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 Alysandre Dornvald [UC]

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Alysandre Dornvald

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Race : Humans
Âge : 19 ans
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MessageSujet: Alysandre Dornvald [UC]   Dim 8 Juin - 17:23

• Fiche d'Identité

Nom : Dornvald
Prénom(s) : Alysandre
Surnom(s) : Aly'
Date de naissance : 31 juillet
Age : 19 ans
Lieu de naissance : Près de New-York
Nationalité : Américaine
Statut / Occupation : Humain / Comédienne


• Profil psychologique et physique

Caractère :
Alysandre Dornval vue par Keith Morgan
Citation :
Aly' est une fille souriante, fraîche et énergique mais elle vit dans un autre monde. Elle n'est vraiment pas indépendante, il faut toujours que quelqu'un soit là pour veiller sur elle mais elle est tellement attachante qu'elle trouvera sans doute toujours quelqu'un pour s'occuper de son cas. Oui, parce que c'est un cas à elle tout seule. Un jour, sa prof de théâtre lui a dit qu'elle était capable d'enfiler des centaines et des centaines de facettes et donc de jouer beaucoup de personnages mais je crois bien qu'en dehors de la scène ce sont ces bouts d'elle-même qui prennent le dessus. Du coup, elle est très lunatique. En même temps, ça lui permet de cerner facilement les gens et de les comprendre. En un peu plus sadique, ce serait une fabuleuse manipulatrice. Mais ça m'étonnerait que cela arrive.. Une chose qui ne change pas c'est sa mémoire. Elle est rancunière et peu vous rabâcher pendant dix ans une broutille, j'en ai déjà fait les frais. Vivant dans son monde, elle semble parfois tellement déconnectée du notre qu'elle ne perçoit pas les dangers et peut faire preuve de naïveté. C'est pour ça que j'ai dit qu'elle était dépendante des autres, il faut qu'on fasse attention à sa place. Et puis, Aly' c'est une grande passionnée : il n'y a qu'à voir les sentiments qu'elle éprouve pour Seth... J'ai peur que ça ne la perde. Le théâtre aussi. Avec elle, l'expression "raison de vivre" prend tout son sens et je trouve ça limite morbide. Je ne veux pas imaginer ce qui arriverait si elle perdait les deux. Finalement, c'est bien qu'il y en ait deux. Elle aussi, elle n'aime pas y penser. Il y arrive parfois de montrer son aspect lucide et à ce moment-là on voit bien qu'elle flippe beaucoup. Il faudrait peut-être qu'elle grandisse un peu, qu'elle nous fasse une bonne crise de croissance mais ça serait triste si son sourire disparaissait et si elle ne riait plus comme maintenant. Je ne sais pas. Et puis, si vous connaissiez son histoire, vous comprendriez qu'elle a encore droit à 6 ans d'enfance qui lui ont été volés. Peut-être bien qu'elle régresse après avoir grandi trop tôt et trop vite, beaucoup trop vite.

Défaut dominant: Lunatique
Qualité dominante: Empathie

Apparence physique :
Un bref coup d'œil sur Aly' permettrait de dire avec certitude - à moins d'un problème de vue - qu'elle est à la fois grande et mince, que ses yeux sont d'un bleu cherchant à reproduire la couleur des profondeurs océaniques, celle juste avant que les ténèbres ne l'emportent sur la lumière et qu'elle est brune. Sa peau n'est pas pâle ni particulièrement halée, la jeune femme possède juste un joli petit bronzage du à ses nombreux voyages la menant notamment sur la côte ouest du pays et à son attirance pour le soleil. Si on s'approche de plus près, on peut voir que les traits de son visages sont fins et ses joues sont ornées de pommettes seyantes relevant la forme de son visage aux yeux en amande. Le tout en harmonie autour d'un nez aquilin et encadré par ses cheveux longs.
Alysandre porte la plupart du temps des vêtements suivant la mode y étant presque obligée étant donné son statut de comédienne. Mais, quand on est comédien, on est moins suivi que les acteurs. Chez elle, par contre, elle optera plutôt pour une tenue décontractée et ôtera le peu de maquillage qu'elle porte en ville. C'est une accro des bijoux fantaisie, elle adore les triturer dans tous les sens ne serait-ce que pour patiente ou calmer son stress. Elle a d'ailleurs tendance à les casser rapidement étant donné qu'ils ne sont jamais très solides.

• Histoire

Au commencement :

PROLOGUE

Elle venait de fêter ses quarante-deux ans et était la même qu'à ses 20 ans : à l'écoute de tous, joyeuse voire même rayonnante et elle voyait toujours le bon côté des choses. Peut-être même qu'elle faisait preuve d'un peu trop d'optimisme. Qu'importe, ça lui allait bien et elle en était appréciée de tous. Lui avait quarante-sept ans. Cinq ans de plus qu'elle mais il avait conservé au creux de sa poitrine une étincelle de son âme d'enfant et l'on se demandait parfois qui était le plus mature des deux. Elle s'appelait Lauren et lui Gaspard et ils étaient quasiment heureux. Tout ce qui leur manquait c'était un enfant à eux. Leur progéniture, leur bébé, la continuation de leur histoire, leur mémoire, une petite partie d'elle et une de lui réunies en un seul corps. Ils avaient essayé à de nombreuses reprises de donner la vie à un petit être d'os et de chair mais toutes leurs tentatives étaient restées sans résultat. La lueur d'espoir qui animait leur cœur commençait à s'évaporer sous leurs yeux impuissants.

Ce matin-là, Lauren s'était levée avec un léger mal de crâne sans quitter pour autant son entrain habituel et elle s'était précipitée à l'hôpital mue par l'envie de faire un travail qu'elle adorait. Elle n'était pas médecin mais sage femme. Certains pourraient croire que chaque accouchement était un couteau planté dans le cœur de cette quadragénaire mais ce serait mal connaître cette femme rapidement gagnée par la joie ambiante. Parmi celles dont elle s'occupait, il y avait une femme adorable dont le mari s'inquiétait sans cesse. D'ailleurs, l'accouchement n'était pas pour tout de suite mais le futur père craignait tellement pour la santé du bébé et de la mère qu'il avait fait rentrer sa femme plus d'une semaine à l'avance. 'On ne sait jamais'.

Une autre de ses patientes avaient été placée juste dans la chambre d'à côté comme si un être à l'humour malsain avait voulu souligner un contraste flagrant. Dans cette chambre-là, la treize, se trouvait Cassandre. Le père de l'enfant qu'elle avait mis au monde la veille - une jolie petite fille - avait été son grand Amour mais lui n'aurait pas mit de majuscule à son "a" et n'avais pas choisi "grand" pour adjectif. Lauren n'avait pas cerné tous les enjeux de leur histoire. Cassandre, était peu loquace et elle, bien que très gentille, manquait de vivacité d'esprit. Elle était un peu bête. Un jour, elle avait entendu sa patiente aligner plus de quatre mots à la suite, c'était un petit miracle. Ce n'était pas à elle qu'elle s'adressait, elle semblait plutôt parler au vide.

« Quand il est parti, je ne pensais pas survivre moi-même. J'étais persuadée qu'elle allait crever et que moi aussi. Je n'ai jamais demandé à avoir cette chose en moi, pas sans lui... Peut-être qu'elle est là pour me punir. Oui, c'est sans doute mon démon personnel. »

Les Cassandres ne sont que rarement écoutées. Certes, Lauren l'avait bien entendue mais son optimisme sans bornes la poussa à penser que ces paroles s'évaporeraient quand les yeux de la jeune femme tomberaient sur l'être avec qui elle avait déjà partagé presque neuf mois de sa vie. Elle avait même interprété la larme fugace qui avait osé couler de l'œil de la jeune mère lorsque celle-ci posa pour la première fois ses yeux sur celle dont elle était la génitrice comme une marque d'amour. On dit qu'il n'y a qu'un pas entre l'amour et la haine. A ce moment-là, le pas avait des allures de fossé.


Anecdote(s) de l'enfance :

ACTE I SCENE I

« MADAME ! MADAME ! Elle est morte ! Elle va mourir ! Elle meurt ! »

Que faisait ce gosse et pourquoi avait-il déboulé ainsi dans ma cuisine ? Je m'en foutais, moi, de la mort. Que ce qui doit partir parte. Comme lui, comme Alexandre. De lui, j'en ai gardé un petit morceau de chair et de sang : une Alysandre. Elle est mignonne cette petite mais je ne l'aime pas. Il aurait dû partir correctement, entièrement. En claquant la porte, il aurait dû tuer cette chose qui grandissait en mon sein et qui me rappelle maintenant ce qu'il était. Elle a tout de lui, même pas un tout petit bout de moi et son être entier semble n'exister que pour s'évertuer à me rappeler son origine. Même ses paroles mal bafouillées me rappellent son géniteur et tentent de m'arracher le cœur. Cette sale gosse veut l'extirper de ma poitrine et le manger cru sous mes yeux. Elle est là pour m'achever et non me racheter. Ma fille... Tiens, ça me revient maintenant. La petite furie qui a débarqué n'est autre que le gosse des voisins. Le petit... Comment s'appelle t-il déjà ? C'est un ami d'Aly' mais je vois pas son nom. C'est idiot. Mais que diable venait-il faire dans cette cuisine ?

Le regard vitreux de Cassandre n'avait pas quitté le garçon qui s'agitait, courant dans toute la pièce et manquant de renverser tous les objets se trouvant autour de lui. Ces yeux sans lueur, elle les avait depuis plus de six ans maintenant ; à quelques mois près, ils avait l'âge qu'avait celle qu'elle avait engendrée dans la souffrance de l'absence. Et puis, peu à peu, le brouillard qui régnait dans son esprit se dissipa. La suite logique de la découverte de l'identité de la petite tornade occupant sa cuisine était la compréhension. Elle allait comprendre le sens des mots qu'il avait prononçait et s'obstinait à répéter. Après tout, il n'y avait pas beaucoup de possibilités et une seule était réellement possible. Elle, c'était Aly'. Sa Aly' - parce qu'elle était bien à elle au fond - agonisante quelque part pour une raison inconnue.

A certain moment, il y a quelque chose qui réagit au fond de nous. Une parcelle de nous qui nous est encore inconnue qui se dévoile enfin. Parfois, ça prend la forme d'un sentiment, une révélation. C'est comme si il avait toujours était là, devant nous, mais hors d'atteinte. Comme si on était encore trop petite pour pouvoir attraper le jouet posé sur la table. Et tout à coup quelqu'un nous cale un bon gros dictionnaire sous les pattes et on peut enfin attraper l'objet de nos désirs à pleines mains. Là, ce que Cassandre aurait voulu agripper de ses mains trop fragiles, c'était Aly'. On lui disait qu'elle allait la perdre alors elle l'aimait. C'était de cette gifle-là qu'elle avait toujours eu besoin. Certes, la petite fille resterait éternellement l'image de son père mais avec elle, elle ne gâcherait pas tout. Ce n'était pas Alexandre mais Alysandre. Il était parti lâchement, elle avait toujours affronté son air glacial avec amour. Elle était sa fille.

Des pas précipités et des halètements, Aly' n'était plus très loin. Pourvu qu'elle aille bien ! Faites que ce gosse ait exagéré ! C'est comme ça quand on est si jeune... Ne t'inquiète pas, Cassandre. Ta fille va bien. Ton mauvais pressentiment avait lieu d'être mais ça c'est arrangé. Tout va bien. Ta fille est morte ; elle est revenue à la vie. Tu n'y penseras même pas, même des années après. La petite ne comprendra pas non plus mais elle gardera une marque bien au fond d'elle-même, ces yeux qu'elle avait fixé des siens et ces contours mal dessinés. Il est parti. Son sauveur a préféré gardé son anonymat. Qui l'aurait cru de toute façon ? L'asile ne le tentait pas, la peur que pourraient ressentir les autres à son égard non plus. Le principal c'était que tu avais trouvé une fille, Cassandre. Six ans ont passé, six ans pour se décider à regarder en face cet être de chair. Ta chair.


• Relations

Seth Ockham {Robert Pattinson}
Dire que la jeune fille est folle de lui serait un euphémisme. Amoureuse comme jamais elle ne l'a jamais été, sa famille a prétendu que ce n'était qu'une tocade, pourtant elle n'arrive pas à l'oublier depuis le jour où elle l'a croisé, et où elle l'a vu utiliser ses capacités. Elle a cherché, et elle a appris comment il s'appelait, les endroits qu'il fréquentait, et depuis elle fait tout pour le croiser, le voir, ne serait-ce qu'une seconde, après avoir emménagé pour de bon à Chicago où elle n'était venu que pour une représentation. La chose la plus étrange est que lui de son côté la fuit... il la fuit depuis toujours, car elle n'est autre qu'une petite fille à qui il avait rendu la vie lorsqu'elle n'avait que quatre ans. Gamine dont il n'a pas oublié le regard, gamine qui le trouble malgré le fait qu'il s'y refuse.

Keith Morgan {Emile Hirsch}
Ils ont grandi ensemble, voisins qui s'adoraient... il l'a même vu morte lorsqu'elle était petite, puisqu'elle s'était blessée devant lui. Mais rien... lorsqu'il est revenu avec de l'aide, elle était assise sur l'herbe, et n'avait rien, pas même une égratignure. Depuis qu'il est gosse, il la voit comme une sœur, quelqu'un sur qui il veille, et qu'il protège. D'ailleurs, il voit d'un mauvais œil la tocade qu'elle a pour ce type qu'il n'a jamais vu. Mais il suppose que cela va lui passer.

• Hors Jeu

Personnalité de l'avatar : Miranda Kerr
Joueur ou joueuse : Joueuse
Comment avez-vous connu le forum : En cliquant sur des liens de partenariat.
Commentaires ? : Je suis vraiment nulle dès que l'on parle de description physique hors RP. J'avais d'ailleurs plus l'habitude d'en faire T___T


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MessageSujet: Re: Alysandre Dornvald [UC]   Dim 8 Juin - 17:24

ACTE I SCENE II

Ma voix d'alto rappelant celle de l'autre occupante des lieux hantait les murs de la maison. Les miroirs en tremblaient de peur. Je n'étais pas faite pour le chant. C'était génétique, écrit dans mon sang. On pouvait me catégoriser dans les altos mais il aurait fallu écouter jusqu'au bout cette cacophonie : je chantais faux. Et pourtant j'avais essayé maintes et maintes fois de trouver le rythme, de m'y accrocher quand j'y arrivais mais sans succès. C'était de pire en pire. Ou simplement de moins en moins supportable.

« Maman, je veux changer de voix ! Chanter juste comme les oiseaux et pas me prendre pour une cigale. J'aime pas les cigales.
- Tiens, c'est nouveau ça. Non que je m'en plaindrais mais ce n'est pas réalisable. Et puis, je l'aime bien, moi, ta voix, quand tu t'abstiens de chanter.
- Mais toute ma carrière va en être compromise.
- Tu n'as que 9 ans, tu as bien le temps de te trouver une carrière. Être chanteuse n'est peut-être pas le meilleur et ce n'est assurément pas celui qui te convient. Ta voix n'est pas le problème d'ailleurs... Et évite de sortir des phrases que tu as entendu à la télévision, ça me perturbe. Parle comme une gosse de ton âge.
- D'accord.
»


La télévision. J'aime bien ça, ça me fait rire. Les personnages, à la télévision, ils ont toujours des vies fantastiques alors que moi... Je voudrais pas sauver le monde, trop périlleux. J'aime bien les histoires d'amour où ils se marient tous à la fin. Les films tristes c'est bien aussi sauf que j'aime pas trop pleurer. En fait, il y a une chose que j'aime plus que la télévision. C'est grâce à maman que j'ai découvert ça. Ca c'est le théâtre. Les comédiens montent sur des planches de bois et se transforment en personnages. Maman, quand elle m'y a amené pour voir David Copperfield, elle m'a expliqué que les bons comédiens s'oubliaient eux-mêmes quand ils jouaient. Les grands deviennent le personnage qu'ils interprètent, ça doit être agréable. C'était une fille qui jouait David, tu crois qu'elle est devenue David jusqu'où ?

« Tu veux manger quoi, ce soir, mon ange ?
- Je serai comédienne. Je serai une fille et un garçon, moi et une kyrielle de personnages. Je ne veux pas faire actrice, je ne veux pas être interrompue. Etre acteur c'est trop facile, tu peux recommencer. Pas comédien. Je ne veux pas apparaître dans un bêtisier, mes erreurs ils les vivront en direct. Et même, je ne ferai pas d'erreur.
- Tu t'enflammes encore. Combien de temps ta lubie va durer cette fois ?
- Je le serai.
- ...
- Je te le promets.
- Et bien. Je crois qu'il va falloir que je commencer à te chercher une école de théâtre. On sera vite fixées.
- MERCI Maman !!!
- Je t'aime...
»


Anecdote(s) de l'adolescence :
ACTE II SCENE I

Et il y eut Alysandre. Elle emménagea chez moi un jour de printemps. Ce jour-là, elle portait une robe courte aux motifs de la saisons et avait laissé ses cheveux détachés, comme toujours. Elle était belle, très belle. Après de longues négociations, sa mère avait accepté de venir vivre chez moi avec elle. C'est dire qu'elles étaient attachées à leur indépendance toutes les deux, elles avaient vécu seules longtemps. Trop longtemps. Elles étaient là, toutes les deux, dans l'embrasure de la porte, et venaient peupler mon appartement trop vide. C'est à cet instant-là que je me rendis compte à quel point j'aimais Cassandre mais aussi à quel point la gamine de seize ans se tenant à ses côtés me faisait de l'effet. Remets-toi, James, ce n'est que de l'attirance physique ! C'est la fille de Cassandre et de... De qui d'ailleurs ? Elle ne voulut jamais me le dire. Même Aly' - car je finis par moi aussi l'appeler ainsi - semblait ignorer l'identité de son père.

Les filles prirent rapidement possession de la maison. Je les avais laissées envahir progressivement toutes les pièces de la maison en commençant par le salon. C'était la gamine qui y passait le plus clair de son temps. Elle regardait des vidéos de films ou de scènes de théâtres et semblait aimer s'assoir sur le pouf près de la baie vitrée pour apprendre son texte au soleil. Ils disaient qu'elle était douée, très douée. Moi, j'avais assisté à quelques représentations en spectateur attentif mais je n'avais pas de réel avis sur la question. Ce n'était pas les premières fois que j'allais voir une pièce ou plutôt que l'on m'y trainait mais une seule chose m'obsédait : le physique de la gosse. Quand je la fixais, sa voix devenait telle un bourdonnement. Non, un murmure. Ses intonations aussi étaient belles. Sauf pour chanter à ce qu'il paraît ; c'était un sujet de conversation amusant semble t-il. Je n'ai jamais compris pourquoi.

En peu de temps, ça ne fit aucun doute. La gamine était folle de moi, moi aussi. Ce gars qu'elle ramenait parfois à la maison, ce Seth au regard haineux, c'était juste pour me rendre jaloux. Pour m'attiser, la garce ! Elle le disait son ami mais ses yeux tentaient de me mentir. Cette gosse est en train de me rendre fou ! Parfois même je la vois passer furtivement de la salle de bain à sa chambre à peine recouverte par un morceau de tissu ou je la retrouve lascivement étendu devant la baie vitrée. Et plus elle grandit, plus elle devient femme. Je vous le jure, elle me torture ! Tout ça parce qu'elle est folle de moi !

ACTE II SCENE II

« Ne m'approche pas ! Ne me touche pas ! Reste loin de moi, très loin.
- Mais Aly'...
- Recule, je te dis ! Et ne prononce plus mon nom, jamais ! Garde ces intonations pour maman ou une autre. Pas moi. Et casse-toi. CASSE-TOI !
- Arrête de jouer, Aly'. Je sais bien ce que tu ressens pour moi. Je t'aime, tu m'aimes. Tu as envie de moi... Laisse-toi faire. Sois raisonnable, tu es trop grande pour jouer maintenant.
- NE ME TOUCHE PAS ! Je vais tout dire à maman ; je vais tout cracher à Cassandre. Tes aveux tordus, tes mains sur mes hanches et tes regards ambigus. Ces fois où tu étais là, où tu te cachais... Je vais tout lui déballer de but en blanc sans atténuer les détails. Je te traiterai de tous les noms autant de fois qu'il faudra et je te pourrirai toi et ta carrière d'avocat...
- Tu veux faire du mal à ta mère, Aly' ? Tu ne crois pas qu'elle souffre assez du départ de ton salopard de père ? Bâtarde ! Seize ans qu'il est parti et n'a pas voulu d'elle ni de toi et elle en souffre toujours. Tu l'as vu, t'es pas conne. Tu es intelligente même, très intelligente...
- Dégage ! N'approche pas ta main de ma joue !
- C'est tout ce que tu as à dire, n'est-ce pas ? Tu le sais très bien que vous êtes abandonnées. Vous pouviez survivre avant mais plus maintenant ; plus maintenant qu'elle m'a. Tu as mal joué sur ce coup-là, ma petite. Tu as encore des choses à apprendre. Tu veux que je t'apprennes quelques petites choses ?
- Garde tes mots, ton expérience, tout ! Garde même ma mère si tu peux la rendre heureuse. Moi, je me casse. Tu lui diras, tu te débrouilleras. Et si jamais tu lui brises le cœur avec ça ou une autre connerie, c'est moi qui te briserai jusqu'à ce que t'ai plus rien. PLUS RIEN ! Jusqu'à ce que tu crèves comme personne ne voudrais le faire.
- ALYSANDRE ! Reviens ici tout de suite !
- ...
- Sale garce !
»


Anecdote(s) de la vie actuelle :
ACTE III SCENE I

C'était le jour de ses dix-huit ans, il a joué au cadeau tombé du ciel. Quoique c'est peut-être exagéré de parler de cadeau... Elle l'a croisé au détour d'une rue. Enfin, ce sont leurs yeux qui se sont croisés et appelés. Au fond de leur mémoire, l'image de leurs pupilles respectives a ouvert un tiroir particulier, un souvenir enfoui, conservé pour cet instant-là. Lui le sait, elle l'ignore. Elle était trop jeune, trop faible. Trop morte. Si elle avait pu articuler, si ses lèvres avaient su s'ouvrir à ce moment-là et attirer l'attention de l'inconnu, elle aurait pourtant murmuré :

« Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler. »


Il n'y avait que Racine pour expliquer son trouble, l'exprimer dans les mots adéquats. Ces symptômes, elle avait l'impression de les avoir déjà eu pendant qu'elle s'escrimait à être quelqu'un d'autre mais en moins puissant, beaucoup moins. Elle en oubliait presque de respirer et n'avais plus aucune conscience de l'espace-temps dans lequel elle se trouvait. Quel intérêt ? Il était là pour quelques secondes au moins. Elle aurait souhaité occuper ce temps, l'allonger. Elle aurait voulu lui attraper la main et lui décrire les frissons qui parcouraient son corps. Elle lui aurait parlé d'elle et aurait voulu tout savoir de lui. Qu'est-ce qu'il prenait le matin au petit-déjeuner ? Quelle couleur il préférait ? Brune ou blonde ? Ou encore châtain ou rousse ? Et avant tout, sentait-il que jamais il ne pourrait s'en détacher ?

Avant qu'elle ait retrouvé l'usage de la parole, il avait déserté. Elle, elle sentait ses jambes vaciller sous le poids d'un sentiment inconnu et ses yeux la tromper : elle le voyait partout, le cherchait sans cesse. Elle n'arrêta pas, bien au contraire. Dès le moment où elle l'avait vu, elle avait compris qu'il serait une drogue pour elle.

ACTE III SCENE II

Fini Manhattan, bonjour Chicago ; adieu Broadway, enchantée Seth. Bon, elle ne lui parle toujours pas vraiment, se contentant de se débrouiller pour le croiser assez souvent afin de ne pas être en manque, mais c'est déjà un début. Alysandre est dépendante, dépendante de celui qui l'a sauvée des années plus tôt. Comédienne reconnue, elle a quelques relations et un peu d'argent. Elle l'a retrouvé et suivi, c'était plus fort qu'elle. Cassandre l'a aidée même si cela a entraîné le départ de la jeune fille du domicile parental. Elle avait pourtant l'intention d'y rester après avoir réussi à chasser James. Il fallait bien qu'elle montre à sa mère qu'elle aussi elle l'aimais plus que tout sauf que ce n'était pas le cas. Tout ça c'est la faute à Seth, à ces yeux rencontrés alors qu'il était de passage à New-York. C'est lui qu'elle était venue chercher ici après avoir remporté une demi-victoire contre l'avocat : elle n'avait pas pu le "briser" comme elle le lui avait promis. Cet homme était décidément trop apprécié pour ce qu'il était. Elle, elle se ferait une place bien méritée à Chicago.

Chicago... Pas la meilleure ville pour emménager excepté si on veut à tout prix un loyer à un prix dérisoire pour un appartement à la taille conséquente. Les gens ont plutôt pris l'habitude de déménager au plus loin de cet endroit maudit, grouillant de démons et d'autres insanités. Aly' y est venue et y vit dans la plus grande insouciance se croyant protéger par un ange gardien. Elle a été sauvée une fois et voilà que son subconscient la pousse vers le danger... !


Dernière édition par Alysandre Dornvald le Mer 11 Juin - 23:41, édité 3 fois
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Joan Eden
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MessageSujet: Re: Alysandre Dornvald [UC]   Dim 8 Juin - 21:24

Bienvenue et bonne chance pour la suite.

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MessageSujet: Re: Alysandre Dornvald [UC]   Lun 9 Juin - 14:33

Bienvenue ;) On attend la suite avec impatience. Razz

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MessageSujet: Re: Alysandre Dornvald [UC]   Mer 11 Juin - 23:44

Merci beaucoup =)
Je pense avoir fini.
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Liam Rivers
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MessageSujet: Re: Alysandre Dornvald [UC]   Jeu 12 Juin - 19:19

Bienvenue Mr Green

Alors alors... que dire si ce n'est que tu es [VALIDEE].
Sincèrement, j'ai pris grand plaisir à lire ta fiche, le style est agréable, voir même prenant. Bravo à toi, et amuse-toi bien parmi nous.

_________________
Absent !
Et oui... quand on fait de la route... qu'on bosse, etc. On finit par être nase en rentrant -_-'

So eager for eternal damnation.
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Alysandre Dornvald

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MessageSujet: Re: Alysandre Dornvald [UC]   Ven 13 Juin - 13:09

Merci <3
J'ai hâte de pouvoir RP ici.
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MessageSujet: Re: Alysandre Dornvald [UC]   

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Alysandre Dornvald [UC]
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