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 I don't think so [PV : Gabriel]

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Roksana Smolenski
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MessageSujet: I don't think so [PV : Gabriel]   Sam 30 Aoû - 22:40

Il faisait froid dehors. Pas vraiment un temps pour sortir, plutôt un temps pour les chiens. Il faisait froid et il pleuvait. Pas de fines gouttelettes mais de gros abats d’eaux qui vous arrivaient en plein sur la face ou coup de chance s’insinuaient dans vos cols. Une silhouette se dessina dans ce début de nuit qui s’annonçait très. Trop noire. Plus noir que le noir lui-même. Que la couleur 00000, enfin qu’importe le nom que vous lui donnez. Même les tueurs n’osaient pas sortir. Mais c’est pas ce qui allait faire peur à Smoke Smolenski. Tout le monde la connaissait sous ce nom là, certains savaient qu’elle s’appelait aussi Roksana, mais personne ne se risquait à utiliser ce nom. Trop peur des représailles ou peut être qu’ils comprenaient qu’elle préfère avoir un pseudonyme.

Tout le monde ne la comprenait pas malheureusement, certains la détestaient. Et à présent, à cette heure ci elle en avait fait les frais. Et elle n’avait pas osé se servir de ce « don » qu’elle appelait malédiction. De peur de provoquer une connerie comme seul elle en était capable. Car à trop jouer avec le feu on se brûle éperdument. Elle avait la lèvre fendue, pas joli à voir, un petit bleu sur la pommette qui gonflait. Elle se regarda dans la vitre du magasin.

« Merde. »

C’était bête comme chou, mais elle n’allait pas pouvoir assurer le show ce soir, elle aurait du y penser plus tôt avant de rester inactive devant le premier coup. Quelle conne elle faisait. Elle avait déjà du mal à tenir debout, elle ne pourrait pas danser. Tiens c’est le patron qui allait déborder de joie. Elle ne lui avait jamais fait faux bond, elle le voyait de loin lui dire : « Je m’en fous Smoke, tu prends n’importe quoi mais tu tiens debout ! »

Ouais va te faire foutre. Elle s’accouderait au bar, ou quelques mongoles intrépides la dragueraient grossièrement, sans aucune classe. A la hauteur de leur QI en gros. Roxie bien que antisociable et misanthrope avait toujours eu un rêve de gosse. Qu’un jour quelqu’un s’assoit à côté d’elle. Qu’il ne lui dise pas on danse ? Ou un verre ? Ou vous êtes en beauté ce soir. Mais ces mots exacts : « M’accorderiez vous un tango ? ». Encore une fois elle était trop exigeante, et c’est pour ça qu’elle ne rêvait que le trente février.

Elle arriva au bar où elle bossait tout les soirs, massa un bon coup sa joue blessée et se donna un claque pour avoir un peut de contenance. Ça défoulait et ça permettait de voir si c’était si grave que ça. Et c’était pas du tout grave. Juste qu’elle avait cette fichu habitude d’avoir un visage qui marquait facilement. Quelque chose de plus aisé pour elle.

Rox poussa difficilement la porte du bar. Sentit quelques regards sur elles, logique, elle s’y était habituée, ils partaient au bout de quelques minutes. Comme les mouches quand on agite les mains, elle leva la tête vers eux et ce fut comme si il n’en avait jamais eu.

« Eh Smoke ! Pourquoi tu passes pas par l’entrée des artistes ? » demanda le patron, sourcils froncés.
« Ce soir je ne joue pas. »

Il ne releva pas. La regarda comme si elle venait de dire la plus grosse des stupidités.

« Je ne plaisante pas. »

Le ton de Rox était devenu sec. Glacial, si il voulait la forcer il était mal barré, on ne la forcait pas à faire quoi que ce soit.

« Ca va se passe comme d’habitude Smoke, tu vas monter sur la scène et tu vas jouer. C’est aussi simple que ça.
-Je ne crois pas.
-Tu crois que parce qu’on ta frappé je vais te laisser décevoir mes clients ?
-Tes clients ils voient la même personne tout les soirs. Prends cette pétasse de blonde que tu tiens par la taille et m’emmerde pas. »

Il fulminait et ça se voyait. Si elle l’avait vraiment voulu, la blondasse serait déjà sur la scène. Mais elle n’avait pas envie de se servir de ce pouvoir qui en fait se trouvait être destructeur. Il lui fit signe d’approcher, avec le temps il n’avait plus autant peur de cette fille. Et les ordres il les donnait sans problèmes. On les exécutait de gré ou de force. Quand elle fut assez près, et que la tension en était presque insupportable, il l’attrapa par le bras violemment, se leva d’un coup et elle fut contre le mur.

« Tu travailles pour moi. Tu exécutes mes ordres. »

Silence, elle ne tremblait pas, ne gémissait pas, en fait elle était impassible. Et c’était ça le plus effrayant. Le coin de sa bouche se mouva pour former un rictus méprisant.

« Allez lâche moi trou du cul. J’ai d’autres choses à faire. »

Des têtes s’étaient tournés vers le coin privé du patron, qu’en fait on n’arrivait à voir qu’au moment où on n’y était, parce qu’on n’y faisait pas attention. Le patron qui se mettait en colère comme ça c’était rare, seul Smoke pouvait le faire sortir de ses gonds. Mais cette fois ci l’humiliation était trop grande.

« Tu te rends compte que tu désobéis à un ordre direct ? Ne joue pas avec le feu.
-Et Rambo on est pas à l’armée, dégage tes salles pattes de moi ou je t’enlève l’autre testicule. »

Il resserra son étau, elle était allée un peu trop loin en révélant qu’il était unitesticulaire. Merde. Elle aurait pas du. Un peu trop tard pour les regrets. Apparemment le monoburne attendait quelque chose. Qu’elle lui dise ok je vais faire ton show à la con ? Comme toujours elle s’était mise dans de sales draps. Mais c'est qu'il lui faisait mal le bougre. Elle aurait pu le frapper, mais si elle faisait ça elle avait toute une boîte de gens pas supers fréquentables qui n'allaient pas être d'accord.
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Gabriel Stormane
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MessageSujet: Re: I don't think so [PV : Gabriel]   Lun 1 Sep - 18:15

PROLOGUE

Manoir de Gabriel Stormane - 21:00

Ce matin, il eut un coup de fil au manoir. Cela fit tressaillir la vieille femme de ménage car personne n’appellaitt jamais ici. Gabriel avait décroché avec hésitation l’ancien appareil téléphonique et pesta en la dirigeant vers son oreille. La voix volage et frivole de Mile Drowsen agressa presque le démon qui se retint de lui demander comment il avait obtenu ce maudit numéro dont le combiné n’avait pas sonné depuis quelque décennies, sans trop exagérer.

- « Viens au O’Brandy’s, j’ai du tout frai prêt à être cuire. J’avais cru que c’était juste un moyen pour toi de venir me parler directement, mais cet Azari Druchenko existait bel et bien… enfin existait, je ne sais pas si je… »
Un mois plut tôt, le vieux démon avait demandé de l’aide à l’humain qui était connu pour son réseau d’information très large et pour son talent de rumeur et médises dont une bonne partie était sur la famille Stormane… Mais le temps était compté et il fallait retrouver ce médecin car non seulement l’agence de détective était absolument impuissante, mais les médicaments de Gabriel devenaient de plus en plus inefficace, comme si son corps s’était habitué à la drogue administrée quotidiennement depuis maintenant près d’un siècle.

- « Abrège. » Gabriel brûlait. Ce foutu vieux, ce salopard de Drowsen eut besoin seulement d’un mois pour retrouver la trace d’un homme disparu depuis seulement une moitié de siècle alors que des détectives qualifiés que le démon avait lui-même sélectionné baignaient dans l’ignorance depuis presque sept an.
C’était impossible. Irréel, cela devait être une farce, un piège…
- «Je n’ai pas retrouvé le bonhomme mais j’ai trouvé quelqu’un qui lui refilait du fric régulièrement… à part ton papa. Cette histoire est bizarre mon petit Gabriel, encore plus sont les sommes versées, j’ai faillit avoir une hémorragie de l’avarice en voyant … »
- « Je viens au bar. »
Un rire moquer sortit du téléphone. Drowsen était content, il avait cloué la bête sauvage au sol, il avait étonné celui qu’on disait grand, il avait apprivoisé le misérable fou qui se prétendait noble et qui maintenant allait ramper vers lui.
Gabriel en était conscient mais il devait savoir. La nécessité bien plus que la curiosité le rendait impatient, quitte à se faire manipuler par Drowsen. Le démon savait parfaitement qu’il n’allait pas sortir intact de ce marché.

[FLASH BACK]

- « Je le trouverais ! » Déclara le vieux Drowsen à la demande de Gabriel concernant Druchenko. « A condition que tu me donnes une preuve pour confirmer la rumeur qui circule sur toi en ce moment. »
- « Laquelle, il y a n’a une bonne dizaine. Mais à qui je le dis, tu dois bien les connaître. » Fit le démon avec un léger air anxieux.
- « La plus grande de tous les temps Monsieur le Démon, la plus grande et la plus drôle ! As-tu vraiment perdu tous tes pouvoirs ? »
Mile se leva, claqua ses paumes sur la table qui les séparait, avide de ragots comme une vieille psychopathe, les yeux injectés de sang, la pupille tremblante.
- « Je vais le dire ainsi, Dowsen. Lorsque tu me trouveras cet homme vivant, je t’apporterai la preuve. Pour l’instant je te donne un avant goût et je ne ferai que confirmer cette rumeur. »
Le vieux humain trembla quelque peu, grogna quelques insultes religieuses et eu un regard circulaire dans la pièce avant de murmurer un « j’appelle quand il y a du nouveau » confiant.

[FIN FLASH BACK /]

Evidemment, Gabriel allait confirmer encore une foi la perte de ses pouvoirs, il prendra ses blessures obtenues dans le métro une semaine plus tôt (passage avec Mach) comme preuve et se taira comme un moine lors de sa prière à propos des nouveaux changements de son métabolisme cinglé.

Ses blessures à peine guérie, il se précipita cependant avec plus d’impatience qu’il ne fallait vers sa voiture. S’y installa, il sentit sa plaie au ventre se réouvrir légèrement. Il eut un moment de considération pour sa main dans le plâtre et ses vêtements plus qu’inhumains puis démarra la petite Porsche dont la souffrance d’avoir un conducteur si misérable semblait presque être réelle.

O’Brandy’s, bureau de Mile Drowsen – 23:OO

Gabriel écoutait du mieux qu’il pouvait tout le flot d’information que lui donnait Mile. Ce vieux fou qui avait répandu la majorité des rumeurs au sujet de Stormane se voyait maintenant collaborer avec une de ses victimes et il était évident que cela mettait bien plus mal à l’aise le démon que le vieil homme qui fumait tranquillement son infect tabac en racontant d’une voix calme les pistes suivies et les informations trouvées.
- « En résumé, Azari Druchenko est une personne fantôme… je n’ai trouvé aucun permis, aucun acte de naissance etc. Mais son nom a l’écho de l’URSS, donc j’étendrai mes recherches par-là, si tu veux que je continue. Ce gars existe qu’à travers les transactions de ton père – cela ne devait pas être illégal vu qu’il marquait clairement le nom de celui à qui il versait l’argent. L’autre 'employeur', n'a jamais écrit pourquoi il sortait régulièrement du fric de son compte en banque. Comment j'ai apprit alors qu'il était lié à Druchenko? J’ai découvert un parallélisme, à chaque fois que ton père donnait de l’argent à cet homme, une somme 1,2 plus grande était tirée du compte en banque de cet autre… »
- « Tu as vérifié tous les comptes en banque de tous les personnes à Chicago dans les années 50 alors qu’il n’y avait pas d’ordinateurs à l’époque et ces données existent que sur du vieux papier cramoisie ? Tu te fou de moi ? » Gabriel grogna comme un chien malade.
- « Pas tous, seulement les plus célèbres… »
Un voile de silence tomba dans la pièce. Gabriel fixa Drowsen, cherchant à lire ses pensées, à crever le mystère inutile que ce vieux fou entretenait avec fierté et réjouissance de torturer l’esprit du démon.
- « J’ai des bons amis qui m’ont confié des informations bancaires et judiciaires sur les plus malins d’entre vous. » Le vieil homme sembla dégoûté en prononçant « vous », qui comprenait tous ceux qu’il haïssait, aussi bien les pactisans que les démons. « Je sais par exemple que tu as fait la prison quand t’avais 20 ans Gabi-chou, ou que Charlie Blake – ce débile démon orgueilleux – est certainement incestueux avec sa sœur puisqu’il paye tous petits copains afin qu’ils partent et également quelques trucs utiles sur ton père mais comme cela t’intéresse je ne dirai rien. Je sais aussi qui est cette seconde personne refilant du fric à Druchenko qui d’ailleurs, te connaît très bien. »
- « Tu veux que te supplie ? » Fit sèchement le démon, brûlant l’impatience.
- « Pourquoi pas… » Rigola Drowsen.
- « Baisse ton pantalon for giving you a blowjob (trop gêné de l’écrire en français) pendant que t’y est. »

Drowsen écarquilla les yeux avant rire avec contentement laissant Gabriel ruminer dans sa colère et son ignorance. Son langage, ses manière, ses habits et même son regard n’avaient absolument rien à voir avec l’homme distingué et hautin qui se fait appeler Monsieur Stormane. Le fait de voir la véritable nature misérable du démon, le voir serrer un seul poing parce que l’autre était dans un plâtre sale et artisanal, laissant sa frustration couler avec la sueur d’anxiété et certainement de douleur rendait Mile Drowsen plus qu’heureux.
- « Rien de mieux qu’un démon frustré… n’est ce pas mon petit ? » Bava le vieil humain; ses paroles transpirant la moquerie.

L’homme laissa Gabriel mariner, se creuser l’esprit pour trouver la personne qui le connaissait très bien et était susceptible de lui cacher un détail si important, quelqu’un qui connaîtrait le secret de son pouvoir…
- « Dj….Djimon ? »

La pupille de Gabriel se dilata, il eut presque envie de vomir et comme une envie de tuer parcourut son échine.
Mile hocha la tête puis continua.
- « C’est un de mes amis… aussi loin que je puisse avoir des amis démons/pactisans – alors on fera comme si tu avait découvert cela tout seul. »
- « Mais … c’est impossible. Djimon Tayvor s’est installé à Chicago dans les années 70’s. »
Gabriel chercha une explication dans les yeux de Mile mais celui ci grogna avec mécontentement.
- « Ecoutes Gabie, je te l’ai dit parce que je suis bien trop curieux de savoir l’issue de cette histoire mais je ne te dirai rien de plus sur Tayvor. Retiens seulement une chose… ce n’est pas quelqu’un qui se contente de tirer les ficelles dans l’ombre. Il est bien plus que ça, et surtout bien plus que toi. Fais attention, je ne voudrai pas perdre le sujet principal de toutes mes rumeurs, ainsi qu'un quart de mon marché… »

Le démon grimaça, secoua quelque peu sa tête fatiguée d’ennuis et de situations invraisemblables jusqu’à ce que l’incompréhension se transforme en colère. Il se leva avec violence, se précipitant presque vers la porte.
- « Hey ! Hey ! Gabriel attend une seconde… » Avait gueulé le vieux qui ne savait que trop bien les intentions du démon.
Ce dernier était déjà sortit et essayait d’enfoncer les clés dans sa voiture, y arrivant à peine tellement il était agité. Derrière lui Mile sortit en catastrophe et le vieux démon vit pour la première foi ce vieux fou amateur d’informatique adopter une expression coléreuse.
- « Tu ne vas pas gâcher mes efforts espèce de débile. Si tu vas le voir maintenant non seulement ils vont pas te laisser entrer dans tes haillons mais en plus, si jamais tu réussi à t’y introduire, à la moindre reproche tu seras transformé en pâté pour chien. Tu comprends rien, t’es qu’une marionnette, le guignol de service connu de tout Chicago, craint de tous les moins que rien alors qu’au fond tu n’est rien d’autre qu’un chien. » Puis la voix du vieux se calma et il afficha un sourire étrange en réponse aux yeux choqué du démon. « Aller on sait tous les deux que tu n’es rien alors… n’y vas pas tout de suite attends… »
- « Téléphone quand tu auras des nouvelles informations. »
Gabriel entra dans la voiture, verrouilla les portes aussi tôt et ses prévisions étant exactes, Drowsen essaya de d’ouvrir, allant jusqu’à arracher un bout de bagnole. Lorsque celle ci démarra, le vieux commença à gueuler le nom de son protégé/esclave Lilian qui sortit du bâtiment à la vitesse d’une balle de revolver. Toute l’agitation attira l’attention de quelque curieux mais Gabriel n’en avait fichtrement rien à faire et il bloqua le compteur de la voiture à 150 km/h pour a High Way to the Darkest Night.
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Gabriel Stormane
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MessageSujet: Re: I don't think so [PV : Gabriel]   Lun 1 Sep - 18:16

REPONSE AU SUJET


Parking de The Darkest Night - 00:05

Gabriel arrêta le moteur mais laissa les clés dans le contact. Si jamais il devait fuir, ce sera plus vite pour démarrer la voiture. Il n’était pas aussi inconscient que Mile Drowsen le pensait. Il était juste… fichtrement énervé.
Quelques places de parking plus loin, une moto qui l’avait suivit sans se cacher du O’Brandy’s jusqu’ici, s’arrêta, elle aussi. Un jeune homme en descendit, enlevant son casque: Gabriel reconnu le gamin. C’était le protégé et l’homme de main de Mile. On disait qu’il était son fils, mais il n’y avait pas moyen pour qu’un blondinet à l’allure angélique soit le rejeton d’un fripon moche et obèse comme Mile.
Lilian ne cachait pas sa présence, il croisa même le regard avec le démon. Un regard vide d’expression, vide d’envie et silencieux. Maintenant qu’il y pense, Gabriel ne l’a jamais vraiment entendu parler, il restait toujours dans un coin de la pièce à jouer à un jeu vidéo alors que lui et Mile se jetaient des piques comme des mauvais acteurs de théâtre. Mais au fond, peu importe…
Le démon ouvrit son coffre alors que l’autre s’approchait de lui, son casque jaune fluo à la main, mâchouillant un chewing-gum qui n’avait certainement plus de goût. Franchement, Gabriel sentait qu’il allait l’étrangler s’il venait lui parler et le raisonner au nom de son pseudo-père. Mais il s’arrêta au nouveau de pare-brise, fixant comme un écran de cinéma le vieux démon entrain de sortir ses affaires du coffre. Une chemise, un pantalon et quelques cigarettes. Il devait au moins avoir l’air présentable.
- « Tu vas te changer ici ? » fit la voix incertaine du gamin.
Gabriel le regarda, incrédule. Ne sachant pas s’il était étonné par la question débile, par le tutoiement (quand même, il était Gabriel Sormane… il aurait plus eu envie d’entendre « avez vous l’intention, ô grand et respectable individu, de vous défroquer en plein parking ?) ou par la mine totalement absente du gamin qui n'attendait certainement pas de réponse. Il était quoi ? Une sorte de robot du futur sans expression faciale?
- « Mile a dit qu’il faut pas que tu y ailles… » Grommela le marmot. « Il dit que… »
- « On s’en fou de ce qu’il a dit, putain. »

Lilian se tut, Gabriel se changea puis le plus vieux entra dans le bar, suivit du plus jeune qui était certainement là en mission protection.


« Tu te rends compte que tu désobéis à un ordre direct ? Ne joue pas avec le feu.
-Et Rambo on est pas à l’armée, dégage tes salles pattes de moi ou je t’enlève l’autre testicule. »

Quelques clients moroses admiraient la scène de violence, comme le début d’un film érotique qui n’aura jamais de fin devant leurs yeux. Dans le rôle de la victime tenace, une fille au regard irrité et au visage marqué par un bleu. On aurait du mal à dire si elle avait plus ou moins de 18 ans, et elle semblait vraiment faible, mais après tout Gabriel semblait fort ; ceci amenait à la conclusion : il ne faut pas se fier aux apparences. La fillette répliquait avec insolence, dirigeait ses muscle faciaux avec art…
- « C’est Roksana Smolenki, surnommé Smoke, une nouvelle venue en ville… » Commença Lilian quelque peu fier de révéler les informations qu’il avait certainement entendu auprès de son soit-disant père.
- « On s'en fiche.»
Dans le rôle du bourreau sans classe, le fils Tayvor, patron visible du bar, mal aimé par la nature qui lui donna un air de chien débile le tout couronné par des cheveux blonds et sales qui allaient horriblement mal avec sa peau métisse qui était, véritablement, son seul élément hérité de son père. Gabriel n’avait jamais apprécié ce morveux d’une trentaine d’année mais il allait pour une foi se rendre peut être utile.
- « Hey, le fils. » S’exclama – presque hurlant – Gabriel. Il n’a jamais retenu son nom. Les regards se posèrent sur lui, un murmure d’inquiétude passa dans la salle. Les curieux ne savaient pas quoi contempler en premier : l’expression effrayée du patron, la mine affreuse de Stormane qui était marquée de quelques traits de colère, le petit gamin a l’air absent et froid derrière le démon que la majorité savaient être l’homme de main de Mile Drowsen ou alors continuer à mater la fille. Cruel dilemme… « C’est à toi que je parle ! »
Gabriel s’approcha du concerné d’un pas chancelant mais résolu préparant son poing à frapper.
- « Non ! » Déclara fermément Lilian. “Je vais le faire.”
- « Faire quoi… ? »
- « Le frapper, Mile m’a dit de pas te laisser frapper… »
- « Quelle différence ? »
Le big boss recula de quelque pas mais pas assez rapidement que les phalanges de Lilian s'écrasèrent déjà sur son nez.
Gabriel eut un moment de considération pour la fille puis pour Tayvor-fils qui se faisait abbattre. Est ce que le morveux s'arrêtait sur commande et si jamais Gabriel attend une heure il continuera à le tabasser jusqu'à sa mort? Même après? (...)
- « Bon, bon. Ca suffit. Je voulais juste lui poser une question, j’allais pas vraiment le frapper.” Gabriel jeta un nouveau coup d’œil vers la fille toujours là. « Nous allons vous l’emprunter un peu… histoire de famille. » Un léger sourire force puis Gabriel s’accroupit vers le frappé et commença remettre comme il faut son tee-shirt quelque peu arraché, avec des gestes lents et presque affectifs qui puaient la colère et le sarcasme, frôlant son coup comme pour dire si tu m'énerves ta gorge aura le même destin que ton vêtement. « Il est là ton papa ? »

Pendant ce temps, Lilian s’avança vers la fille pour s’assurer qu’elle n’interrompra pas l’interview. Il scanna également le bar pour voir si quelques rebelles allaient venir s’opposer à lui ou à Gabriel… mais il ne fut pas étonné de n’en voir aucun et prit tous les mérites pour soi même. Puis se plaça de manière à cacher le démon et sa petite victime de passage, gardant tout de même un œil sur eux.
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MessageSujet: Re: I don't think so [PV : Gabriel]   Mar 2 Sep - 2:35

Pour dire vrai, à ce moment là, Smoke avait vraiment cru qu'il allait finir sans testicules. Parce que le fils commençait sérieusement à l'énerver. Parce que tout commençait à l'énerver. Le fait que sa voiture l'avait lâché, que la moitié des gens ici étaient une bande de porcs mal élevés. Elle allait vraiment le castrer entièrement cette fois ci, au moment où son pied allait finir là où il aurait du être, un homme et un pecnau rentra. Le pecnau Smoke ne l'avait jamais vu. L'homme si. Enfin ce n'est pas tout de suite ce qu'elle pensa en le voyant, le premier truc qui lui vint à l'esprit c'est : "Je parie ma peau qui veut se faire le fils." dans le sens négatif du terme j'entends par là, n'allez pas y voir autre chose.

Et ça rata pas, il voulait lui "parler" mais l'autre crétin derrière fit tout capoter. Du moins c'est ce que pensait Rox. Ce qui était sûr c'est que la séance de castration ça serait pas pour ce soir. L'homme accorda un regard à Smoke. En lui expliquant le revers de la situation, ok. C'était pas dramatique il poserait quelques questions et s'en irait. Roxie aurait pu accepter l'évidence, elle aurait pu ne rien dire et repartir, même si elle était sûr d'avoir vu ce mec quelque part. Mais décidément ce soir Dieu ou n'importe quel blaireau avait décidé de contrer chacun de ses plans. Parce que le pecnau s'approcha vers elle afin qu'elle ne touche pas à la scène. Qu'elle reste en retrait et la ferme. Encore là ça aurait pu aller, même si Roksana détestait ça et avait une envie de meurtre inassouvie. Mais il la toucha pour l'éloigner, juste pour ça. Et là ça n'allait plus du tout, ça fit comme un courant électrique qui passa dans le bras de Smoke, mais pas ce genre de courants pour les amoureux à la guimauve qu'on voit dans les vieux livres et films à l'eau de rose. C'était un courant qui passait très souvent chez Roxie. Un courant qui n'annonçait rien de bon, mélange de colère et d'autre chose de plus dangereux.

Un grondement sourd s'éleva de la poitrine de Smoke, et tandis que l'homme avait l'air très enclin à commencer le plus grand interview de tout les temps, Roksana n'en avait que faire, elle aurait pu s'y intéresser parce que cet homme elle l'avait déjà vu. Parce que Rox détestait ne pas se souvenir de quelque chose qui était sur le bout de son neurone. Mais elle s'en foutait à ce moment là. Le coup partit tout seul au dessus du postérieur du pecnau. Juste sur le coxis. Il tomba comme un idiot à genoux, semblant implorer un pardon qui ne viendrait jamais. Parce que peut être que Dieu a d'autres trucs à faire, et que sérieusement il se fout des gens comme ce Lilian qui étouffa un cri de douleur parce que recevoir un pied -malgré qu'il soit petit- avec les bottes de Smoke ça faisait mal. Elle retint un "pourriture" et partit s'asseoir dans son coin, bien en face de la scène qui se déroulait devant ses yeux. Pour sortir son zippo et s'allumer une cigarette. Lilian encore sur le sol la regarda comme si...elle venait de tuer son père. Oui réellement il y avait de la haine pure comme de l'eau de montagne dans ses yeux. Haine d'avoir été humilié de la sorte d'une manière aussi simple et brutale. Par une femme au gabarit d'une gosse. Mais au regard d'une centenaire. Il remonta tranquillement la pente, s'épousseta et se replaça près de Gabriel. De Gabriel ? "Oui Gabriel Stormane ma vieille." Entre deux bouffées de cigarette elle venait de trouver son nom. Et par la même occasion son identité.

*FLASH BACK*

"- Je t'assure Smoke. Je m'absente pour trois heures tout au plus, tu fous rien et tu m'attends.
- Ouais je connais la chanson."

Roksana fit un geste de dédin et retourna à son livre, franchement elle s'en foutait de ce qui pouvait y avoir dans le bureau, dans ce putain de bureau. Son père lui accorda un dernier regard et partit avec le Docteur Machinchose, elle n'arrivait fichtrement pas à retenir son prénom, ni son nom d'ailleurs. Tout de façon pour ce que ça pouvait lui servir...La porte se referma et les yeux de Roxie s'apprêtèrent à retomber sur sa page de livre. Mais à la place ils rencontrèrent une photo, une photo qui venait d'un dossier. C'était un type pas vraiment âgé, pas du tout même sur cette photo. Il devait avoir quoi 14 ans ? Les cheveux noir, le teint pâle et les lèvres violettes. Smoke sourit pour elle même, bel homme mais franchement faudrait qu'il regarde un peu le soleil, et mange de l'ail pour la circulation sanguine. Elle avait ouvert le dossier parce que il était devant elle et qu'il était impossible de résister à la tentation. Et avait lu de fond en comble son histoire. Du moins ce qui était écrit, et bizarrement ça l'avait marqué. Peut être son visage si inhumain ? Une chose est sûre, c'était ce jour là qu'elle s'était aperçu que son père lui cachait des choses.

*FLASH BACK*


Et là il fallait dire que Roxie était plutôt fière d'elle. Des images, des gens, elle en avait vu des milliers dans sa vie. mias finalement elle s'était souvenu du garçon paumé sur la photo qui maintenant avait les traits plus durs encore. Mais qui en parlant à Rox s'était montré très poli. Comme quoi faut pas se fier aux apparences...Elle tira encore sur sa cigarette, Dieu que ça faisait du bien. "Bah on dirait que pas beaucoup de monde te respecte ce soir monoburne..."murmura t'elle en se penchant un peu plus. De la fumée lui sortant de la bouche et faisant comprendre le surnom qu'on lui avait attribué aux personnes alentours.

Elle voyait Rambo mais elle préférait regarder ce que Gabriel lui réservait, et puis entre un homme poisseux et dégoulinant de sang et l'autre qui respire la haine envers celui là...Le choix était vite fait.
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MessageSujet: Re: I don't think so [PV : Gabriel]   Dim 14 Sep - 18:03

Il se garda de rire lorsque Lilian fut humilié par la fille à l’air tenace et il respecta l’effort avec lequel le jeune garçon se retint de répliquer. Etait-ce peut être juste le principe de ne pas frapper une femme ? En tout cas peu importe la raison, le démon fut apaisé de voir que le calme entre lui et le fils de Djimon allait être préservé. Un léger coup d’œil d’assez longue duré lui permit de déchiffrer quelque peu le visage de la fille qui semblait se parler à elle-même à travers des murmures enfumés de mauvais tabac. Il en conclut rapidement qu’elle était folle et puisqu’elle s’était assise confortablement à l’écart, aucun danger n’était prévisible; et puis il y avait le gamin Drowsen qui fulminait de honte et de frustration. Le coup de pied rustique et vulgaire qu’il reçut n’était certainement pas classé comme une attaque d’un quelconque art de combat qu’il semblait maîtriser parfaitement d’après des rumeurs.
Gabriel laissa un sourire flotter sur ses lèvres puis se retourna nonchalamment vers le fils de son futur meilleur ennemi. Le démon même accroupi, écrasait de toute sa supériorité diplomatique et oratoire le pauvre type. Enfin, il n’était pas si bête que ça, Gabriel le savait bien. Il était un bon marchand de drogue et d’arme, un bon escroc de confiance, bref un gars comme il faut. Mais sa position à la tête du Night Club laissait voir ses faiblesses beaucoup plus souvent qu’en temps normal. Les femmes, les femmes… Ces viles créatures qui eurent la mauvaise idée de se rebeller contre le sexe dominant, l’être le plus fort. Ainsi ces femmes – ces filles – émancipées et sans aucune gêne faisaient trembler les petits joueurs comme Tayvor Junior.
- « Tu sais mon petit… » Commença l’archange, plein d’affection et compassion qui étayaient en totale contradiction – presque effrayante – avec ses yeux brûlants d’impatience. Mais cette hâte faisait aussi partie du spectacle car au fond, le démon a toute une éternité devant lui. « Je t’ai toujours bien aimé. Tu es un brave gars tu sais. Tu ressembles pas beaucoup à ton père mais tu as cette forme d’intelligence qui ne t’appartient qu’à toi seul… »

L’autre se colla un peu plus au mur, ses mains humides cherchant une manière de creuser le sol pour s’y enfoncer. C’était mille fois plus effrayant qu’une torture à venir. Cette manière de parler - une douceur maladive - une voix faussement soumise à une fragilité improbable, était plus qu’immonde. C’était comme si l’archange menaçait de perdre le contrôle à la moindre contrainte, de se transformer en diable si on venait à le contredire et de remplacer la gorge vibrant sous l’effet d’une parole mielleuse et tendre par une gueule de chien qui ira dévorer jusqu’à vos ongles. Ce n’était bien évidemment pas possible mais l’imagination des humains était immense. Gabriel le savait, rien qu’en observant l’iris affolé de l’autre, il avait aperçu les bornes inexistantes de cette imagination là. Qu’est ce qu’il me fera ? Qu’est ce que je dois faire pour échapper au supplice qui m’attend… pire que le Christ, pire que qu’un enfant de Moloch ?
En étant un démon normal, Gabriel devrait y prendre plaisir mais à chaque foi que la peur se lisait sur un visage il sentait un ennui sans limite l’envahir. Pathétique et affligeant. Gabriel soupira, presque accablé.
- « Quoi… qu’est-ce que tu veux ?? » La voix tremblait. C’était pénible à entendre, difficile à avaler.
- « Comme tu es intelligent, tu me diras où est ton père. »
- « Il… il est pas à Chigago… »
- « Et moi, je ne suis absolument pas énervé. » Lui murmura le diable à l’oreille, frôlant de ses lèvres mortes ses cheveux sales.
- « Je sais pas…il a parlé avec Smoke et est parti … »
- « Smoke ? »
- « La fille… »

Gabriel se releva lentement et considéra les informations. Il y avait peu de chances pour que cela soit vrai mais le démon ne se sentait pas d’humeur de continuer l’interrogatoire ridicule. Il se dirigea donc avec précaution vers la fille.

L’ardeur de jadis, cette envie de tout rompre et réduire à l’état de lambeau s’était évanouit. L’excitation de Gabriel n’était plus présente et maintenant qu’il y réfléchissait, même s’il se trouvait en face de Djimon, que pourrait-il bien lui faire ? Une paire d’insulte et de cris à la manière d’un enfant fâché ; il ne pourrait pas en donner plus. Ce n’était pas comme s’il était en état d’avoir un combat… ce n’était pas comme s’il en avait envie. La vengeance ; oui mais de quoi exactement ? Une paire de mensonges à l’air, des cachotteries mesquines. Ce n’était rien de plus que cela. Son ancien ami savait beaucoup plus qu’il ne laissait entendre ; on pourrait considérer cela comme une trahison. Oui, une traîtrise, et alors ?

Gabriel soupira. C’était ennuyeux. Terriblement barbant, terriblement chiant. Toute une liste de synonymes se rassemblait dans son cerveau pour caractériser cet affreux ras le bol qui fatiguait le démon chaque jour. L’ennui devrait être considéré comme un crime, comme un péché…

- « Excusez-moi. Il semblerait que vous ayez parlez avec Monsieur Tayvor le père. Je le cherche, actuellement. »

La fille n’avait pas la tête de quelqu’un de coopératif cependant gardons espoir : il ne reste plus autre chose de toute manière.
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MessageSujet: Re: I don't think so [PV : Gabriel]   Mar 16 Sep - 22:18

C'était pas drôle tout ça. Pas vraiment le truc éclatant, tripant auquel on s'accroche quand on vient de passer une journée de merde. Mais Roksana ça la faisait rire, l'humiliation des êtres inférieurs. Vous me direz, elle se prend pour qui pour décider qui est inférieur ou qui ne l'est pas ? Qui peut se prendre pour Dieu ou pas ? Personne ne peut en règle général. Mais Roksana avait un culot sans failles et sans limites. Ce qui se traduit en mode humain, sans peur et sans douleur.

Il faisait vraiment pitié à voir le fils. Laid comme un poux mais avec les femmes à ses pieds. Et puis humilié d'une manière comme on en voit peu...Pourtant ce type n'avait pas l'air très méchant, pas le genre dégueulasse. Plutôt craintif en règle général. Et fallait qu'elle arrête de l'appeller ce type. C'était Gabriel Stormane, du moins elle le pensait. Elle sut dès que l'homme la regarda qu'on allait lui poser des questions. Plus qu'un instinct, une certitude. Alors elle avait pas le droit d'être tranquille ?

Elle toussa quand il s'approcha, pas pour lui mais parce que son corps était là avec cette connerie de clope. Et qu'il gueulait stop. Mais bon Roksana s'en foutait hein. Et il lui parla, vraiment très poli sérieux si tout les voisins étaient comme ça le monde serait un paradis sur terre. Un paradis où les cons n'existeraient pas...

Silence.

Non c'était impossible je déconne voyons ça n'existe pas ! Je sais faux espoirs...Il avait l'air dur comme ça mais elle était sûr qu'au fond il ne l'était pas tant que ça. Et elle savait qu'elle n'avait pas l'air très coopérative.

- « Excusez-moi. Il semblerait que vous ayez parlez avec Monsieur Tayvor le père. Je le cherche, actuellement. »

Qui lui dit comme ça. Comme si sérieusement elle avait que ça à foutre. Elle voulait juste assister au spectacle pas être foutu sur le devant de la scène. Elle avait fichtrement rien demandée et là ça l'énervait, Rox détailla le style vestimentaire de son interlocuteur, très important ça. Il avait du goût, enfin pour elle tout le monde avait du goût étant donné qu'elle s'habillait pas fichtrement chez Jean Paul Gaultier.

"Vous me dites si vous êtes Gabi Storman et je vous réponds."

Une bouffée grise s'éleva encore. Et Roksana sourit. Ce qui en soit était rare. Pis, ça n'arrivait jamais. Mais j'sais pas moi, quand on a envie de sourire on le fait et franchement on cherche pas à comprendre pourquoi. Pourquoi toujours se demander la raison ? C'était stupide et inutile. Les gens se servaient toujours de leur esprit pour se poser des questions alors qu'ils devraient penser à répondre à celles importantes.
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MessageSujet: Re: I don't think so [PV : Gabriel]   Mer 17 Sep - 20:59

- « Je ne peux que confirmer, Mlle… »

Gabriel eut un pincement de lèvre anodin. Réflexe souvent rencontré chez les anxieux mais peu chez les démons à qui on jetait des fleurs en décomposition tellement leur célébrité aveuglait la justice. La peur reprenait le dessus sur la notoriété, la vérité sur l’apparence et surtout l’humain Gabriel sur le démon Stormane. Mais détrompez-vous, ce n’était pas un humain rempli de compassion avec ses défauts sympathiques et ses qualités aimables. L’autre part du démon, celle héritée de sa putain de mère humaine n’était rien d’autre qu’un amas de lâcheté et de vérité confinée au fond de l’âme comme des meurtres honteux et sans classe. Pourquoi au juste avait-il eu ce mouvement de recul, il ne saurait le dire. Ce n’était pas la première foi qu’on le reconnaissait, ce n’était pas un surnom ridicule qui le ferait sursauter (d’autant plus qu’il savait que Dr Kane l’appelait en cachette Barbiel…).

La peur. Pas vraiment. Ce n’était pas quelque chose d’effroyable ou une sensation atroce semblable à un spasme de l’âme ou la décomposition affreuse de la pensé.

- « Ordure ! Quand est ce que tu vas rejoindre ton foutu père en Enfer ?! »

Le hurlement lui était à peine survenue – pourtant il était certain que ceci lui était destiné- , comme à travers une vitre blindée, un écran flou, il vit le charmant sourire moquer de la fille se dissiper quelque peu, quelques coups de feu. Non…quelque autres coups de feu.

Son mouvement de recul, son anxiété et cette lèvre écarlate qu’il mordit, étaient les conséquences de la nouvelle douleur qui s’était logé dans son abdomen. Non, plutôt dans son bras, il ne pouvait pas être blessé au torse.

Puis tout s’enchaîna très vite. Trois autres balles atterrirent en plein ventre de l’archange qui s’écroula à terre. Lilian ne bougea pas, il avait pour ordre de protéger Djimon de Gabriel et non Gabriel de quelque fou sans ménage. Le tireur poussa un bel cri de rage, ayant accompli une vengeance tant attendue. Certainement, ne devait-il pas tenir beaucoup à sa vie pour attaquer en face le grand méchant loup. Certainement aussi, il ne savait pas que la bête était déjà malade et qu’elle voyait enfin sa fin : même sans l’aide de son attaque.
Peut-être l’homme avait juste envie d’apaiser son esprit, son âme déjà pécheresse. Gabriel eu une pensée pour ceux qu’il avait certainement perdus. Cet homme sans importance émanait t tant de peine…

Pitoyable.

A travers le silence momentané du bar, un rire maladif éclata et humilia comme une insulte. Le démon riait, le démon était vivant. Ce n’était pas une mauvaise chose que d’être angoissé et paranoïaque… Sans pouvoirs certains, Gabriel s’était décidé pour une option plus humaine qu’était le gilet par balle. Tout de même cela faisait fichtrement mal et il saignait comme un porc la veille de Noël. Ses blessures réouvertes : que pouvait-il faire d’autre à part rigoler ?
Il rit encore, le petit satan, et son hideux sourire voltige à nouveau sur son âme décharné, sa raison ôtée de toute cohérence.
- « Je suis bien Gabriel Stormane. Gabi si vous voulez ! » Gloussa-t-il comme un enfant, essoufflé comme après une course. « Vous en avez même la preuve. Et ! Et la raison de ma renommé ! J’ai certainement allégé ce malheureux de quelques mères, pères et enfants… »

Gabriel entendit un grognement. L’autre se précipitait, puis sa course fut coupé et on entendit la voix jeune mais dure de Lilian.
- « C’est fini. »
Quelques sons de combat, un objet métallique tombant à terre, un râle de douleur, quelques insultes sans importance accordées par une voix au bord de sanglots. Vraiment pitoyable, ces humain. Ils agissent puis se laissent faire, assommés par leurs émotions.
- « Mais, bat toi… » Râla Gabriel, fixant le plafond du bar. « Vous voyez, rien qu’à ma vue, les fans son en pleurs. Si ce n’est pas une belle preuve, ça. » Continua-t-il à l’intention de la fille.
- « La ferme. »
Quelques autres clients du bar se levèrent. Enfin… Gabriel n’y voyait rien, il entendait vaguement les chaises déplacé et puis toujours cette voix voulant tout maîtriser qui s’échappait de la jeune gorge.
- « C’est fini ! On se calme. Tout va bien. »
Suite de phrase sans but, sans sens. Rien ne sera jamais fini, personne n’était vraiment agité et rien ne fut jamais bien. Cependant, le mensonge est le doux réconfort des faibles.

Le démon râla, chercha de son œil globuleux et jaune la fille. Cependant il n’apercevait que le plafond, ne sentait que sa main se pressant avec maladresse sur les plaies réouvertes.
- « Bon alors, il est parti où ce Djimon Tayvor ? » Aboya-t-il enfin, lacé par cette ambiance sans queue ni tête, par le combat silencieux de Lilian et son agresseur, par les murmures des clients qui se densifiaient et surtout par le silence de la fille.
D’ailleurs, était-elle toujours là ?
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MessageSujet: Re: I don't think so [PV : Gabriel]   Ven 19 Sep - 22:59

Lâcheté : manque de courage. Synonyme : abjection.
Magnifique définition me remerciez pas c'est le petit robert à qui il faut dire bravo. Avouez que c'est bien fait les dictionnaire hein...Lacheté. Un grand mot résumé en trois. Un grand mot ? Tant dans sa connerie que autre chose, parce qu'il n'a aucune grandeur, juste la capacité de réduire à néant vos certitudes. Ici. Maintenant, parce que vous en avez envie et parce que le monde est si bien...mal fait. On se dit que nous ne sommes pas lâches, mais en fait si. Nous passons notre vie à courir pour éviter la mort. Enfin à vouloir l'éviter parce que la conne si elle veut vous rattraper elle le fera. Elle n'aura qu'à tendre la main vers vous et vous serez cuit...Elle vous fait croire que vous lui échappez ? Mais foutaises. Vous êtes con ou quoi ? Comme si vous misérable petit humain vous pouviez rivaliser avec elle.

Le démon en face de Rox n'était pas humain mais pourtant il faisait vraiment beaucoup moins prétentieux que le reste du troupeau. Il semblait s'être arrêter dans sa phrase, se pincant la lèvre. Et le reste se passa très vite que la jeune femme n'eut pas le temps de réaliser. Elle écrasa rapidement sa cigarette. Et remit la scène en marche, elle avait raté un petit épisode. Gabriel était blessé à présent. Et dans sa douleur qui invoquait une folie inhumaine, il provoqua son assaillant vulgaire et importunant. Un assaillant vraiment pathétique il fallait l'avouer.

Roksana passa près de Gabriel sans un bruit, elle l'enjamba, de façon à le laisser un peu mariner enfin surtout parce qu'elle allait s'occuper du reste qui commencait à sérieusement l'énerver. Elle avait passé une mauvaise journée, qui s'était terminé dans une altercation et dans une deuxième. Et maintenant ça. Elle n'en pouvait plus. Elle ne voulait plus. Sa raison elle l'avait perdue depuis longtemps, comme si...son cerveau n'avait plus cette voix qui lui hurlait : "Non ne fais pas ça !" elle l'avait tué depuis longtemps déjà. Et l'autre là, il se prenait pour qui à gueuler comme un porc qu'on égorge ? Elle l'aurait tué. Mais elle préféra choisir la solution la plus simple.

"Dégage sale mioche. Tout ça t'regarde pas"

Il savait pas parler ou quoi ? Il avait appris où ? Dans la ville paumée près du désert ou quoi ? Avec les vaches et les moutons. Roksana était juste devant le démon à présent. Sa petite voix aurait du être là vous savez. Mais apparemment elle avait manquée de courage, fait preuve d'abjection hein. Vive les dictionnaires et tout le bordel. Elle avait assez frappé aujourd'hui, et sa voix était assez usée comme ça, alors elle était calme tapotant du pied sur le sol dur du bar. Les gens partaient dsicrètement, d'autres se levaient et puis les plus curieux regardaient sans aucune gêne la scène invraisemblable comportant un tueur débile, un démon et un mec qui tentait vainement de rassurer le peu de gens qui en avaient ressenti le besoin. Et cette fille qui arrivait dans la scène qui n'était pas la sienne, comme si Hamlet criait "Etre ou ne pas être telle est la question" quand Juliette se réveille et voit son amant mort pour elle. Sauf que Roksana n'avait pas crié. Roksana faisait une barrière très gênante pour l'homme pathétique qui parlait comme un paysan. Tout droit sorti de sa cambouse.

"Tu viens de gêner ma paix intérieur, et je ne sais pas si on t'a déjà expliqué que c'était très impoli de couper la parole."

Elle renifla avec dédin, comme si la personne avec elle parlait était le dernier des cons. Toujours comme ça Roksana elle déteste dire Bonjour, Merci et au revoir. Roksana ne pouvait plus supporter cette situation tendue, où les gens pensent que la fin du monde arrivera dans 5 minutes. Et qu'il faut courir vite. C'est pour ça que cette scène lui plaisait bien, les gens prenaient le temps de respirer. Prenaient le temps de réfléchir à chacun des personnages qui ornaient cette scène en se demandant lequel allait crever. Lequel allait survivre ou lequel allait fuir. Elle tourna le dos à Brutus. Parce que malgré tout son sens du réalisme elle oubliait des règles fondamentales, c'est qu'elle n'avait pas reçu tout les enseignements la gosse. Gabriel devait faire le double de son poids. Mais bon...Elle passa encore une fois près de lui, mais dans le but de le relever.

"Allez Cendrillon c'est finit la sieste."

Roxie tendit la main à Gabriel pour qu'il se relève, au pire il aurait très mal sur le coup, au mieux il n'aurait pas mal du tout. Roksana avait complètement oublié l'homme au fusil qu'était complètement sur le cul de ce revirement de situation. Elle était un peu tête en l'air la gosse, parfois. Pensant aux détails avant de songer à la survie.
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MessageSujet: Re: I don't think so [PV : Gabriel]   Mer 8 Oct - 22:25

La main se tendit vers lui comme celle d’une mendiante.
Accepte ma charité pour que je me sente utile, pour que je me sente spéciale.
Le Diable ne se soucia pas si ce qu’il aperçut dans ce geste de gentillesse était véridique ou pas, puisqu’il avait toujours raison. Surtout dans ces situations curieuses où la mort et l’humiliation se frottent à lui comme deux catins en chaleurs, comme deux mamelles trop pleines. Il n’y avait plus de Dieu pour le juger, ainsi, Gabriel était son propre Hermès, son guide et son juge, Anubis et Charon à la foi, Gabriel – ou autre nomination sarcastique – avait dévoré ses ailes pour pouvoir se dompter. Son parcours trop grand, sa fierté hypocrite et insoupçonnable ainsi que la pression d’être ce que Chicago avait fait de lui, l’en empêchait, tout aussi bien psychologiquement que physiquement, d’accepter cette main de laquelle dégoulinait une sorte de plan perfide à venir.
Non, il ne cédera pas, même si le Saint Esprit en personne venait le lécher de ses pêchers.

Le grand fracas qui suivit la réplique de la fille - qui se voulait drôle mais qui n’arracha qu’une grimace de mépris au visage de Gabriel – lui fit savoir que Lilian eut raison de l’autre fou et que désormais, tous les deux gisaient à Terre.
Le silence qui suivit, presque religieux, ne fit qu’accentuer les traits barbares de cette main tendue comme le fil d’un destin quelconque entre les doigts des Moires. Cette vision l’horripilait tellement qu’il n’eut pas la présence d’esprit d’énoncer un argument pourtant évident : son bras droit s’était prit une balle.
Son dos comme une gigantesque gorge de sangsue, semblait coller au sol et absorber le sang qui se faufilait entre ses côtes, descendant par un petit ruisseau qui lui chatouillait les muscles ecchymosés.

La scène resta figée, et puisque tous les acteurs se trouvaient dans l’ombre, à l’écart des lumières et des danseuses qui continuaient leur singulier déhanchement laissant leurs yeux curieux se glisser quelque fois sur la confrontation ; et puisque Lilian avait mit K.O. l’agresseur, que la main tendue demeura silencieuse, comme attendant une réaction lente de la part d’un blessé ; et puisque le blessait ne râlait pas et ne prétendait pas souffrir, le petit bar reprit ses habitudes. Semblable au talent du lézard, les hommes et les femmes avaient oublié aussi tôt cet événement qui ne faisait plus de bruit et qui, de toute manière, était un classique des nuits de cette ville.

La main semblait se crisper et l’écorce de gentillesse tremblait en lambeaux pour laisser place à l’indignation et la perfidie. Haha ! Personne ne trompe jamais Gabriel Stormane. Empoisonnée ! Voilà ce qu’elle était, cette main, orné de doits pareil à des cornes de diable, les griffes prêtes à transpercer les paumes de l’archange. Mais il ne sera pas un crucifié, ni un mendiant de la charité sentimentale.
- « Je n’ai pas de bras valide. » Fit-il, en guise d’explication.
Comme un conclusion trop simpliste après un débat de mille pages, l’excuse fut prononcé. Il n’était, après tout, pas un grand poète pour inventer des allégories de la paranoïa et expliquer en une phrase son incapacité mentale à accepter de l’aide.

Il roula sur le côté, arrachant un gémissement à sa gorge, puis rampa au mur pour se mettre à genoux, devant lui-même, et se mettre enfin debout.
Il fallait quitter la scène avec fierté. Il n’était pas dans un entretien privé où coup bas et sanglots de peurs étaient autorisées. Il fallait jouer la comédie et pénétrer le personnage. Bien qu’aucun spectateur ne le regarda, lui et son éloquence inutile :
- « La prochaine fois jeune fille, regardez à qui vous donnez un coup de main, car vous risquez de rester sans main. »

Il ricana, comme il se doit. On ne pouvait se passer de ce rire mesquin.

Puis il se tourna vers Tayvor qui semblait vouloir faire partie du décor. Au fut et à mesure qu’il se traîna vers lui, Gabriel reçu les informations qu’il désira dans un bégayement affolé. A croire que la vue des chiens lépreux et pleins de sang effrayent plus les petites dames que les dents saillantes d’un loup.
- « Ah ! Fallais le dire tout de suite, ça m’aurait évité un bras en dentelle. » Ironisa le démon.
Il ricana, toujours seul dans son rôle, puis se tourna enfin vers la fille. Maintenant debout, il pouvait accepter de l’aide. Non, il allait même la forcer à le conduire chez lui car il n’avait confiance ni en Lilian, ni en son corps qui se vidait lentement de sang.
- « Une balade en voiture ça vous dit ? » Fit-il en jetant les clés de la voiture vers celle qui semblait s’appeler Smoke.
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MessageSujet: Re: I don't think so [PV : Gabriel]   Dim 16 Nov - 12:32

Sur toute cette foutue terre il y avait les bons, les méchants ? Peut être bien oui, mais on disait aux petits enfants, la nuit tombée que les méchants ne s'attaqueraient pas à eux. Foutaises oui, mensonges d'une autre époque. Car l'obscurité appartenait aux monstres, de ceux qui se cachent la journée tellement ils sont hideux. Tellement que même l'horreur du monde les rejette et que l'enfer se joue d'eux. Le père de Smoke lui avait dit, sans jamais lui cacher qu'à chaque moment de la nuit elle risquait de mourir, tout les deux ils y passeraient d'une manière ou d'une autre. Elle se fichait de mourir, mais pas comme ça. Pas aux griffes de démons putrides et immondes.

Et voilà qu'elle allait conduire l'un d'eux, qu'elle allait l'emmener se balader dans les rues froides et sombres de Chicago. C'était, pathétique et puis franchement ce démon avait un humour de merde, il fallait le dire. Même le plus stupide des clowns n'aurait pas esquissé un sourire, mais si lui ça le faisait rire c'était déjà ça. Elle soupira encore une fois, il allait lui apporter beaucoup de boulot et beaucoup de fatigue celui là, elle le sentait bien. Plus que les habituels pecnaux qu'on puisse rencontrer dans n'importe quelle rue de n'importe quelle nuit, de n'importe quelle saison...

Elle rattrapa d'une main unique les clés et s'approchant de lui, évitant du regard l'autre idiot qui ne ressemblait fichtrement à rien avec cette tête d'ahurie. On aurait dit qu'on venait de lui montrer l'utilisation d'une lunette de toilette révolue depuis longtemps et qu'il n'avait pas pipé mot. Elle se tourna vers Gabriel, le démon pathétique, il aurait pu être beau si la folie n'avait pas déformé ses traits. Il avait sûrement eu une pointe de charisme, d'antan, comme sur cette photo, où il était bien plus jeune.


"Alors je vous conduis ou ?"

Sa voix était remplie d'un sarcasme rare, de ceux qu'elle gardait pour les grandes occasions, quand tout s'effondrait et qu'au lieu de hurler en agitant les bras comme une déchainée, elle lançait une phrase cynique. Et là on la regardait, comme si elle était de ces monstres cachés sous les lits le soir. Ils n'avaient pas vu Gabriel apparemment. Elle soutint son regard, le regardant cet homme qui n'en était pas vraiment un, on aurait dit qu'il ne lui restait que ces vulgaires blagues et ses yeux, pour pleurer. Il tentait d'avoir une fierté, un minimum d'amour propre, mais en fait...Il n'y avait plus rien, rien que le néant et cette folie. Roksana priait pour ne jamais être comme ça, elle n'avait pas pitié de cet individu devant elle. N'avait pas non plus envie de l'aider. Elle se disait juste qu'il s'était gâché tout seul...S'était auto détruit.

Et il ne restait que des morceaux de Gabriel Stormane.
Repoussant sans cesse les limites à proprement parler, allant là ou aucun homme n'était jamais allé.


Le néant s'était vu rempli quand les morceaux du pathétique démon avaient décidé de lui rendre visite.
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