le chemin devant eux : celui le plus court rasait carrément l’entrepôt en flammes, sinon ils auraient à faire un grand détour par un autre bâtiment. Ils n’avaient pas le choix, donc le mercenaire tenta cette fois de réemmitoufler le bras libre de la morte par mesure de sécurité tout en lançant avec empressement à l’intention du stupide martyr attouché pour expliquer pourquoi il l’avait à nouveau agripper et pourquoi il le dirigeait vers le brasier:

«Il faut longer le bâtiment, c’est notre seule chance avant qu’elle ou les pompiers ne nous tiennent!... »

Justement, parlant d’eux, celui qui les avait interrogé les avait rattrapé au pas de course et entait maintenant de les arrêter en les menaçant de charges criminelles et plus encore. Agacé, frustré -surtout du fait que la morte s’agrippait trop bien pour qu’il réussisse à la saisir et la soulever jusque dans ses bras malgré ses tentatives de plus en plus musclées- le mercenaire décocha un poing à la mâchoire du bon samaritain de pompier afin de le faire taire. Un homme K.O à terre et deux autres, plus une femme pendouillant inutilement, qui s’approchait que trop des énormes flammes… bien qu’il faut dire que le porteur était aussi entraîner de force en cette direction, et que son persécuteur tentait tant bien que mal de supporter lui-même une bonne partie du poids du fardeau tout en évitant un dangereux contact…
Ce devait être drôle à voir...
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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Jeu 24 Juil - 16:04

Il avait hâté le pas pour rejoindre Joséphine qui n’avait pas levé le moindre pouce pour l’aider jusqu’ici, le laissant même raconter des conneries incommensurables qui finiraient par avoir leur peau si les choses continuaient à débloquer comme c’était le cas depuis le début de leur aventure, et l’espion doutait sincèrement que tout ceci irait en s’arrangeant. D’ailleurs le cosaque semblait persuadé qu’il n'avait raconté que des imbécillités dignes de son magnifique génie, qu’il vous dirait le p’tit ! En parallèle il avait senti ses doigts se refermer sur son épaule sous une poigne douloureuse, de manière à l’entraîner loin des messieurs en costume de pinpon. Ahhhh mais il réfléchissait pas lui ? Il n’avait plus de vêtements, il avait cassé sa chemise donc ça faisait mal quand on appuyait fort ! Mais ce qui le fit sursauter faiblement fut la réponse du mannequin aux piles Duracell qu’il portait sur son dos : elle… elle aimait la viande de lapin ! Mais aux dernières nouvelles il n’en était pas un n’est-ce pas ? Et cette main qui glissait sur sa peau.

Franchement, dans une toute autre situation, il en aurait même bandé comme un con, mais là, il avait plus l’impression de jouer avec le squelette de la mort dans un village Astérix. D’ailleurs il grimaça violemment quand elle s’amusa à tordre son téton tandis que Gi I Jo s’éloignait pour éviter de se faire manger. Ahhh, c’était courageux les chasseurs hein ? Foutaises ouais ! Les espions c’était les vrais héros de la guerre, mais on ne leur rendait jamais aucun honneur, puisque justement il était plus invisible que la lune elle-même. Et là, c’était lui qui prenait tous les risques, lui qui risquait de se faire gober telle une saucisse bien cuite sur un barbecue. Il laissa un râle trépasser de ses lèvres, trahissant le soulagement qu’il ressentait devant le fait qu’elle le prenait pour une asperge. Un menhir qui bougeait ça aurait été encore mieux, au moins il aurait été certain qu’elle n’aurait pas essayé d’ingurgiter de la pierre.

« Ausecouuuurs, le géant vert veut m’empoisonner avec…ses vitamines… » Mais voilà qu’elle se mettait à hurler. Mais ça délire pas les poupées, ça gueule même pas au viol quand ça se fait prendre par derrière, ça sait rien et ça se la ferme. Et pendant que Jo’ tentait de la faire taire, Jamie assumait tant bien que mal son fardeau, sa croix… Hannnnn ! Il était devenu Jésus et il ne le savait même pas. Le Christ avait sa mission pour soulager le monde de ses pêchers, mais fallait pas compter sur lui pour finir sur la croix hein, transpercé par une lance à moitié rouillée. Mais il n’en était pas loin, regardez… le tissu pour tenter de protéger sa peau meurtrie, son buste dénudé, et le fait d’être poursuivi par les romains qui voulaient lui jeter des pierres. C’était exactement ça !

« Ferme-là ! Promis j’t’en donnerai pas ! »

Mais elle reprenait de plus belles, partant dans un tout autre délire alors que ses dents s’enfonçaient rudement dans sa peau tout en tordant son téton une nouvelle fois, attirant inévitablement l’attention du pinpon à qui il avait dit que ce n’était qu’un truc en plastique.

« Tu m’auras pas Jessen ! »
« Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Mais ça fait mal ! » s’exclama-t-il sans pouvoir se retenir. Non mais franchement fallait essayer de supporter cette douleur de chien avant de dire de se la fermer. De toute façon la banane flambée avait déjà compris que quelque chose n’allait pas, puisqu’il s’était retourné dès qu’elle avait gueulé comme une dératée !
« Hé, la fille est vraie!! Et merde, ils sont en train de l’enlever ces malades!! » hurla l’autre pour attirer ceux qui avaient la même gueule de canards rôtis.
« Damn fuckin’ shit! »

La folle continuait à lui crier dans les oreilles à la manière du dessin animé avec le type qui ne savait pas causer et les bestioles préhistoriques. Si tout ça continuait, il allait finir totalement sourd ! Mais déjà Joséphine se décidait à vouloir la porter. Il allait être sauvé pour de vrai, l’apprenti militaire avait envie de l’aider pour une fois, ça changeait. Mais il ne paraissait pas y arriver alors qu’elle le suppliait de la sauver, lui et non celui qui en avait véritablement l’étoffe. Rah nom de Dieu ! C’était pas possible cette histoire ! Parce qu’en plus il commençait à avoir vraiment, mais vraiment mal sous ses doigts crochus qui résistaient tant bien que mal aux assauts du cosaque, plutôt bien d’ailleurs puisqu’il n’arriva à la faire lâcher prise. Wooo ! Il avait pas de force ou quoi ?

« Lâche-moi ! Allez merde ! » s’exclamait-il en sautant sur place comme un kangourou défroqué, puisqu’il prenait le risque de se casser la figure sur le sol, comme plus tôt, à chacun de ses gestes pour se débarrasser de son fardeau.
« Woooooo ! » reprit-il lorsqu’il sentit la main de l’homme d’arme l’agripper pour le faire avancer, le stoppant dans ses tentatives stupides, ridicules, et surtout qui ne servaient à rien sauf à lui donner l’air encore plus abruti qu’auparavant. « Ouais, mais je crèverai pas sur la croiaaaaaaa ! » maugréa-t-il en acquiesçant bien sagement à ce qu’il lui disait, alors que celui qui avait commencé par croire à ses bobards finissaient sur le sol et qu’il se faisait entraîner dans une course effrénée qui menaçait de le tuer à chaque instant.

Il courait aussi vite qu’il pouvait, même si il ne faisait aucun doute qu’il aurait sans doute été beaucoup plus rapide sans son morceau de bois sur le dos, ou plutôt de cette sangsue qui menaçait à tout instant de lui gober son sang sans le moindre remord. Mais le bâtiment continuait à s’écrouler, d’ailleurs un pan du mur tomba juste après leur passage, quelques brindilles rougeoyantes sautant sur les chevilles de Super Jamie qui ne désespérait pas de sauver la demoiselle en détresse, après tout, il n’avait plus le choix maintenant, même fuir il ne pouvait plus. Que ce soit par l’attachement qu’elle semblait avoir pour son géant vert, ou bien par Jojon qui semblait ne jamais vouloir le lâcher. Mais si vous saviez comme il avait mal dans l’histoire, heureusement que l’adrénaline lui cachait la véritable teneur de ses douleurs. Entre son épaule écrabouillée et sa peau qui menaçait de devenir de la véritable charpie, et les flammes qui continuaient à s’attaquer à lui comme s’il était facile à embraser, il n'était pas au bout de ses peines.

« T’as la frousse ! T’as la frousse ! » s’exclama-t-il brusquement, loin de perdre sa verve habituelle alors qu’il constatait dans cette agitation qu’il faisait tout pour ne pas toucher Joan. Mais il suivait, suant comme un porc avec la chaleur du bâtiment, de son bras nu il repoussa quelques gouttes faiblardes de son front, tandis qu’il continuait de courir après le chef d’orchestre à cette seconde. Néanmoins pour donner une certaine stabilité à son paquetage, ses doigts vinrent s’agripper à aux poignets de la morue pas fraîche, alors qu’il accélérait encore un peu plus, tel Speedy Gonzales, le héro du Far West, mais surtout demi-portion qui n’était autre que la souris la plus rapide du désert. Hariba hariba ! Même qu’il dépassa d’un demi pied le cosaque, le laissant s’exclamer comme un con : « T’es à la traîne Jo’ Jo’ ! »

Mais sa respiration se faisait de plus en plus rauque à mesure que les secondes s’écoulaient et qu’ils mettaient de plus en plus de distance entre eux et… ben eux. Hé hé, et il savait par où aller pour les semer encore plus, et alors qu’ils venaient de dépasser le bâtiment, Maddend décida de bifurquer sur la droite, mais la poigne rigide de Wolverine l’empêcha de s’enfoncer dans les ténèbres de la petite ruelle.

« A droite ! A droite ! Là-bas ils ne nous retrouverons jamais ! » et eux non plus ? Il voulait les entraîner dans le quartier le plus mal fréquenté de tout Chicago, mais il n’avait pas tord sur le fait que cela les empêcherait de les suivre. Peut-être même qu’ils pourraient trouver un beefsteak pour Joan si jamais elle recommençait à avoir faim là-bas.

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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Mar 5 Aoû - 15:06

Telle une ballerine en transe hypotonique, ses pieds heurtaient le sol à un rythme incertain décidé par les sauts et les cris de l’homme qui la portait. Après l’avoir prit pour le petit démon d’autre fois et retrouvé cette gothique malheureuse dans sa mémoire, Joan avait pleinement retrouvé sa conscience. Malheureusement.
Plus particulièrement son pied morcelé lui donnait du fil à retordre. En effet, à peine attaché à son corps, ce bout de viande chancelante s’accrochant au monstre mère par des nerfs et des tendons rosâtres, transmettait avec conviction et minutie toute la douleur d’une plaie ouverte. Non seulement le sol le faisait rebondire comme une balle de tennis déformée par le coup, mais les divers objets aux alentours tels les boutons de blousons ou autre fantaisie furent assez gentils pour se pendre entre sa rotule et son tibia. Que la vie est belle lorsqu’on se régénère sans mal - mais faut aussi que les conditions soient réunies ! Ce n’est pas un mec hurlant son adrénaline dans une marre immonde de flamme, porté par le grand aigle des déserts américains (Jon c’est toi) qui allaient contribuer à une guérison express.
Ses dents se brisaient presque sous l’emprise de la douleur et elle serrait avec plus de force le tronc du pauvre mec qu’elle avait attrapé Dieu ne sait comment. Elle en ferait bien son repas nocturne – même si grignoter c’est mal – mais qui la portera alors à travers ses foutues flammes, alors qu’un tas de porcs suant sous leurs costumes oranges seront certainement à leur recherche. Les souvenirs de ses brûlures d’adolescence, lorsque son père s’était servi du corps de sa fille comme bouclier contre les flammes n’étaient que trop frais. Elle n’avait ni l’envie de ressembler à une momie ni le désir d’arracher la croûte des blessures de son visage en hurlant comme une chanteuse d’opéra devant un buffet diététique. Joan décida alors de prétendre un sentiment de gratitude à l’égard de ces deux justiciers de l’ombre, sauveurs magnifiques – usant l’émotion comme une excuse pour de pas les mâchouiller comme il se doit. Il fallait dire qu’elle était bien en colère la Joan en ce moment. Entre un cinglé qui prend possession de son corps et une dizaine de balles qui percèrent son corps comme une oreille de punk ce n’était ni la frustration ni la douleur qui manquait. Mais bon elle a connu pire…

… au fond, pas vraiment.

Ses mains glissaient sur le torse nu de son sauveur. Détrompez vous ce n’était absolument pas une sensation agréable. La sueur collante et brûlante rendait la survie une besogne bien difficile. L’impossibilité d’user de ses pieds faisaient donc de ses mains son seul moyen de grimper vers sa vie. Et la corde sur laquelle il fallait grimper n’était autre que ce corps humide qui rendait l’adhésion impossible. Il semblait que si elle allait lâcher, Joan allait glisser entre l’emprise quasi inhumaine de l’homme à la carrure de guerrier et le dos courbé de ce qu’elle se rappelait être l’espion tant redouté par ce minable Linton. Elle tenta ses cheveux ; trop courts. Ses pantalons ; trop bras.

Ainsi continua le long parcours douloureux du petit chaperon cinglé, monté sur le loup, entrain de se faire guider par le chasseur dans la forêt pleine de surprises. Le loup n’avait malheureusement pas eu le temps de se changer en grande-mère, ainsi le chaperon était contraint à s’agripper avec ses ongles et ses dents pour de pas glisser alors qu’en même temps sa faim maudite augmentait. Mais elle savait différencier son envie de tuer par besoin ou son envie de massacre par colère et ce cas-ci était définitivement le second. Ah ! Déjà elle voyait leur fin malheureuse, empoisonné par les galettes de son panier. Non… il fallait se ressaisire, ses pensées devenaient de plus en plus louche et la peur que Linton reprenne le dessus griffait ses cotes de l’intérieur en les approchant un peu plus de la fracture fatale : bien qu’en vérité c’étaient les sauts de trois mètres des deux hommes qui la faisait claquer comme une raquette de badminton entre les mains d’un enfant.

La course folle perdait se son élan. Joan pouvait désormais distinguer – entre ses tendons musicaux et ses cris intérieurs de peine – le soufflé saccadé des deux héros. Batman et Robin, et puis d’autres exemples qu’elle n’arrivait pas à trouver à cette heure tardive. Il y a toujours une femme à sauver dans les films et elle s’y serait crut Mme Joan Wayne, si seulement elle n’était pas possédée, morcelé et déjà morte. James Bonde n’est pas nécrophile aux dernières nouvelles. Ah ! Mais elle si. Ses yeux sortaient de l’orbite tellement la vengeance lui fermentait le cerveau. Joan a toujours obtenu ses vengeances (et ceux des autres par commande) et sur l’instant même, car elle ne fut jamais de nature rancunière mais ces deux là, elle n’était pas prête à les oublier.

Lâchée par terre, la course folle ayant enfin prit fin. Le bruit sourd de sa chair émincée fut terminée par un hoquet de surprise et de douleur. Maintenant dans l’immobilité relative, elle regardait le pied (assez poilu -_-) de celui qui l’avait porté sur son dos et sentit sa main attirée comme par un effet magnétique. Il ne lui fallait qu’un geste pour que tout soit finit, le voyou mangé et sa régénération accélérée. Cela apaisera, de plus, toute sa frustration. Ses doigts agités comme ceux d’un marionnettiste en pleine répétition s’arrêta en plein élan. Ah ! Cette sensation elle la méprisait : le triomphe de la raison, le sentiment de gratitude. Et autres émotions maudites dont elle se serait bien passé mais qui rongeait son âme – s’il fut qu’elle en eût. Elle en avait trop en ce moment – une sensation assez bizarre.

Le seul à blâmer dans toute cette niche confie à l’ennui haute-gamme était Linton et malheureusement il subissait déjà sa punition dans une prison inaccessible. Maintenant qu’elle s’en souvenait… Joan aurait bien aimé qu’il se noie dans cette rivière de conscience verte … (hein ?)

Après avoir retourné sa jambe comme il se doit avant qu’elle ne se colle à son genou de manière incorrecte entraînant la capacité de s’agenouiller en arrière (comme les chiens et les vaches…) elle scruta les alentours avec un regard lassé et rythmé par la respiration presque agonisante de l’espion et les bruits craquetant de ses os en recomposition. Ce n’était pas un beau portrait à voir. D’ailleurs, pas seulement sa patte abattue.

Une rue sombre, comme on en rencontre tant à Chicago. Un débauché par ci, une catin par là et le malheureux bâtard de chien qui passa à côté de la pactisane et manqua de faire office de repas avant de s’enfuire avec un cri peu canin.
- « Ne vous enquêtez pas. » Osa-t-elle rigoler gentiment – ce qui avait certainement l’air d’une scène sortit tout droit des films d’horreur aux tronçonneuses. « Si le chien a la rage, je me sentirais mal que pendant quelques heures… c’est pour ça que je l’ai laissé partir » Raison rationelle… o_O

Le meilleur dans tout ceci c’était l’air sérieux de Joan avec une pointe d’expression à la « mère noel rassure les enfants qui n’ont pas eu de cadeaux. » Sa cervelle était tellement mal en point qu’elle ne se rendit même pas compte que l’homme à l’allure de guerrier était sans aucun doute un pactisan et qu’il fallait donc le déguster. (crunch)
- « Non… en faite, je le sais ! »Fit-elle avec un mouvement de main diplomatique comme si elle parlait à sa jambe. « Pourquoi alors je ne deviens pas folle d’envie ?… » continua-t-elle dans un murmure anxieux.

Et loin, au fin fond de la forêt, la grand-mère du petit chaperon rouge hurlait de peur car tous les autres l’avaient abandonné. Autrement dit, Linton convulsait d’angoisse et d’envie d’absorber du pactisan servi frais.

- « Ecoutez, ça m’arrache la gorge mais… » temps mort « merci… Je vais me traîner jusqu’à un motel, en route je mangerai des chiens et des chats, peut être un ou deux cadavres pour me ravitailler alors si jamais vous avez des questions adressez-vous à mon avocat, le Maître Liam Rivers » alalala, ça sonnait si glamour… maître
Bon, ce n’était guère le moment de s’émoustiller.

Se remettant sur ses 1,5 pieds elle analysa un peu mieux les bons sauveurs et surtout l’endroit où ils se trouvaient…
- « Dites… vous avez pas l’impression que ces gens nous regardent un peu bizarrement ?… » Murmura-t-elle en peu anxieuse à l’idée de fuir à nouveau, pendant qu’un groupe d’hommes discutaient embêtés, tout en scrutant le trio des malheurs, les acteurs de la véritable histoire du petit chaperon rouge. « Ce ne serait pas… la fameuse rue qui sépare les deux territoires des gangs qui ‘gèrent’ les ‘ventes’ dans les quartiers pauvre de Chicago ?… La rue des martyres que la surnomme la police…. Non… non ? enfin c’est pas comme si je savais parce qu’en faite, ok je viens acheter des fois des trucs ici mais c’est pas comme si c’était mon terrain de jeux Je me sens… en danger… héhé… »

Anxieuse, elle attrapa rapidement le bras de Jamie et se confronta à la dure réalité…

- « Hey… hey… j’ai.. je… je ne peux plus… » Elle serra d’avantage ce bras (si peu musclé… lol) et sentit des larmes prêtes à jaillir de ses yeux. « Je ne peux plus utiliser mon pouvoir… »
C’était donc ça qu’on ressentait lorsque la peur de mourir vous prenait dans ses bras chaleureux ? Cela devait également être la cause de la disparition subite de son envie d’absorber du pactisan. Tout ce qu’elle était, la base de tout son caractère, l’intégrité de son être, ce à quoi son destin fut lié dès le début venait de disparaître comme si de rien n’était. Ce qu’elle détestait le plus : son pouvoir… mais également ce dont quoi elle ne saurait pas se passer. Comme une arme meurtrière greffée dans le corps dont on ne pouvant plus s’en séparer, on finit par s’habituer à ses meurs… c’est plus de la moitié de son existence qui venait de lui être arraché en une fraction de seconde !
Joan était faible et ne savait s’il fallait rire ou pleurer. Alors telle une schizophrène indécise, elle gloussait nerveusement, ses yeux se remplissant d’eau pour la première fois depuis bien longtemps.

S’agrippant avec encore plus de force au bras du prétendu espion elle se conforta avec l’idée que sa régénération était encore possible avec tout ce qu’elle avait absorbé aujourd’hui. Mais il était peu probable qu’elle survivrait à une seconde grande blessure.
Et la petite armée d’une dizaine de personne – équipée jusqu’au temps – se dirigeait fermement vers eux.
Paix à mon âme ? Faut-il sortir le drapeau blanc ou prétendre être déjà mort?

Amen.

bon j’ai pété un câble >___> en faite, je voulais pas que ça finisse en mélodrame m’bon]

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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Mar 5 Aoû - 22:36

Jonathan se trouvait stupide sur le moment, assaillit sans relâche comme la crête de Vimy par une pluie de ce qu’il considérait comme faiblesses et faibleries, les maladies qui menaçaient et rongeaient tout homme d’action… D’abord le fait que quelque chose lui donnait des frissons malgré la chaleur ambiante : le pouvoir impossible à combattre de la morte leur fardeau, un phénomène qui le dépassait… Puis cet harceleur de sentiment d’humanité qui l’empêchait d’arracher d’un coup la morte du dos de l’autre seulement parce qu’elle pourrait arracher la chaire de son porteur tellement elle se tenait frénétiquement, ce même sentiment qui ne lui permettait pas d’assommer la femme pour la calmer sous le seul prétexte qu’elle avait déjà mangé assez de coups vicieux pour une personne qu’ils voulaient sauver… Et pour finir, il y avait le fait que Connor se sentait glisser lentement mais sûrement vers la surdose de rage, d’exaspération et d’anxiété, la crise de nerf qui pointait ses mâts acérés comme des dents d’abord, tel un bateau qui se présentait à l’horizon d’une terre ronde.

Il ne pouvait se le permettre, pas une telle perte de contrôle, pas lui! Il lui fallait un plan, un truc, une façon détournée, n’importe quoi pour garder un semblant de prise sur cette situation… Alors quel était son problème? Le fait qu’il ne pouvait plus garder son calme, son sang-froid si noble et renommé? Oh mais, nuance : devait-il à tout prix garder son masque de l’inébranlable Cosaque alors que ce dernier faisait défaut? Une solution se profilait : pourquoi rester stoïque alors que le point de fracture du calme et de la raison était imminent, alors que le monde qui l’entourait ne pouvait se résoudre avec la logique… pourquoi pas devenir cinglé de son plein gré et avant que cela ne se produise tout seul… Voilà le plan : sortir sa carte de la psychose franchement inquiétante, le caractère incapable d’empathie, l’hilarité, l’impulsivité, la brusquerie des psychopathes… Euréka j’ai trouvé!, fit le vieux en sortant de sa bassine d’eau…

Et il appliqua son plan au moment où le poisseux Jamie la raclure de fond de chiotte osait le dépasser et le narguer, cela bien qu’il devenait bien vite essoufflé alors que Connor en sa condition de pactisan résistant aurait pu sprinter ainsi pendant des heures encore. Comme de fait, au lieu de s’insulter des prétentions de l’autre, le Rhodes Islandais laissa échapper un court et faible ricanement totalement hors contexte et digne d’un psychotique, comme si une voix dans sa tête lui avait raconté une bonne blague… Et quand son macaque de compagnon jouant au taxi extrême décida de bifurquer, le mercenaire chassa ses inquiétudes de voir l’autre se sauver ou les trahir pour continuer sa comédie : Jon empoigna à nouveau l’autre et, avec un sourire inquiétant, un regard anormalement enthousiasme et sadique et une voix que trop démente et joyeuse, il proféra :


«Non non non, pas par là, ô Danny boy! Je n’ai pas dit : Jean dit : tournez à droite! » Puis il poussa un autre ricanement machiavélique de tueur allègre.

« A droite ! A droite ! Là-bas ils ne nous retrouverons jamais ! » Qu’un chihuahua sur le speed lui répondit.

Jonathan jeta un rapide coup d’œil sur la scène qui s’offrait à lui, considérant l’option d’aller se perdre dans un coin plus que défavorisé s’ouvrant devant eux, l’odeur du port près, les égouts fumeuses, la fumée du feu derrière eux renforçant la brume et donnant une faible lueur apocalyptique au coin du ciel. Que faire là, sauver la femme? Avait-elle encore besoin d’être sauvée de toute façon?... Soit…il avait vu pire, il était en mode « je suis le plus stupide de tous » et de toute façon il ne connaissait pratiquement pas Chicago. Donc il répondit avec un grand sourire dangereux aux lèvres :

« L’hideuse ruelle sordide et obscure où il se passe on ne sait quoi de pas très catholique?... M’ouais, c’est joyeux… Si tu savais les histoires que j’ai à raconter à ce sujet! Il y en a même une sur un quartier trop pauvre pour avoir droit à son terrain de baseball : la rumeur -que j’ai moi-même carrément inventée- veux que les gamins allaient jouer dans des recoins tout aussi ténébreux et que ceux postés au champ et au deuxième but ne revenaient jamais… Tu parles d’une partie palpitante, et les balles cognaient sans arrêt les escaliers de secours toutes rouillées!… Mais bref : tu as l’appui du Goldorak russe à cheval pour ce coup là, Jessy… »

Et sur ce, le slave Goldorak cavalier étant vraisemblablement et en toue logique –oh bien sûr!- un synonyme du Cosaque, il donna une amicale et volontairement beaucoup trop forte tape dans le dos de Jamie le rebaptisé d’un nom de fille. Ensuite, sans un regard pour celui bousculé, fredonnant tout bas la Ride of the Valkyries* d’un air triomphant, l’homme prit les devants et ouvra la marche avec l’assurance d’un héro de guerre suite à une victoire éclatante, cachant toute forme de prudence sous ce masque de folie. Quand le magnifique trio du carnaval -le maître de piste d’une joie de névrosé déboutonnant enfin l’austère col mao de sa tunique, le gringalet exhibitionniste se prenant pour l’homme fort ainsi que l’incroyable femme élastique rouge sang aux jambes qui se tordaient- eurent parcouru une bonne distance dans ces terres sombres du Mordor citadin, Jonathan finit par s’arrêter et ordonner sans une trace de sérieux, d’une façon qui donnait froid dans le dos :

« Bon chien, Jessy, maintenant laisse le zombie sexy au sol qu’on discute d’un super plan de commando excluant l’usage de lance-flammes »

Comme il était bon acteur, il poussa même un autre de ses ricanements de psychopathe sinistre lorsque la more réagit à la douleur, sortit même sa longue mitraillette Thompson de gangster pour se la poser nonchalamment sur une épaule comme un mineur ou un des nabots de Blanche-Neige et les sept nains le ferait avec sa pioche afin de rajouter un peu d’effet, tout en commentant :

« Oh, du calme Jess: tu vas encore la tuer, sale écervelé!... Bien : maintenant je vais l’ignorer la demoiselle et nous on prépare l’exorcisme, à moins qu’elle nous prouve réellement qu’elle n’est pas la conserve de soupe Lipton or Linton ou peu importe… Ses yeux brillent dans le noir tu crois?»

D’accord il jouai le jeu jusqu’au bout, mais il ne négligeait pas non plus le côté pratique de sa présence dans ce défilé joyeux de kidnappeurs de cadavre remuant. Il fit comme il dit, il ignora la femme jusqu’au moment où elle cita le chien : le mercenaire n’eut qu’un autre de ses ricanements sadiques, marmonna pour lui-même comme un dément quelque chose au sujet des restaurants de Chinatown servant des fricassées de chien, puis continua à agir comme si la morte ne s’adressait qu’au mandrill épilé qu’était Jessy-Jamie alors qu’il poursuivait son fredonnement conquérant. Mais bien sûr en réalité il écoutait attentivement, réalisant qu’il n’y avait plus ce ton dans la voix de la morte qui avait annoncé la présence de Linton en son corps plus tôt, se demandant s’il était vraiment sage de laisser cette tueuse partir ainsi, envisageant lui aussi la possibilité que la troupe ne s’était pas aventurée au bon endroit en voyant effectivement les étrangers qui les dévisageaient méchamment. Problèmes, en effet…

Puis cela le frappa : la morte anonyme venait tout juste de leur révéler ne plus avoir de pouvoir, plus de cette histoire d’avaler les tissus organiques d’une personne par un simple toucher! Il jeta un coup d’œil en sa direction : soit elle se méritait l’Oscar de la meilleures actrice de l’année, soit elle disait vrai… Jonathan ne lui faisait pas confiance, mais comment s’empêcher de ressentir de la sympathie : si lui-même perdait ses aptitudes surhumaines, que deviendrait-il?! Fragile et humain? Déjà maintenant il avait de la difficulté à quitter ses gilets pare-balles, alors que serait-ce s’il ne pouvait se régénérer? Il devait penser à autre chose, et surtout ne pas abandonner son petit jeu tant qu’il ne sera pas sûr que l’affaire soit réglée. Sortant de sa passiveté de dérangé mental, avec un ton dangereux, cruel dans cette enthousiaste psychose, animé dans ses propos de celui qui maintenant jouait avec une arme comme avec un bâton de majorette, brisant ce moment d’émotion :


« Wooohoooo! Hey! Vous savez à quoi je pense? Je pense qu’on fait l’équipe de rêve, regardez nous : y’a Jesse qui joue le rôle du Major Anthony Nelson… Tony! Ha ha ha! Toujours à paniquer et plongé dans des situations impossibles par sa génie… Le même mec qui faisait J.R dans Dallas… Moi je suis l’abruti de compagnon Major Roger Healey toujours derrière à draguer et envier son seul copain… Et qu’avons-nous là? » **

Ignorant la bande de malfrats qui s’avançaient vers eux, il se tourna vers la morte avec un sourire en coin inquiétant digne du Jocker :

« C’est Jeannie! Hey Jeannie! Il ne lui manque que son costume rose et sa bouteille, une belle fouteuse de merde malgré elle qui donnait des ulcères à ce bon vieux Tony… Et elle avait de ces paires de jambes! Hé hé hé… Quoi que tu parles d’une génie : elle n’a pas de pouvoir!... »

Il fit une pause, sifflota pour lui-même et fit comme s’il ne voyait pas la bande de tueurs à leurs côtés et l’homme au crâne rasé et à la stature de joueur de rugby qui leur lançait avec son ton de pitbull enragé :

«Bande de connards, je n’sais pas ce que vous foutez ici, mais vous n’êtes vraiment pas les bienvenus… Alors pour ça, on va vous démolir… »

« On demande aux gentils messieurs de prendre un numéro s’ils veulent notre peau et on emmène Jeannie faire un tour de carpette magique jusqu’à un endroit plus sûr? J’ai ma Mustang cachée quelque part, et une chambre d’hôtel en ville… »

Jonathan s’adressa à Jamie malgré les nouveaux venus juste à côtés d’eux, agissant comme s’ils étaient aussi invisibles qu’un miasme dans le lac Michigan, le fond de son message était sérieux mais dit sur un ton qui ne l'était tellement pas que c’en était à pleurer. Puis sans la moindre subtilité et d’une façon qui lui donnait honte de lui-même, à la déclaration qu’il avait fait au sujet de sa chambre d’hôtel, il ajouta en un murmure railleur :

« Je ferai venir de la tequila… Gang Bang Time!!!”





----- multimedia explications time!----


*

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**
http://en.wikipedia.org/wiki/I_Dream_Of_Jeannie
Jeannie et son “maître” Tony Nelson
Spoiler:
 
la chanson thème (récurrente comme référence dans les séries américaines, soi dit en passant…)

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MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Dim 21 Sep - 3:30

Wooooaaahhhhhh ! Tout le monde pétait les plombs : entre la morte qui n’arrêtait pas de gesticuler et d’analyser son corps dans tous les sens. Dans une autre situation peut-être qu’il en aurait été plus qu’heureux, mais là… merde, c’était une mangeuse d’homme… pas de celles qui couchaient avec les mecs juste pour baiser hein, de celles qui nous la rejouaient la mutante. Ce film où la nana ne cherchait qu’à se reproduire en mangeant son partenaire en même temps, c’était pas très ragoûtant tout ça, fallait bien le reconnaître, mais il se posait toujours la question de savoir ce que l’on ressentirait de crever en faisant l’amour. Enfin là son fardeau n’avait rien d’attrayant, à moitié cassé de partout, elle était pleine de sang qui collait au dos de l’espion qui venait d’interrompre sa course. Ah mais pas volontairement n’oublions pas, c’était la faute à Joséphine qui expliquait des trucs dont il ne comprit pas la moitié, mais ce n’était pas grave. De toute manière, s’il critiquait les quartiers mal famés c’est qu’il ne les connaissait pas ! Des paradis vivants voyons, c’était cela ! On était libre comme l’air, comme des cons incapables de sortir de sa bouse de vache surtout, mais cela le colosse maigrichon suant ne paraissait plus s’en souvenir, mais ce n’était pas si loin… A peine… ouais trop d’années pour les compter.

« Ah mais non, on est chez nous c’tout ! » marmonna-t-il en lui emboîtant le pas.

Ben ouais, les marmottes jaunes continuaient à courir pour les rattraper. A coup sûr leur maison les empêcherait de les suivre, il aurait raison, comme toujours ! L’intelligence superbe de sa tête sublimerait tout ce qui les entourait d’un immense halo de lumière et il serait sacré Dieu ! Ouiii dieu Jamie ! Comme un con il se laissait aller dans son délire de déité, imaginant ses sujets s’agenouiller devant la suprématie de son incroyable talent. Si bien qu’il n’en sortit que quand Jon jon le futur nouvel ancien président des Etats-Unis lui ordonna de poser son sac de patate sur le sol, l’espion ne se le fit pas dire deux fois, et sans vraiment le vouloir, la laissa s’écrouler sur le sol en un bruit mat. Merde ! Elle était définitivement trop lourde, si bien qu’il avait été incapable de retenir sa chute étant donné son état de fatigue. Son souffle rauque troublant chaque seconde de la nuit, on aurait dit un mammouth en rut cherchant à attirer sa femelle.

« Dans le noir ? Attend, on va voir ça de suite ! » le déluré exacerbé par le côté complètement tordu de son nouveau meilleur ami, il se pencha pour lui parler alors qu’elle approchait ses doigts de son pied sans même qu’il le remarque. « Hey la mangeuse conserve de Linton… » tout en se disant que ce n’était peut-être pas prudent. « Jolie madame, tu peux nous regarder pour nous montrer comme t’es toute belle ? »

Et le bébé fera areu areu… Même Bob l’éponge l’aurait regardé avec des yeux ronds de poissons chat défraîchit ! Pis qu’est-ce qu’ils en avaient à faire de ce chien ? Les cabots il les coursait des fois, c’était marrant et ça entraînait à être un espion super fort… dans la fuite. Non mais oui, vous pensiez vraiment qu’il allait emprisonner le clébard ? Jamais ! Au moins il ne perdait rien de sa forme légendaire qui faisait tout son succès avec les filles, enfin sans compter son corps d’athlète hyper séduisant, et qui à cette seconde devait être terriblement beau sous les assauts de la sueur et du sang de la morte. D’ailleurs, c’était forcément pour ça qu’elle leur disait merci à cet instant… en fait, elle était trop timide pour avouer que c’était à lui qu’elle s’adressait. Ah là là… la pauvre, il compatissait, il la contenterait un soir… où elle serait plus attrayante. Ben oui, vous vous voyez sauter une morue pas fraîche vous ?

Maître Liam… mouais, les avocats c’était con et même pas foutu de réfléchir de toute façon, il aurait vite fait de l’embobiner pour avoir le numéro de la brune avec son adresse. Après tout, il était connu dans le milieu et il avait plein de contacts ! Ouais ! Il serait presque reparti dans ses délires s’il n’avait pas saisi ce qu’elle disait, merde, des fois il donnerait tout pour être avocat lui aussi, il n’aurait pas compris qu’elle avait raison et qu’il fallait se tirer vite fait ! Mais… mais… elle venait d’essayer de le bouffer, il en était sûr ! Et il était encore là ! Yeahhhh ! Toujours aussi fort comme espion, la chance d’un cocu sans l’être, fallait le faire ! Mais… elle avait quand même essayé de le bouffer alors qu’il l’avait aidée et tout ! Ah la salope ! Il la cuisinerait au vin rouge comme Hannibal Lecter, elle verrait de quel bois il se chauffait, elle verrait !

« Lâche-moi ! » s’égosilla-t-il brusquement comme une fille en le secouant frénétiquement.

Enfin… c’est qu’elle allait pleurer. C’était pas possible… un monstre ne pleure pas, la mutante n’avait jamais versé une larme même quand ils avaient tué son rejeton, elle avait juste voulu tous les manger. Normal vous me direz, les bestioles ça devraient jamais être capable d’amadouer qui que ce soit. Pis y avait eux aussi… eux qui venaient et se rapprochaient : nom d’une petite marmotte, ils allaient finir en brochette vu l’endroit où ils se trouvaient. Et Joséphine qui continuait à péter les plombs… nonnnnnnnnnnn il ne voulait pas être le seul à réfléchir ! Il pouvait pour lui tout seul, pour une cohorte de trois personnes, fallait voir avec Rambo, il serait plus à même de décider, de trucider les abrutis rampants pendant que les autres se tireraient. Logique non ? En fait, il venait de trouver un super plan, il en souriait d’un air satisfait d’avance.

En attendant, il fallait faire rentrer ça dans son crâne, et vu l’état de dépression exacerbé dans lequel il paraissait se trouver, ce n’était certainement pas avant demain la veille. Rah ! Et la sangsue qui continuait à s’accrocher comme s’il était une terre d’asile, une planche de salut, un… mais elle n’avait pas vu qu’il avait failli se faire trouer la peau à l’entrepôt ? Ah ben non, c’est vrai qu’elle dormait encore comme la Belle au bois dormant. C’était elle d’ailleurs, la taille et les cheveux blonds en moins ? Juste les cheveux… quand elle serait sur pieds, ça serait la sienne et tout sera réparé, excusé, même le fait qu’elle ait encore voulu le manger comme un vulgaire bretzel, ou un sushi prêt à être consommé tout frais moulu comme un café.

« J’suis pas un poisson. » maugréa-t-il plus pour lui-même que pour les autres. « Pis si vous voulez faire mumuse, y a des carpettes en jaune qui vont arriver à l’entrée de votre territoire, et je vous dis pas, s’ils remarquent qu’il y a de la drogue, ça va raquer ! »

« De la drogue ?! Où t’as vu de la drogue toi ? » reprit l’un des gars encore plus méchamment.

« Non mais c’est ce qui se dit hein… justement faudrait les foutre dehors… pchit, comme la saloperie des toilettes ! » ajouta-t-il en tentant de reculer, mais il y avait son ancre qui l’empêchait de détaler comme un lapin, alors il se pencha pour murmurer le plus discrètement possible à son voisin, autrement dit une main devant ses lèvres tordues par l’effort de confession. « Et si on allait à ta voiture, dans ta chambre, boire de la tequila, hein ? Ils ont pas l’air commode. Les tables de chevets c’est quand même plus sympathique. »

« Qu’est-ce qu’il dit l’avorton ? Et toi le J.I. JO tu te crois drôle avec tes blagues à deux balles ? »

« Bon euh… les gars, si vous voulez on vous invite à boire un verre et Jeannie vous fera même une petite gâterie si vous êtes sages. »

Et ça allait les intéresser ? Vu la gueule de sa sangsue, impossible, mais c’était tout de même bien d’avoir essayé. Bah… maintenant il faudrait vraiment aller à la voiture avant de finir une nouvelle fois… ah mais de toute façon, ils leur restaient des balles ! Enfin une seule dans le barillet de son flingue, Jon devait en avoir bien plus, il pourrait forcément couvrir leur fuite, et ce même si elle se faisait à trois, c’était une évidence ! Bon, le truc c’est qu’il ne pourrait plus courir le cent mètres… bien qu’en y réfléchissant, l’idée de finir en carpette pour essuyer leurs pieds crados était une superbe motivation pour courir encore des kilomètres avant de tomber comme une merde sur le sol, simplement parce qu’il n’aurait plus aucune force, sa bouche s’entrouvrant pour laisser claironner un ronflement des plus sonores.

« Allez viens, on va retrouver ta lampe. » murmura-t-il à Joan en la soulevant à nouveau mais d’une manière plus princesse que patate, il progressait dans ses manières de politesse… peut-être le contact de son nouveau meilleur ami à moitié déjanté… bien que non, la moitié était depuis longtemps déjà dépassée.

Non mais vous y croyez vous ? Il était en train d’aider la fille qui avait cherché un nombre incalculable de fois de le bouffer, c’était à en devenir complètement barjot, mais il l’était déjà de toute façon en un sens. Mais là c’était pire… la sangsue était contagieuse ! Ben merde alors, c’était déjà trop tard pour empêcher le poison d’agir. Allez, maintenant il fallait absolument faire diversion, aussi l’espion afficha-t-il un magnifique sourire sous la sueur qui recouvrait son front.

« Cornes de bouc et couilles de loup, raies de Yenne et dents de pou, la la la et poils de torse, c’est la formule dont je tire le mauvais sort ! » chantonnait-il en reculant tout en faisant mine de danser en se balançant de gauche à droite, on aurait dit qu’il avait trop bu. « Allez, tous en cœur ! »

En fait… on aurait pu même dire qu’il s’était échappé de l’asile, et la bande de malfrats commençait sincèrement à se demander si elle n’était pas devant ce genre d’énergumènes qui se prenaient pour des personnages imaginaires. L’un d’eux allait peut-être se lever et crier : Je suis Napoléon ! En garde bande de bachi-bouzouks déjantés ! Le capitaine… hein ? Non mais ils sont sans doute encore plus cons que ceux qu’ils prenaient déjà pour des fous furieux, alors il ne fallait pas s’étonner. Et puis s’ils hésitèrent, certains se mirent à rire nerveusement, tandis que d’autres faisaient craquer les os de leurs mains. Ça sentait de plus en plus mauvais…

« Mouhahahahahahaha je suis le monstre de la forêt de cristal ! » ajouta-t-il de plus bel, arrêtant brusquement de chanter.

Je veux pas crever !!!!! pensait-il encore… alors qu’il accélérait l’allure, manquant de se ratatiner par terre, le poussant à jeter de frénétiques coups d’œil derrière lui pour voir où il mettait les pieds. Ce serait maintenant, le bon moment où il faudrait tirer, maintenant qu’il faudrait… ben courir pardi !

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*Part se pendre avec ses conneries tomb *
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